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Poésie

Posts Tagged ‘simplement’

Confidentiel (Jean-Jacques Goldman)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2019




Confidentiel

Je voulais simplement te dire
Que ton visage et ton sourire
Resteront près de moi, sur mon chemin

Te dire que c’était pour de vrai
Tout c’qu’on s’est dit, tout c’qu’on a fait
Qu’c’était pas pour de faux, que c’était bien

Faut surtout jamais regretter
Même si ça fait mal, c’est gagné
Tous ces moments, tous ces mêmes matins

J’vais pas te dire qu’faut pas pleurer
Y’a vraiment pas d’quoi s’en priver
Et tout c’qu’on n’a pas loupé, le valait bien

Peut-être on se retrouvera
Peut-être que peut-être pas
Mais sache qu’ici bas, je suis là

Ca restera comme une lumière
Qui m’tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s’éteint pas

(Jean-Jacques Goldman)

 

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Tout simplement belle (Tawara Machi)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2019



Pour parler de crépuscule il est encore trop tôt
dans ce parc où la démarche
d’une femme enceinte est tout simplement belle

(Tawara Machi)

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Les myosotis (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2019



 

Les myosotis ne m’oubliez pas poésie de mon âme
mais qui sait dire simplement je t’aime

(Guy Lévis Mano)

 

 

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Dans ma bouche (Yànnis Stiggas)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2019



    Dans ma bouche
l’autre lueur est urgente
elle qui s’espionne
— voilà en gros comment se perdent les plus beaux poèmes
et le sommeil tout en écorchures et lichens

Quelle toundra le sommeil
quelle toundra l’amour
advenant par distillations successives

Pour commencer en tous cas c’est toi
le reste c’est
une chimie tragique

Je vais te le dire le plus simplement que je peux :
J e suis au milieu du pont
et je t’attends
je t’attends tout le temps

(Yànnis Stiggas)

 

Recueil: Vagabondages du sang
Traduction: Michel Volkovitch
Editions: Des Vanneaux

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DEUX VERBES EN CREUX (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2019




    
DEUX VERBES EN CREUX

J’écoute je me tais
Je me tais pour écouter,
(pour mieux écouter),
Je me tais parce que j’écoute
Si je ne me tais pas je n’écoute plus

(Taisez-vous !
Taisez-vous et écoutez !
Écoutez-le se taire
II se tait il se taira!
vous l’écouterez.)

Si j’étais celui qui écoute
seulement pour écouter
si j’étais celui qui se tait
simplement pour se taire
vous ne cesseriez d’écouter
vous auriez peur que je me taise

Mais je ne me tais pas non je ne me tais
pas encore. Je ne pourrai jamais
me taire. Je ne cesse pas d’écouter.

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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Simplement là (Christian Viguié)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2019



Simplement là
pour faire contrepoids
entre une naissance et une mort
quêter le souffle qui déséquilibre

Travail du lierre
qui arrache les pierres
du soleil.

(Christian Viguié)


Illustration

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Tout comme l’espace s’habitue à l’espace (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2019



Tout comme l’espace s’habitue à l’espace,
je me suis habitué à être quelque chose.

Quand je disparaîtrai,
il y aura simplement une habitude de moins.

***

Así como el espacio se acostumbra al espacio,
yo me he acostumbrado a ser algo.

Cuando desaparezca,
habrá sencillamente una costumbre menos.

****

As space gets used to space,
I got used to being something.

When I’ll disappear,
There will just be one habit less.

(Roberto Juarroz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Éros (Edith Södergran)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2019



Illustration
    
Éros, toi le plus cruel des dieux :
je ne fuis pas, je n’attends pas,
je souffre simplement comme une bête.

(Edith Södergran)

 

Recueil: Le pays qui n’est pas, et Poèmes
Traduction: Carl-Gustaf Bjurström et Lucie Albertini
Editions: De la Différence

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Printemps des lisières (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019



Illustration: Jean-louis Jabalé   
    
Printemps des lisières,
Les bourgeons du soleil

Percent la coque
De nos insomnies,
Font voler en éclat

Nous arrachent
Au socle pétrifié de l’hiver,

Creusent nos vases mortes
De sillons de lumière,

La dure écorce de nos peurs,
Nous invitent à être là simplement
Dans la joie ample de marcher,

Libèrent en nous
Mille chants d’oiseaux.

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Levain de ma joie
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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Desiderata (Max Ehrmann)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2019




    
Desiderata

Reste calme au milieu du bruit et de l’impatience
et souviens-toi de la paix qui découle du silence.

Autant que tu le peux, mais sans te renier,
sois en bons termes avec tout le monde.
Dis ce que tu penses, clairement, simplement;
et écoute les autres,
même les sots et les ignorants;
eux aussi ont quelque chose à dire.

Evite les gens grossiers et violents;
ils ne sont que tourments pour l’esprit.

Si tu te compares aux autres,
tu risques de devenir vaniteux ou amer,
il y aura toujours quelqu’un de plus grand ou de plus petit que toi.
Sois fier de ce que tu as fait et de ce que tu veux faire.
Aime ton métier, même s’il est humble;
c’est un bien précieux en notre époque trouble.

Sois prudent dans tes affaires,
car on pourrait te jouer de vilains tours.
Mais que ceci ne te rende pas aveugle à ce qu’il y a de beau;
bien des gens luttent pour un idéal et,
partout sur la Terre, on fait preuve de courage.

Sois toi-même, surtout dans tes affections.
Fuis par-dessus tout le cynisme en amour,
car il persiste même après avoir desséché ton cœur et désenchanté ton âme.

Permets-toi de t’enrichir de l’expérience des ans,
te défaisant progressivement de tes puérilités.
Affermis-toi pour faire face aux malheurs de la vie.
Mais ne te détruis pas par une imagination maladive;
bien des peurs prennent naissance dans la fatigue et la solitude.

Malgré la saine discipline qui s’impose,
sois bon envers toi-même.
Tu es un enfant de l’univers,
tout comme les arbres et les étoiles:
tu as le droit d’être ici.
Et même si cela n’est pas clair en toi,
sois assuré que tout se passe dans l’univers selon ses règles propres.

Par conséquent, sois en paix avec ton Dieu,
quelle que soit en toi son image.
Et par-delà tes peines et tes aspirations,
au milieu de la confusion de la vie,
sois en paix avec ton âme.

Dis-toi qu’en dépit de ses faussetés, de ses ingratitudes, de ses rêves brisés,
le monde est tout de même merveilleux.
Répands la bonne humeur. Et tâche d’être heureux.

***

Desiderata

Go placidly amid the noise and haste,
and remember what peace there may be in silence.
As far as possible without surrender
be on good terms with all persons.
Speak your truth quietly and clearly;
and listen to others,
even the dull and the ignorant;
they too have their story.

Avoid loud and aggressive persons,
they are vexations to the spirit.
If you compare yourself with others,
you may become vain and bitter;
for always there will be greater and lesser persons than yourself.
Enjoy your achievements as well as your plans.

Keep interested in your own career, however humble;
it is a real possession in the changing fortunes of time.
Exercise caution in your business affairs;
for the world is full of trickery.
But let this not blind you to what virtue there is;
many persons strive for high ideals;
and everywhere life is full of heroism.

Be yourself.
Especially, do not feign affection.
Neither be cynical about love;
for in the face of all aridity and disenchantment
it is as perennial as the grass.

Take kindly the counsel of the years,
gracefully surrendering the things of youth.
Nurture strength of spirit to shield you in sudden misfortune.
But do not distress yourself with dark imaginings.
Many fears are born of fatigue and loneliness.
Beyond a wholesome discipline,
be gentle with yourself.

You are a child of the universe,
no less than the trees and the stars;
you have a right to be here.
And whether or not it is clear to you,
no doubt the universe is unfolding as it should.

Therefore be at peace with God,
whatever you conceive Him to be,
and whatever your labors and aspirations,
in the noisy confusion of life keep peace with your soul.

With all its sham, drudgery, and broken dreams,
it is still a beautiful world.
Be cheerful.
Strive to be happy.

(Max Ehrmann)

 

Recueil: Desiderata of Happiness
Traduction: Hubert Claes
Editions:

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