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Posts Tagged ‘soleil’

Le Soleil est la forme (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017



    
Le Soleil est la forme de son amour,
l’homme emporte dans ses yeux la forme de cet amour,
à la fin de sa vie, l’homme sera le spectre de cet amour.

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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Le poème du Soleil (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017



    

Le poème du Soleil,
a commencé il y a longtemps

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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Le Soleil (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017




    
Le Soleil, un oeil.
un oeil vif, une conscience.
Sinon pensant, un oeil de feu.
Personne ne s’est risqué à l’appeler

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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Aucun artiste (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017



    

Aucun artiste ne peut remplir
de couleur ce mur blanc
comme le maître Soleil
à trois heures de l’après-midi

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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LAC OHRID (Homero Aridjis)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017



Illustration

    

LAC OHRID

Vinrent les barbares au nombril du monde,
quoique le monde ait plusieurs nombrils.

Ils prirent possession des eaux plissées
et érigèrent en prophétie ce qu’ils désiraient entendre d’eux-mêmes.

Ils tracèrent des frontières sur l’eau, comme si l’eau
pouvait être divisée. Le lac resta insaisissable.

Le Soleil comme un oeil ivre dansa sur les ondes
devant les barbares et le nombril de leur monde.

Il y eut alors une blancheur plus blanche que le blanc.
Et tous les arbres de la rive regardèrent cette lumière.

(Homero Aridjis)

 

Recueil: Les poèmes solaires
Traduction: Ivan Alechine
Editions: Mercure de France

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VIEILLESSE (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017



    

VIEILLESSE

Les douceurs, les rencontres
ne s’offrent plus à emporter (take away)

où serait-ce ? et pour quel petit temps ?

Mais, pour qui a souvent parcouru des espaces impitoyables,
plus belles les noces,
soleil, amitié, vignes,
à consommer sur place.

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Avec la mort, Quartier d’orange entre les dents
Editions: Obsidiane

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Dépouille-toi sur la prairie de ton lourd chagrin de drap gris (Christiane Barrillon)

Posted by arbrealettres sur 28 mai 2017



Dépouille-toi sur la prairie
de ton lourd chagrin
de drap gris :
Avril est là si clair qui brille
en fil d’aurore, en fil d’espoir,
ma fille!

Fougueux, piaffant à ton chevet,
l’alezan du jour
s’est levé,
bouscule, mord ta nonchalance,
ardent comme un soleil
s’élance !

Par la voltige et le lasso
la vie est un ciel
à prendre d’assaut :
étrille ton cheval fidèle
et remonte d’un saut
en selle !

Sur le chemin, crinière au vent,
le bonheur souvent
nous trotte devant,
fragile, farouche et rebelle
et il faut l’attraper vivant,
ma belle

(Christiane Barrillon)

Illustration: Andrew Wyeth

 

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DEMAIN LES HERBES ROUGES (Jean-Paul Filion)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2017



Caroline Besse x247

DEMAIN LES HERBES ROUGES

J’ai le mal d’homme comme on traîne une blessure
J’ai le mal de ciel et celui d’enfer
Mais l’espace a créé sa forge d’étoiles
Qui viendra souffler sur mon épouvante
Demain les herbes rouges

Il a venté sur ma joie en poussière
Et j’attends de l’univers un nouveau dialogue
J’ai l’amour en cascade le bon Dieu au rancart
M’occupant à jeter un pont sur le matin
Demain les herbes rouges

J’abhorre les esprits les magies les phantasmes
Mon regard famélique n’est plus à la table des astres
Contre la moire des sources vertigineuses
Je veux mordre mon pain d’écorce et de terreau
Demain les herbes rouges

J’offre mes larmes ténébreuses à dévorer par le feu
Que le jour engouffre mes neiges et mes nuits
Mon coeur n’est plus gisant sous la cognée du soleil
Qui entre blondir le pays que j’habite
Demain les herbes rouges.

(Jean-Paul Filion)

Illustration: Caroline Besse

 

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SAGESSE (Nicole Barrière)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2017



 

SAGESSE

La facette secrète du diamant
L’impossible vérité
L’intime du souffle
L’encre figée sur le papier.
La présence du silence
A l’instant de mourir
Étrangers, de se perdre dans le tourment d’une antique parole,
J’ai rêvé l’émerveillement du soleil sur une pierre blanche
et l’eau de lune enveloppée de la nuit.
Sur le carreau du temps bourdonne une libellule,
Devenir, le silence, le repos, le passage, l’exil
l’ombre commune, le malheur commun, l’errance
la soif, l’absolu, le désert de l’âme, la source de la joie
l’amer, l’infini, le grain de sable, l’étoile
Les mots, corps célestes
Une interrogation
éternelle en deçà de la mort
Présence des visages
Avec pour exil, le même mot
Avec
pour voyage, le regard de la
même eau
Avec pour bagage, l’amour
du même feu.

(Nicole Barrière)

 

 

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Vision et prière (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2017



 

Qui es-tu , toi
Qui nais dans
La chambre à côté
Si fort près de la mienne
Que je peux entendre la matrice
S’ouvrir et l’obscur soudain courir
Au-dessus du fantôme et de l’enfant délivré
Derrière le mur aussi fin qu’un os de roitelet?
Dans la chambre natale inconnue au feu
Et au voeu du Temps l’empreinte
Du coeur de l’homme ne
Répand nul baptême
L’obscur seul
Bénit le très
Sauvage
Fils.

Je dois reposer
Comme pierre
Contre le mur en os
De roitelet, écoutant le
Gémissement de la mère cachée
Et la tête d’ombre de la douleur
Projetant le futur comme une épine
Et les sages-femmes du miracle chantent
Jusqu’à ce que le turbulent nouveau-né
Me brûle de son nom et de sa flamme
Et que le mur ailé se déchire
Sous sa couronne torride et
Rejette l’obscur d’un
Coup de reins à
La lumière
Vive.

Quand
L’os d’oiseau
Se tordra et se
Brisera et quand la
Première aube en un flot
De colère essaimera les parages
De l’éternité de l’enfant qui éblouit
Le paradis et de la mère virginale
Eclaboussée qui le porta, avec un feu
De joie dans la bouche et sut le bercer
Comme une tempête, je fuirai à perte
De souffle en terreur soudaine et
En lumière de la chambre
Décapuchonnée hurlant
En vain dans le
Chaudron
De son
Baiser.

En
La vrille
Du soleil dans
Le cyclone écumant
De son aile, oui, j’étais
Perdu, oui, moi qui crie
Contre le trône détrempé de
L’homme dans sa fureur native
De ses flots et des éclairs de l’adoration
Dos tournée contre le noir silence mêlé
Des larmes, oui, j’étais perdu, moi
Qui parviens abasourdi
Au paradis et à son
Découvreur et le haut
Midi de sa blessure
Aveugle mon
Cri.


Couché sur l’autel
De sa poitrine
Flamboyante je m’éveillerai
Au Jugement divin des fonds sans
Cage de la mer au nuage montant de
La tombe qui s’exhale à la poussière
Qui s’élève et salue chaque grain
De sa flamme. Ô spirale de
L’ascension de l’urne-
Vautour du matin de
L’homme quand
La terre
Et

La
Mer
Génésique ont
Loué le soleil lui, le
Découvreur le juste
Adam nouveau-né chanta
L’origine elle-même! Oui, les
Enfants ont des ailes! Ô l’envol vers
La blessure des anciens enfants égarés
Dans les canyons de l’oubli! La foulée
Stellaire de ceux qui furent tués
Dans les batailles! Les saints
Nés de leurs propres
Visions! La maison où
Habite le monde!
La peine souffre
Ouverte et je
Meurs.

[…]

Le voeu et le feu de la prière me brûlent
Dans une soudaine bénédiction du soleil.
Au nom des damnés, je reviendrai
Et pourrai courir vers
La terre cachée mais le
Soleil, si fort,
Baptise le
Ciel. Je
Me
Trouve.
Ô laissez-le
M’ébouillanter,
Me noyer dans sa
Blessure-au-monde. Son
Eclair est une réponse à mon cri.
Ma voix brûle dans sa main.
Désormais je suis un égaré car il m’éblouit
Aussi. Le soleil rugit à la fin de ma prière.
(Dylan Thomas)

 

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