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Poésie

Posts Tagged ‘sinueux’

Le bois les cordes (Hélène Dorion)

Posted by arbrealettres sur 17 mars 2018




    
Le bois
les cordes
les clés
de métal
— la forme sinueuse
de l’instrument posé entre ses jambes
la Harpiste sème des sons, secoue la tête :

ainsi le corps, croit-elle
embrasse les notes, ainsi l’âme s’allonge
et respire sur les portées, compte le temps
puis son visage pâlit
ses mains blanches, sa peau fine
plus fine encore.

(Hélène Dorion)

 

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De la rencontre aléatoire (Yves Mabin Chennevière)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2018



    

— De la rencontre aléatoire
des yeux et des corps,
des mouvements et des mots,
des heures et des sons,
dépend la découverte imprévue
des énigmes que le réel abrite,

S’imposent le refus des contraires évidents,
l’interruption brutale des mélodies sinueuses,
l’admiration des images blessantes,
la recherche cruelle de la douceur cachée,

Naît le privilège offert au coeur lacéré,
de l’adoration muette,
à l’âme de savoir
qu’elle n’est peut-être rien ;

(Yves Mabin Chennevière)

 

Recueil: Variations du sensible
Traduction:
Editions: De la Différence

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Calobra (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 18 août 2017



Illustration: Amedeo Bocchi  
    
Calobra

voici la nuit lente, rampant
Vers l’opale de la colline…
Et, sinueux comme un serpent,
Ton charme pervers me fascine.

Au fond de tes yeux ardoisés
Errent des éclairs et des ombres.
Oh ! le venin de tes baisers !
Le péril de tes regards sombres !

Jamais ta ruse ne s’endort
Sous ton illusoire paresse.
Un goût de menace et de mort
Corrompt ta subtile caresse.

Voici la nuit souple, rampant
Vers l’opale de la colline…
Et, sinueux comme un serpent,
Ton charme étrange me fascine.

(Renée Vivien)

 

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Moritura (Remy de Gourmont)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2015



Moritura

Dans la terre torride une plante exotique,
Penchante, résignée : éclos hors de saison,
Deux boutons fléchissaient, l’air grave et mystique ;
La sève n’était plus pour elle qu’un poison.

Et je sentais pourtant de la fleur accablée
S’évaporer l’effluve âcre d’un parfum lourd,
Mes artères battaient, ma poitrine troublée
Haletait, mon regard se voilait, j’étais sourd.

Dans la chambre, autre fleur, une femme très pâle,
Les mains lasses, la tête appuyée aux coussins.
Elle s’abandonnait ; un insensible râle
Soulevait tristement la langueur de ses seins.

Mais ses cheveux tombant en innombrables boucles
Ondulaient sinueux comme un large flot noir
Et ses grands yeux brillaient du feu des escarboucles
Comme un double fanal dans la brume du soir.

Les cheveux m’envoyaient des odeurs énervantes,
Pareilles à l’éther qu’aspire un patient,
Je perdais peu à peu de mes forces vivantes
Et les yeux transperçaient mon cœur inconscient.

(Remy de Gourmont)

Illustration: Max Szoc Leuven

 

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Céphise (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2015



Céphise

Céphise, fier torrent, j’ai l’âme encore heureuse
Du jour que j’ai revu tes bords pleins de clarté ;
Tu gardes dans ton lit la grâce sinueuse
De ton onde tarie aux rayons de l’été.

(Jean Moréas)

Illustration

 

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C’est toi que je préfère, ô ma paisible amante (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2015




Ah non ! je n’aime pas les plaisirs agités,
La folle frénésie et les sens exaltés
Et les gémissements de la jeune bacchante
Quand son corps sinueux qui sur le mien serpente,
Et ses baisers cruels, ses caresses sans frein
Pressent sur mon désir pour en hâter la fin.

C’est toi que je préfère, ô ma paisible amante,
Que tu me rends heureux et que tu me tourmentes
Quand ma prière enfin ayant raison de toi,
Tendre mais sans ardeur tu te donnes à moi,
Quand tu n’écoutes rien et ne réponds qu’à peine,
Froide dans ta pudeur, au transport qui m’entraîne,
T’animant toutefois un peu plus chaque instant,
Partageant pour finir, malgré toi, mon élan.

(Alexandre Pouchkine)

Illustration: Pascal Renoux

 

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Il est une caverne (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2015




Dans un bois de Carie, bien-aimé des chasseurs, il est une caverne.
Des pins élégants s’y inclinent, laissant choir l’ombre de leur ramure.
L’entrée en est celée par les flots capricieux, librement sinueux
du lierre, amant des rochers, des crevasses. Un espiègle ruisseau,
inondant le fond de la grotte, de pierre en pierre jette les arceaux
sonores de son cours. Il s’est façonné là un lit profond et, serpentant,
il s’éloigne dans les halliers touffus qu’il égaie de murmures.

(Alexandre Pouchkine)

 

 

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Au fond de l’étang rose (Robert Guiette)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2015



Au fond de l’étang rose
l’écriture d’un rampement
un fil sinueux sournoisement descend
prêt à tirer l’oracle

(Robert Guiette)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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