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Poésie

Posts Tagged ‘société’

Il est une solitude (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2018



Il est une solitude de l’espace
Une solitude de la mer
Une solitude de la Mort, mais elles
Sont société
Comparées à ce site plus profond
Cette polaire intimité
D’une âme qui se visite —

***

There is a solitude of space
A solitude of sea
A solitude of Death, but these
Society shall be
Compared with that profounder site
That polar privacy
A soul admitted to itself —

(Emily Dickinson)


Illustration: Gilbert Garcin

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Parlant du camp (Etty Hillesum)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2018




    
(Parlant du camp)
Et c’est à vous couper le souffle – on y retrouve toutes les facettes, les classes, les « ismes »,
les oppositions et les chapelles qui divisent la société.(…).

Ils se retrouvent désormais dans un espace vide, seulement délimité par le ciel et la terre
et qu’il leur faudra meubler de leurs propres ressources intérieures.(…).

La solide armure que leur avait forgée position sociale, notoriété et fortune est tombée en pièces,
leur laissant pour tout vêtement la mince chemise de leur humanité

(Etty Hillesum)

 

 

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La recherche du bonheur de tous (Alexandra David-Néel)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2016



solidarite

La recherche du bonheur de tous
par le bonheur de chacun, la solidarité,
sont les bases qui indiqueraient
une société d’hommes conscients.

Nous ne sommes que des barbares.

(Alexandra David-Néel)

 

 

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Je suis le partenaire du lanceur de couteaux! (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2016



Écoutez les remords mécaniques de la société,
la voix du grand ventilateur
comme une brise artificielle dans les galeries de la mine
six cents mètres plus bas.

Nos yeux sont grands ouverts sous le bandage.

Si j’arrivais au moins à leur faire sentir
que ces vibrations, là, sous nos pieds,
veulent dire que nous sommes sur un pont…

Je dois souvent rester tout à fait immobile.
Je suis le partenaire du lanceur de couteaux!

Les questions que j’ai jetées au loin avec rage
me reviennent en sifflant,
elles ne m’atteignent pas, mais elles clouent ma silhouette
à grands traits,
et restent là quand je m’en suis allé.

(Tomas Tranströmer)

Illustration

 

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