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Poésie

Posts Tagged ‘soudain’

Dans la rue (Bian Shoumin)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019



Dans la rue, soudain un étal de fleurs:
Printemps où alternent pluie et beau temps
Mes doigts, soudain embaumés, n’y tiennent plus:
Ils confient à l’encre le soin de retenir le fugitif éclat

(Bian Shoumin)


Illustration: Nita Bertaudière

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UN JOUR PROCHAIN (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2019



UN JOUR PROCHAIN

Avec l’étoile qui soudain
Tombe et périt dans le chaos —
Un coeur peut-être s’est éteint
Dans l’éternel et grand repos.

La nôtre aussi, oui, tombera
Un jour prochain, à tout jamais…
Qui lors encor la cherchera ?
Personne, hélas !… Ou bien, qui sait ?

(George Bacovia)

 

 

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Une absence (Miriam Silesu)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2019



Illustration: Karen Lamonte    
    
Une absence fait résonner tout l’espace,
le vide,
par une fracture soudain que rien ne corrige,
aucune raison,
et dans laquelle
toute réalité s’engloutit.

(Miriam Silesu)

 

Recueil: Cinéraire
Traduction:
Editions: Lettres vives

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LE ROSSIGNOL (Paul de Roux)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2019




    
LE ROSSIGNOL

La parole s’est usée, les miettes sur la table
pèsent soudain comme l’atmosphère
où la fumée de cigarette s’est accumulée
on ouvre la fenêtre sur la nuit et la montagne
et glissent posément sur les toits, les arbres
les gammes nocturnes du rossignol
— avec des pauses où nous découvrons
des écluses en nous doucement ouvertes.

(Paul de Roux)

 

Recueil: Les pas
Traduction:
Editions: L’Alphée

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Aube si grise (Germain Droogenbroodt)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2019




    
Aube si grise
soudain perce l’aurore
un merle chante.

***

Zo grauw de ochtend
plots breekt de dageraad door
lied van een merel

***

So grey the morning
suddenly the morning dawns
song of a blackbird

***

Grigio mattino
improvviso nell’alba
canto di merlo

***

Mañana tan gris
súbito el amanecer
canto de mirlo

***

(Germain Droogenbroodt)

 

Recueil: Gouttes de rosée Cent haïkus
Traduction: Français Elisabeth Gerlache / Néerlandais l’original / Espagnol Rafael Carcelén / Anglais Stanley H. Barkan / Italien Silvia Pio / Japonais Taeko Uemura – Mariko Sumikura
Editions: POINT et Boeken Plan(P0ésie INTernationale)

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Nous naissons d’un tableau, D’un poème (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2019



Illustration: Josephine Wall 
    
Nous naissons d’un tableau,
D’un poème, d’un souffle,
D’un rêve étonné
Posé sur les paupières du jour.

Une parole au bord du silence
Est notre vraie nature.

Nous allons sans pourquoi
Vers le Chant qui nous possède.

Nous quittons l’apparence
Pour le secret.

Nous réalisons alors ce rien que nous sommes,
Saisis soudain sans y penser
Par le mystère et par l’Amour.

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Levain de ma joie
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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Perle d’Homme (Virginie Greiner)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2019



Illustration: Olivier Grenson
    
Perle d’Homme

Envie de douceur, désir de sueur.
Frôlement de deux corps. Deux corps en un délicieux va-et-vient
Dans une nuit enrobée de moite chaleur.
Soudain, elle jaillit, là, au creux de ton ventre de soie.
Une goutte salée perle.
A peine le temps de suivre sa course lente
Sur les courbes onduleuses de ta hanche
Que déjà elle disparaît vers des abîmes qu’elle seule connaît.

(Virginie Greiner)

 

Recueil: EN MÂLES DE NUS
Traduction:
Editions: Attakus

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Chacun reste seul (Salvatore Quasimodo)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2018



Illustration: Benoit Colsenet
    
Chacun reste seul sur le coeur de la terre
percé par un rayon de soleil
et soudain c’est le soir.

***

Ognuno eta Bolo sul cuor sella ferra
trafitto da un raggio di sole
ed è subito sera.

(Salvatore Quasimodo)

 

Recueil: Et soudain c’est le soir
Traduction: Patrick Reumaux
Editions: Librairie Elisabeth Brunet

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Combien obscurs les Hommes, les Pléiades (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2018



Combien obscurs les Hommes, les Pléiades,
Avant qu’un ciel soudain
Révèle qu’à jamais l’Un d’eux
Est soustrait à la vue —

Membres de l’Invisible, ils existent,
Sous nos yeux écarquillés,
Dans l’Immensité du Possible,
Insaisissables, comme l’Air —

Pourquoi ne pas Les avoir retenus?
Les Cieux en souriant,
Frôlent nos Têtes désappointées,
Sans une syllabe —

***

How noteless Men, and Pleiads, stand
Until a sudden sky
Reveals the fact that One is rapt
Forever from the eye —

Members of the Invisible,
Existing; while we stare,
In Leagueless Opportunity,
O’ertakeless, as the Air —

Why did’nt we detain Them?
The Heavens with a smile,
Sweep by our disappointed Heads,
Without a syllabe —

(Emily Dickinson)


Illustration: William Blake

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Un froid soudain (Buson)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2018



Un froid soudain,
Dans notre chambre, sous mon pied,
le peigne de ma femme disparue.

(Buson)


Illustration

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