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Poésie

Posts Tagged ‘souligner’

Post-scriptum (Patrick Le Divenah)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018




    
Post-scriptum

Dieu qu’elle était fessue la petite serveuse
flattée d’un ceinturon qui lui bridait la taille
marchant à petits pas pour franchir le portail
peinant du poids des yeux sur ses formes pulpeuses.

lorsqu’elle revenait le plateau fier et haut
on attendait déjà l’instant qu’elle se tourne
qu’elle se penche un peu pour souligner ses courbes
et le désir croissait en descendant le dos

le regard s’attachait devinait des promesses
imaginait l’endroit où poser les caresses
se perdait dans l’espoir d’une autre découverte

mais déjà d’un pied ferme elle était repartie
laissant les yeux avides et inassouvis
se heurter à la porte laissée entrouverte

(Patrick Le Divenah)

 

Recueil: Blasons du corps féminin
Traduction:
Editions: L’Échappée Belle

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L’épaule (Patrick Le Divenah)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018



Illustration: Jean Goujon
    
L’épaule

rien n’est jamais plus nu que quand tu la dénudes
sa rondeur innocente est propice au toucher
d’une main qui s’installe en cette rondité
après qu’on eut posé un baiser en prélude

sa chaleur est intime et pleine de quiétude
propice au songe à la caresse digitale
qui paresse tandis que le miroir ovale
souligne encor les formes de sa plénitude

c’est une étape avant les prochaines courbures
une pause après la pente de l’encolure
un double faîte entre la poitrine et le dos

et quel plus grand plaisir après la journée dure
que lorsque vient l’instant où poser sa figure
sur le dôme apaisant de l’épaule au repos

(Patrick Le Divenah)

 

Recueil: Blasons du corps féminin
Traduction:
Editions: L’Échappée Belle

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La libellule (Max Jacob)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018




    
La libellule est un trait bleu
qui souligne la chaleur du midi.

(Max Jacob)

 

Recueil: Derniers poèmes en vers et en prose
Traduction:
Editions: Gallimard

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Quel poignant sentiment de solitude (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2018



Illustration: Patrick Mahieu

    

Quel poignant sentiment de solitude
étreint le passant
quand il entend tinter au fond d’un patio
les accords aigrelets
pincés sur une guitare
qu’une voix sombre souligne
d’un murmure essoufflé

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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Que la mer est belle ! (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2018



Illustration
    
Que la mer est belle !

Dieu ! qu’aujourd’hui la mer est belle !
Le dirai-je jamais assez.
Belle, mais belle à le crier
Pour qu’on l’entende jusqu’au ciel.

Imaginez-vous un vert jade,
Puis à l’horizon, un vert sombre
Qui la souligne ainsi qu’une ombre
Comme un tableau l’est par son cadre.

Devant, une longue estacade
De pierre dont le gris de perle
Souligne encor la splendeur verte.

Oh ! je sais bien que je divague,
Que je dirais n’importe quoi
À voir la mer comme elle est là.

(Maurice Carême)

 

 

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L’envers de dos en douceur (Jack Keguenne)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2017



L’envers
de dos
en douceur
l’image coulisse par gravité
et la robe enfilée descend seule jusqu’aux genoux
nuque nue
à portée de lèvres
de l’autre côté du miroir
un crayon souligne les paupières

(Jack Keguenne)

Illustration: Rob Hefferan

 

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Le croassement rauque d’un corbeau (Yves Leclair)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2016



Le croassement rauque d’un corbeau
souligne la densité du silence

(Yves Leclair)

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On s’émerveille (Paul Mathieu)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2016



on s’émerveille devant
deux ou trois brins d’herbe
poussés au hasard d’une friche
quand il s’agirait de voir plus loin
de crier avec les autres
souligner
toutes les inepties du temps
dénoncer tous les crimes
mais
dénoncer ne suffit pas
c’est d’abord d’enseigner
la beauté qu’il s’agit
non pour distraire les regards
mais pour les élever
les amener à dire oui au brin d’herbe
poussé au hasard d’une friche

(Paul Mathieu)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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Pour détruire un jour d’été (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2015



 

Pour détruire un jour d’été
Le seul envol d’un oiseau
Vent froid au revers des plaines
Les hameaux de sang caillé

Notre coeur est nostalgie
Une terre à nos pas inconnue
Regret de ne plus l’habiter
Et nous n’y avons pas vécu

D’autres chemins jamais foulés
Celui-ci nous semble un otage
Le regret le désir mêlés
Espoir et deuil ont le même âge

La montée d’une aile au soir
Souligne le jour qui tombe
Quelle braise encore empêche
Le feu d’accepter la cendre ?

(Max-Pol Fouchet)

 

 

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Pour que demeure le secret (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015



 

Pour que demeure le secret
Nous tairons jusqu’au silence
Nul oiseau n’est coupable
Du tumulte de nos coeurs
La nuit n’est responsable
De nos jours au fil de mort
Il n’est que grande innocence
Et des colonnes en marche
Mais les plaines soulignent
Notre solitude de leur blé.

(Max-Pol Fouchet)

Illustration: ArbreaPhotos

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