Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘s’observer’

Il y a dans le fond quelque chose qui beugle (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2017




Il y a dans le fond quelque chose qui beugle

Que chacun s’observe ou que chacun s’ignore
que chacun se regarde ou que chacun s’aveugle
que chacun se refuse ou que chacun se subodore
il y a dans le fond quelque chose qui beugle

Que l’homme s’envole ou que la femme s’enceinte
que l’enfant pleurniche ou que le vieillard s’aveugle
que le curé fornique ou que la bonne soeur se croie sainte
il y a dans le fond quelque chose qui beugle

(Raymond Queneau)

 

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A partir d’un certain âge (Nathalie Quintane)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2016



 

A partir d’un certain âge,
on s’observe moins
au dos des grandes cuillères.

(Nathalie Quintane)

 

 

Posted in méditations | Tagué: , , , , | 1 Comment »

Depuis quelques jours (Guillaume Siaudeau)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2016



Depuis quelques jours
un moineau
vient se poser
plusieurs fois par jour
sur la fenêtre de la cuisine
Nous nous observons puis
l’un de nous deux se barre
vaquer à ses occupations
et pour le moment
nul ne peut dire
lequel a le plus
besoin de l’autre

(Guillaume Siaudeau)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

POESIE DE L’IMPOSTURE (Georges Henein)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2015



Brendan Monroe  _Holes1_1

POESIE DE L’IMPOSTURE

« Gardez la monnaie »
dit l’un qui sondait les murs
à l’autre qui prétendait se mettre en marche
et tous deux semblaient soucieux

« Gardez la monnaie »
dit la poussière à l’or
et tout le monde dans la rue se retourna
comme s’il était arrivé quelque chose d’irrémédiable

« Gardez la monnaie »
dit la patrouille en rentrant
car il était tard
il y avait eu beaucoup de morts
et c’était le mot de passe

il faudrait mutiler les corolles qui s’ouvrent
fixer à pleine face
le bégaiement de la misère interrompue
il faudrait…

et cela me rappelle un nom d’emprunt
valable pour toute une vie
et ce brouillard tiré par un bateau d’esclaves

et le sentiment que seule la chute est possible
et qu’en elle
pour la première fois
les amants s’observent sans frémir.

(Georges Henein)

Illustration: Brendan Monroe

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :