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Poésie

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Nul ne signe l’éclair (Jean Malrieu)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2018



Illustration: Francisco de Goya 
    
Nul ne signe l’éclair.
Nul ne dit à l’ombre montante, arrête toi.
Quelque part s’organise un complot.
La destruction s’avance.
Les visages sont encore heureux.
N’explique pas, désarroi,
Ce qui pleure, ce qui a froid
Ce qui est noir est aussi l’azur.

(Jean Malrieu)

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Il advient au poète (René Char)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2018



Illustration: Gao Xingjian
    
Il advient au poète d’échouer au cours de ses recherches sur un rivage
où il n’était attendu que beaucoup plus tard, après son anéantissement.
Insensible à l’hostilité de son entourage arriéré le poète s’organise,
abat sa vigueur, morcelle le terme, agrafe les sommets des ailes.

(René Char)

 

Recueil: En trente-trois morceaux et autres poèmes
Traduction:
Editions: Gallimard

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J’accroche aux brumes des éclats une musique solitaire (Georges Jean)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



J’accroche aux brumes des éclats
Une musique solitaire

Vers un arbre dans le soleil
Où s’organise la merveille

Vers les mains grises des matins
Dans la profondeur des chemins

Pour des promenades obscures
Vers d’anciennes aventures.

(Georges Jean)

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J’accroche aux brumes des éclats une musique solitaire (Georges Jean)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2016



J’accroche aux brumes des éclats
Une musique solitaire

Vers un arbre dans le soleil
Où s’organise la merveille

Vers les mains grises des matins
Dans la profondeur des chemins

Pour des promenades obscures
Vers d’anciennes aventures.

(Georges Jean)


Illustration: Branko Bahunek

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Je me retranche encore de moi-même derrière moi-même (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2015



Je me retranche encore de moi-même derrière moi-même
et je vois dans la Mer bouillonnante des OUI qui aspirent à des formes vivantes,
Sous mon regard qui nie, un noeud de bulles s’affirme et s’organise en systèmes de mouvements coopérant en cercles.
Ainsi un corps vivant, de voiles physiques et non-physiques,
s’isole individu dans la Mer bouillonnante
où des multitudes d’autres s’organisent aussi et déclare:
« Je suis à toi ».

Car le NON voulant se parler universel,
il soulève les voiles niés-apparus, qui s’attachent à lui,
et me voici Lui-même dans la Prison vivante.
J’ai forme, ayant renié toute forme.
L’image visible de la souffrance est multitude.

(René Daumal)

Illustration: Michael Page

 

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Il faut que tu écrives au centre de l’espace (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2015



Parce que tu es
Au centre de l’espace
Quand tu écris.

Le poème s’organise
Autour d’un centre.

Parce que le poème
Exige un centre,

Il faut que tu écrives
Au centre de l’espace.

C’est ton devoir de faire
Que les deux autres coïncident.

*

Le tremblement
Qui dans le poème agite
Les mots, les blancs entre les mots,

Qui agite aussi
Tout ce que le poème
Laisse voir ou deviner,
Même l’espace qu’il ouvre,

Ce tremblement
Est peut-être dû

Au fait que les deux centres
Se poursuivent pour s’épouser,

Craignent
De réussir,

(Guillevic)

Illustration: ArbreaPhotos

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Ma vie diffuse et vaporeuse (Henry Thoreau)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2015



Ma vie diffuse et vaporeuse devient pareille
aux feuilles et aux aiguilles de givre
qui étincellent comme des joyaux sur les herbes
et les chaumes par un matin d’hiver…
Par la simplicité communément appelée pauvreté,
ma vie se concentre et s’organise, devient cosmos
de masse amorphe qu’elle était.

(Henry Thoreau)

 

 

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