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Poésie

Posts Tagged ‘s’introduire’

Tracer une circonférence (Roberto Juarroz)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2019




    
Tracer une circonférence
s’y introduire.

De là il est peut-être possible
de voir toutes les choses
la même distance.

***

Trazar una circunferencia
e introducirse en ella.

Tal vez se pueda desde allí
ver todas las cosas
a la misma distancia.

(Roberto Juarroz)

 

Recueil: Quatorzième poésie verticale
Traduction: Sivia Baron Supervielle
Editions: José Corti

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Fumée sans feu (Gérard Macé)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2018




    
Fumée sans feu du rêve.
Son souvenir, un brouillard qui se lève.

Le langage est un cheval de Troie :
une ruse pour s’introduire dans le réel,
avec des phrases qui sonnent le creux.

(Gérard Macé)

 

Recueil: Filles de la mémoire
Traduction:
Editions: Gallimard

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DONNE-MOI, DONNE-MOI UN BAISER (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018




    
DONNE-MOI, DONNE-MOI UN BAISER

C’est le dernier ! Baise-moi, je t’en prie.
Dans tes bras blancs, étreins-moi, serre-moi.
Donne un baiser ! Donne, je t’en supplie.
Car ton amour est le prix de ma vie.
Et dès demain, je ne serai plus là.

Je suis parti. Je suis parti sans elle.
Plus de baisers. Elle n’est nulle part.
Je sens, hélas, qu’elle m’est infidèle.
Pour qui sont-ils, les baisers de ma belle ?
Qui les acquiert, par des fleurs, un regard?

La nuit, le jour, je vis dans la souffrance.
Qui flattez-vous, baisers voluptueux
Qu’offre à présent la femme à qui je pense
Et qui, par là, bafoue mon espérance ?
Je suis loin d’elle et combien malheureux!

Voici venu le bonheur sans mélange !
Je peux rentrer ! d’un seul bond ! d’un seul saut !
Je hais le train et sa lenteur étrange.
Ô juste ciel, reverrai-je mon ange?
Pourquoi, Soleil, déclines-tu si tôt?

Merci, mon Dieu, j’entre dans ma demeure.
Aucun bruit. Rien. Mon сoeuг cogne et me dit,
Près d’éclater : «T’attend-elle à cette heure? »
L’horloge dort. Suis-je seul? Est-ce un leurre ?
Une poussière en mon oeil s’introduit.

J’ai sur la bouche une main qui se gèle.
Des pleurs secouent tout mon corps éperdu.
Je la croyais déloyale, infidèle.
Mais elle aimait… et mon coeur se morcelle.
Le sien est mort d’avoir trop attendu.

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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Ver luisant (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2016



Ver luisant tu luis à minuit,
Tu t’allumes sous les étoiles
Et, quand tout dort, tu t’introduis
Dans la lune et ronge sa moelle.

La lune, nid des vers luisants,
Dans le ciel continue sa route.
Elle sème sur les enfants,
Sur tous les beaux enfants dormant,
Rêve sur rêve, goutte à goutte.

(Robert Desnos)

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Ô ami, ton souffle est si proche (Paroles Soufies)

Posted by arbrealettres sur 10 mai 2016



 

Ô ami, ton souffle est si proche
Que je crois qu’en mon âme c’est toi qui respires,
Mais lorsque je veux me tourner vers toi
Mon ombre me devance, une voix douce
s’introduit et susurre :
Tout ce que tu verras dans ce miroir de lumière
N’est autre que toi-même.
Efface toutes tes traces
si tu veux devenir toi-même le miroir de l’Ami.

Tous les regards en un seul
Tout mon être en un soupir
J’ai fait de la nuit noire mon linceul
Et de l’aube qui point un sourire.

(Paroles Soufies)

 

 

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