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Poésie

Posts Tagged ‘souffler’

LA GUERRE LA CHANSON DE L’OURAGAN (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2018




    
LA GUERRE
LA CHANSON DE L’OURAGAN
L’empereur Kao-Ty

L’ouragan furieux, court par le ciel,
et pourchasse les nuages, qui roulent et s’enfuient.
C’est ainsi que ma puissance, a culbuté les ennemis et les a dispersés…

De tous les horizons, ils ont disparu,
maintenant, et je peux rentrer dans mon empire.

Mais où trouverai-je des braves, d’un souffle assez fort,
pour maintenir le ciel pur, autour de mes frontières ?

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon
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À LA FIN DU CONTE (Vangelis Kassos)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2018




    
À LA FIN DU CONTE

à la fin du conte
commence une route sans arbres
sans une fontaine où le voyageur puisse se désaltérer
sans une auberge
où le cavalier puisse échanger
son cheval exténué
à la fin du conte
souffle le silence comme une tempête
non pas comme une tempête
il se penche plutôt comme une mère affectueuse
et borde les voix
qui brûlent de fièvre

(Vangelis Kassos)

 

Recueil: Cent poèmes
Traduction: Ioannis Dimitriadis
Editions: http://www.ainigma.net

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Le vent d’automne (anonyme)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2018


Le vent d’automne
Qui souffle
Sur les valérianes
N’est pas visible, mais
On le reconnaît à son parfum.

(anonyme)

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AUTOMNE (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2018




    

AUTOMNE

Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
À sept ans comme il faisait bon
Après d’ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l’encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.

Ô temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d’oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

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Faisant le tour de l’île (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018



 

fleurs rivage

Faisant le tour de l’île,
Une fleur j’ai vue sur le rivage,
Même si le vent souffle,
Si la vague me menace,
Avant de l’avoir cueillie je n’aurai de cesse.

(Anonyme)

Illustration

 

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Sonnet de la hache (Claude Michel Cluny)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018



 

Sonnet de la hache

Tout est beau qui ne souffre pas d’attache
Simple loi du vent souffle du futur
nuages nus volant des linges purs
que nulle main ne tient ou ne relâche.

Sage loi, encor que le coeur ne sache
pesant recomptant sang pur impur
émule du pire — qu’on dit toujours sûr —
aimer le silence où frappe la hache.

Le temps nous retranche étrange océan
nos cris, nos morts. Les emporte le han
sourd roulé par le ressac qui rabâche.

Les mots sans voix qui les porte allant
crever en écume — le coeur s’étonnant
à tort qu’aucune main ne le détache.

(Claude Michel Cluny)


Illustration: Vladimir Kush

 

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GÂTEAU AUX PRUNES (Ewa Lipska)

Posted by arbrealettres sur 7 juillet 2018




    
GÂTEAU AUX PRUNES

J’ôte de ton visage
une miette croustillante de gâteau aux prunes.
Minuscule caractère de tendresse.

Loin de toutes pensées
je la pose sur la vieille feuille de porcelaine.
Qu’elle s’inscrive à jamais.

On ne sait quand
le courant d’air a tout soufflé.
Quelqu’un a ouvert la fenêtre. Quelqu’un a ouvert la porte.

Des années après
je me promène toujours dans les confiseries.
Je regrette que tu ne sois qu’un rêve.
Même la nuit ne peut deviner
quand nous sommes ensemble.

(Ewa Lipska)

 

Recueil: Moi ailleurs l’écharde
Traduction: Isabelle Macor-Filarska et Irena Gudaniec-Barbier
Editions: Grèges

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Sur la mort de son fils Furui (Yamanoue no Okura)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2018



 

Odilon Redon le rêve s'achève par la mort

[Sur la mort de son fils Furui)

Même si je possédais
Les sept sortes de trésors
Que les gens de ce monde
Prisent tant,
Quel usage
En ferais-je ?

De nous deux,
Mon fils Furui
Telle une perle blanche,
A l’aube radieuse
Où brille l’étoile du matin,
Sans quitter notre couche
De fine étoffe étendue,
Debout
Ou assis,
Folâtrait
Avec nous.
Quand l’étoile du soir
Ramenait la nuit :
 » Allons nous coucher  »
Disait-il en prenant ma main,
Père, mère,
Restez près de moi
Entre vous je veux dormir
Comme le brin médian de l’herbe saki.
Gentiment
Il parlait ainsi,
J’aurais voulu voir et quels maux
Et quels bonheurs lui étaient réservés
Quand un jour,
Il serait devenu un homme.
J’étais confiant et plein d’espoir
Ainsi qu’on est dans une grande barque.
Imprévu,
Un vent venu par le travers
A soufflé violemment
Sur nos têtes.
Ne sachant que faire,
Confondu,
J’ai fixé
Mes relève-manches de blanche étoffe,
Un clair miroir
J’ai pris en main.
Vers les dieux du ciel
Levant les yeux je n’ai fait qu’implorer.
Devant les dieux de la terre
Je me suis prosterné, front contre terre.
je me suis soumis à la volonté
Des dieux du ciel et de la terre;
Qu’ils m’exaucent
Ou ne m’écoutent pas.
Affolé
Je les suppliais.
Mais, même pour un peu de temps
Il n’y eut pas de mieux.
Peu à peu
Son corps s’est émacié,
Matin après matin,
Les mots se sont arrêtés sur ses lèvres.
De son âme à l’existence limitée
La vie s’est interrompue.
J’ai bondi,
Trépigné, crié,
Tombant à terre j’ai regardé vers le ciel
Et j’ai sangloté
j’ai laissé s’envoler mon fils
Que je gardais dans mes bras
Telle est la voie de ce monde.

***

Si jeune il est
Qu’il ne connaît pas la route :
Voici pour toi,
Messager venu d’en bas.
Sur ton dos, fais-le passer!

***

Faisant offrande d’une étoffe
Je prie et implore les dieux.
Sans le laisser errer
Conduisez-le tout droit,
Enseignez-lui le chemin du ciel!

(Yamanoue no Okura)

Illustration: Odilon Redon

 

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Cher coeur, pourquoi me traites-tu ainsi ? (James Joyce)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2018




Illustration: Edvard Munch
    
Cher coeur, pourquoi me traites-tu ainsi ?
Chers yeux qui doucement me jugent
Toujours vous êtes beaux — mais ô,
Quel habit revêt votre beauté !

Par le clair miroir de tes yeux,
Par le doux soupir des baisers,
Les vents désolés assaillent de leurs cris
Le jardin ombragé où l’amour se trouve.

Et bientôt l’amour sera dissous,
Quand souffleront sur nous les vents sauvages —
Mais toi, cher amour, trop cher à mon coeur,
Hélas ! Pourquoi me traites-tu ainsi ?

***

Dear heart, why will-you use me so?
Dear eyes that gently me upbraid,
Still areyou beautiful— but O,
How is-your beauty raimented!

Through the clear mirror of your eyes,
Through the soft c y of kiss to kiss,
Desolate winds assail with cries
The shadowy-garden where love is.

And soon shall love dissolved be
When over us the wild winds blow —
Bu-tyou, dear love, too dear to me,
Alas! why will-you use me so?

(James Joyce)

 

Recueil: Musique de chambre et autres poèmes Pomes Penyeach Ecce Puer
Traduction: Philippe Blanchon
Editions: La Nerthe

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Tout le jour (James Joyce)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2018



    

Tout le jour j’entends le bruit de l’eau
Gémissant,
Triste comme l’oiseau de mer, comme il va
Seul désormais,
Il entend les vents répondre aux eaux
Monotones.

Les vents gris, les vents froids soufflent
Où je vais,
J’entends le bruit des eaux nombreuses
Si profondes.
Tout le jour, toute la nuit, j’entends leurs flux
Qui vont et qui viennent.

***

All day I hear the noise of waters
Making moan,
Sad as the sea-bird is, when going
Forth alone,
He hears the winds cry to the waters’
Monotone.

The grey winds, the cold winds are blowing
Where Igo.
I hear the noise of many waters
Far below.
All day, all night, I hear them flowing
To and fro.

(James Joyce)

 

Recueil: Musique de chambre et autres poèmes Pomes Penyeach Ecce Puer
Traduction: Philippe Blanchon
Editions: La Nerthe

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