Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘soleil’

Les rais de soleil soupirent (Sueko Fuji’i)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2017



petasite [1280x768]

Les rais de soleil
soupirent
entre les tiges de pétasite

(Sueko Fuji’i)

Illustration

 

Publicités

Posted in poésie, haïku | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017



 

Vous êtes dans le vrai, canotiers, calicots !
Pour voir des boutons d’or et des coquelicots,
Vous partez, le dimanche, et remplissez les gares
De femmes, de chansons, de joie et de cigares,
Et, pour être charmants et faire votre cour,
Vous savez imiter les cris de basse-cour.
Vous avez la gaîté peinte sur la figure.
Pour vous, le soir qui vient, c’est la tonnelle obscure
Où, bruyants et grivois, vous prenez le repas ;
Et le soleil couchant ne vous attriste pas.

(François Coppée)


Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ma tête est un écrou (Pierre Della Faille)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




    
Ma tête est un écrou, ma main une clé anglaise.
Elsa vient d’accoucher d’un transistor.

Son cerveau est un écran, son œil un commutateur.
Elle m’offre au dîner un steak de mazout surgelé.
Où sont nos piscines d’antan ?

Le soleil nous est vendu
dans un suaire en cellophane

(Pierre Della Faille)

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Sirmione (Pierre Della Faille)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




    
Sirmione

Il faisait un soleil du tonnerre
– et je pensais croiser Catulle avec des filles.

Je n’ai trouvé personne,
hors mon ombre courte dans les ruines.

Alors, je suis descendu contre le lac, pour y faire mon poème,
et j’ai jeté dans l’eau des pierres qui ont fait des ronds.

Mais je ne sais pas s’ils ont atteint, ces ronds,
le pied de la montagne, en face.

Alleluia.
Quand même.

(Pierre Della Faille)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’espoir (Pierre Gabriel)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
L’espoir

Je ne dis pas : Il est trop tard,
Nous avons laissé se mourir la terre,
Elle ne portera plus
Les fruits de la lumière
Et ses graines de vie.
Je dis : Le ciel demeure
Ouvert au soleil, aux étoiles,
Tous les arbres n’ont pas péri,
Les feux brûlent aussi de joie.

Je ne dis pas : Il fait si noir
Que les hommes ne peuvent plus voir
Le visage de ceux qu’ils aiment,
Ils ont oublié le silence
Mais ne savent plus se parler.
Je dis : Chaque aube tient promesse,
Elle te rend ce que la nuit
Avait effacé pour toujours,
Les fleurs, l’espoir, le goût du vent
Sur les plages bleues du matin.

Je ne dis pas : Les sources sont taries.
Je dis que rien jamais n’est perdu,
C’est à toi de creuser plus profond
Pour que l’eau pure à nouveau jaillisse.

(Pierre Gabriel)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La graine (Hannah Senesh)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




    
La graine

Semez la graine le grain doré prodiguera ses racines
non pas sur le rocher et la route pavée
récoltez-le mûr dans la poussière brune
protégez-le de la chaleur ou du givre
le grain vit à l’intérieur de sa coque.

Quel infini secret ! la graine minuscule
enfouie sous la poussière n’attend qu’un signe
celui du printemps d’un rayon de lumière du soleil du jour.

(Hannah Senesh)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le silence (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Le silence

Je n’écouterai plus la chanson des ramiers,
Le bleu roucoulement lentement qui palpite
De leurs couples errants parmi les alisiers;
Je n’écouterai plus la feuille qui crépite,

Eclate hors du bourgeon et s’ouvre en la clarté
D’une aurore d’Avril. Ce que je vois se fane
Et le silence étend sa morne aridité
Dans mon bois intérieur que la bise décharne.

Le paysage est dur, fait de bronze et d’acier
Où le soleil répand des lueurs funéraires
Près des étangs mangés de rougeâtres ulcères.

Le jour souillé vacille aux bords où je m’assieds,
Et tombe ivre d’erreur, de doute et de blasphème:
Tout meurt immensément au dedans de moi-même.

(Marie Dauguet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Calvaire lorrain (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



Illustration
    
Calvaire lorrain

Ce calvaire très vieux, fait de pierres informes,
Comme un fruste dolmen, dresse au soleil levant
Sa silhouette grise entre des branches d’ormes
Dans la solitude et le vent.

L’escalier de granit étend sa masse énorme
A travers l’herbe sèche; au faîte, se rivant
A deux blocs écornés, la croix mêle sa forme
Aux branches qu’agite le vent.

Rien à l’entour que le lointain bleu qui poudroie,
Rien au-dessus, peut-être un vol d’oiseau de proie:
Tout est si loin du monde ici, tout est si vieux!

Pourtant on y respire un souffle qui caresse,
Un soupir inconnu dont la douceur oppresse;
Ici dort l’esprit des aïeux.

(Marie Dauguet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le merveilleux absent (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




   
Le merveilleux absent

Le soleil a noyé le fleuve de son sang;
Près d’une eau violette
J’attendrai l’éternel et merveilleux absent
Dont le couchant dessine au loin la silhouette.

Et tout est immobile et d’un fixité…!
Les nombres et les êtres
Et l’espace et le temps ont cessé d’exister;
Seul un merle gazouille aux branchages d’un hêtre.

Pressant contre mon coeur la palme avec l’anneau,
Tulipe sur sa tige,
Je viendrai sur la rive en somptueux manteau;
Le soleil dans mon coeur lugubrement se fige.

Les prés sont de sardoine et le ciel est d’onyx.
Qu’il est cruel de tendre
Au merveilleux absent, sous les noirs tamaryx
Le geste de mes bras que la mort vient surprendre.

(Marie Dauguet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les sanglots d’or (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2017




    
Les sanglots d’or

Quel chagrin somptueux, cris rouges, sanglots d’or,
Flamboyante harmonie où le regard se blesse!
Le tragique soleil en de brûlant accords
Sur la lande déserte étale sa détresse.

Et voici que, tenant ses lévriers en laisse,
Se profile soudain parmi les beaux retors,
Plus svelte que n’était l’antique chasseresse
Et n’ayant pour péplos qu’un linceul noir, la Mort!

Mais pourquoi ces cris fous, ces plaintes fastueuses?
Les soleils ont-ils comme les hommes un coeur,
Un coeur qu’on peut trahir, des maîtresses menteuses,

Etoiles s’éclipsant dont la fausse lueur
Se glace en s’éloignant, puis un soir brumeux cesse
De s’unir à la leur? Est-ce qu’on les délaisse

Les soleils, pour qu’ils aient de tels cris de douleur!

(Marie Dauguet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :