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Poésie

Posts Tagged ‘sourire’

Il est où le bonheur, il est où ? (Christophe Maé)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2017



Il est où le bonheur, il est où ?
Il est où ?
Il est où le bonheur, il est où ?
Il est où ?

J’ai fait l’amour, j’ai fait la manche
J’attendais d’être heureux
J’ai fait des chansons, j’ai fait des enfants
J’ai fait au mieux
J’ai fait la gueule, j’ai fait semblant
On fait comme on peut
J’ai fait le con, c’est vrai ; j’ai fait la fête, ouais !
Je croyais être heureux

Mais, y a tous ces soirs sans potes
Quand personne sonne et ne vient
C’est dimanche soir, dans la flotte
Comme un con dans son bain
Essayant de le noyer, mais il flotte
Ce putain de chagrin
Alors, je me chante mes plus belles notes
Et ça ira mieux demain

Il est où le bonheur, il est où ?
Il est où ?
Il est où le bonheur, il est où ?
Il est où ?

Il est là le bonheur, il est là !
Il est là !
Il est où le bonheur, il est là !
Il est là !

J’ai fait la cour, j’ai fait mon cirque
J’attendais d’être heureux
J’ai fait le clown, c’est vrai et j’ai rien fait
Mais ça ne va pas mieux
J’ai fait du bien, j’ai fait des fautes
On fait comme on peut
J’ai fait des folies, j’ai pris des fous rires, ouais
Je croyais être heureux

Mais, y a tous ces soirs de Noël, où l’on sourit poliment
Pour protéger de la vie cruelle

Tous ces rires d’enfants
Et ces chaises vides qui nous rappellent
Ce que la vie nous prend
Alors, je me chante mes notes les plus belles
C’était mieux avant

Il est où le bonheur, il est où ?
Il est où ?
Il est où le bonheur, il est où ?
Il est où ?
Il est là le bonheur, il est là !
Il est là !
Il est où le bonheur, il est là !
Il est là !

C’est une bougie, le bonheur
Ris pas trop fort d’ailleurs
Tu risques de l’éteindre
On l’veut le bonheur, on l’veut, ouais !
Tout le monde veut l’atteindre
Mais il fait pas de bruit, le bonheur, non, il fait pas de bruit
Non, il n’en fait pas
C’est con le bonheur, ouais, car c’est souvent après qu’on sait qu’il était là

Il est où le bonheur, il est où ?
Il est où ?
Il est où le bonheur, il est où ?
Il est où ?

Il est là le bonheur, il est là !
Il est là !
Il est où le bonheur, il est là !
Il est là !

Mais, il est où le bonheur ?
Il est où le bonheur ?
Il est où ?
Il est où ?

Mais, il est où le bonheur ?
Mais il est là !
Le bonheur, il est là, il est là
Et il est là !
Le bonheur, il est là, il est là

(Christophe Maé)

Illustration: Christine Pultz

 

 

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Pourquoi cette rougeur en ton front (Albert Cohen)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



J’ai ouvert cette figue fraîche
J’ai souri de sa chair rose
De sa chair douce.

Pourquoi cette rougeur en ton front
Tandis que je mangeais le beau fruit délicat
Jeune fille.

(Albert Cohen)

Découvert ici chez Lecture/Ecriture

Illustration

 

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IL Y A …(Dominique Joye)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2017



 

Regard

IL Y A …

Il y a la forêt de roses, certains soirs dans l’extase
Où des orages de soleils coulent à la source de tes yeux.

Il y a les saisons de couleurs, des nuits de ton amour
Comme une étrange liberté à l’ivresse du temps perdu.

Il y a les papillons de lumière qui volent dans nos têtes
Pour oublier l’araignée de la faim endormie dans la raison du sommeil.

Il y a la perte des étoiles dans le froissement du vent
Et ta bouche sur la mienne qui donne l’énergie aux ténèbres.

Il y a la beauté de l’horizon dans la courbure des blés,
Comme la volupté de l’eau des désirs de mon corps.

Il y a la griffe du sang sur l’étendue de la mer
Où la main de notre espace cueille l’orchidée du matin.

Il y a la neige des vagues qui gonfle la voilure de l’ombre
Jusqu’à l’absence d’un regard dans la retenue des astres.

Il y a l’azur de la pluie bu par le pourpre des jasmins
Dans les champs de nénuphars où s’envolent des hirondelles.

Il y a l’étreinte de la souffrance, l’échange d’un sourire
Et le besoin de tes yeux jusqu’à la folie de vivre.

(Dominique Joye)

 

 

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J’AI MOISSONNE TOUT L’OR … (Emile Ripert)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2017




J’AI MOISSONNE TOUT L’OR …

J’ai moissonné tout l’or du Printemps et je viens,
N’en ayant dans les mains point d’autre, vers ton âme ;
Je ne suis qu’un poète et tu n’es qu’une femme ;
J’ouvre les mains ; cet or, vois-tu, c’est tout mon bien…

Mais si je te le donne, il ne me reste rien ;
Tu m’as pris ces genêts en flammes et la flamme
De mon amour, je suis dénué…je réclame
Ton sourire et ton coeur battant auprès du mien.

Tu consens ; – j’ai posé mes lèvres sur tes lèvres ;
Comme le mois de Mai tes lèvres sont en fièvre ;
Tes yeux comme un profond azur sont palpitants ;

Tes cheveux sentent bon comme un buisson de roses ;
Ah ! te donner ces fleurs fut une absurde chose !…
N’ai-je pas apporté le Printemps au Printemps ?…

(Emile Ripert)

Illustration: Andrzej Malinowski

 

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Un rien me fait chanter (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2017



 

Christian Schloe  1_  500

Un rien me fait chanter

{Refrain:}
Un rien me fait chanter
Un rien me fait danser
Un rien me fait trouver belle la vie
Un rien me fait plaisir
Un rêve un désir
Un rien me fait sourire l´âme ravie
Quand le ciel est joyeux, je me sens le cœur heureux
Et même quand il pleut j´aime la pluie
J´aime la terre les fleurs la vie et le ciel bleu
Et puis les femmes les femmes les femmes qu´ont les yeux bleus

Venez avec moi
Je cours dans les bois
Je brûle des branches pourries
Au cœur de l´hiver
Il y a du bois vert
Au printemps la neige est fleurie
Et la marmotte dit à l´écureuil :
« Depuis trois mois je n´ai pas fermé l´œil »

{au Refrain}

Marmotte vous mentez voici venir l´été
Les oiseaux vont chanter dans la nature
Aimons nos pères nos mères la vie et le Bon Dieu
Et puis les femmes les femmes les femmes qu´ont les yeux bleus

Bonjour mes amis
Le ciel a permis
Que l´on chante encore par le monde
La joie et l´amour
Reviendront un jour
Chantons tous en chœur à la ronde
Ho là! là! garçons et filles jolies
Dites-vous bien chaque jour chaque nuit

{au Refrain}

(Charles Trenet)

Illustration: Christian Schloe

 

 

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Spectacle rassurant (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2017



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Spectacle rassurant

Tout est lumière, tout est joie,
L’araignée au pied diligent
Attache aux tulipes de soie
Ses rondes dentelles d’argent.

La frissonnante libellule
Mire les globes de ses yeux
Dans l’étang splendide où pullule
Tout un monde mystérieux !

La rose semble, rajeunie,
S’accoupler au bouton vermeil ;
L’oiseau chante plein d’harmonie
Dans les rameaux pleins de soleil.

Sa voix bénit le Dieu de l’âme
Qui, toujours visible au coeur pur,
Fait l’aube, paupière de flamme,
Pour le ciel, prunelle d’azur !

Sous les bois, où tout bruit s’émousse,
Le faon craintif joue en rêvant ;
Dans les verts écrins de la mousse
Luit le scarabée, or vivant.

La lune au jour est tiède et pâle
Comme un joyeux convalescent ;
Tendre, elle ouvre ses yeux d’opale
D’où la douceur du ciel descend !

La giroflée avec l’abeille
Folâtre en baisant le vieux mur ;
Le chaud sillon gaîment s’éveille,
Remué par le germe obscur.

Tout vit, et se pose avec grâce,
Le rayon sur le seuil ouvert,
L’ombre qui fuit sur l’eau qui passe,
Le ciel bleu sur le coteau vert !

La plaine brille, heureuse et pure ;
Le bois jase ; l’herbe fleurit.
– Homme ! ne crains rien ! la nature
Sait le grand secret, et sourit.

(Victor Hugo)

Illustration: ArbreaPhotos

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À L’ARNO (Mario Luzi)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2017



Illustration
    
À L’ARNO

Sur la rive qui freine ta pâleur
cherchant dans ton pas profond
la force qui toujours te fait descendre
nous sentions trembler au coeur
notre pureté, sans plus y croire,
comme un pauvre voilé d’un songe
sourit à cette fuyante caresse.

***

ALL’ARNO

Sulla sponda che frena il tuo pallore
cercando nel tuo passo profondo
la forza che ti fa sempre discendere
not sentivamo tremare in cuore
la nostra purezza, senza credervi
più, come un pavero velato da un sogno
sorride di quella sfuggente carezza.

(Mario Luzi)

 

Recueil: Dans l’oeuvre du monde
Traduction: Philippe Renard, Bernard Simeone
Editions: Editions Unes

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Elle qui songe (Mario Luzi)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2017



Woman on the train


    
Elle qui songe à l’automne des parcs
et dans ses yeux et ses cheveux retient
un peu de la tendresse des arbres
tandis qu’il vieillit devant elle
par-delà une cascade silencieuse
sent que je la devine, moi
qui dans le roulement du train la regarde,
et ne trouve pas indiscret mon sourire
mais l’accueille en elle, me le rend
réfracté à l’infini dans le sien.

***

Lei che pensa all’autunno dei parchi
e negli occhi e nei capelli trattiene
qualcosa della tenerezza d’alberi
mentre lui le invecchia di fronte
di là da una cascata silenziosa
si sente indovinata da me
che al rullio del treno la guardo
e non trova indiscreto il mio sorriso
ma lo accoglie in sé, lo ricambia
rifranto alf’infinito nel suo.

(Mario Luzi)

 

Recueil: Dans l’oeuvre du monde
Traduction: Philippe Renard, Bernard Simeone
Editions: Editions Unes

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LES POUVOIRS DE L’AMOUR (X) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
LES POUVOIRS DE L’AMOUR (X)

Enfermé dans un horizon sans altitude,
je n’ai devant moi que chemins en fuite
vers un lointain de plus en plus illisible,
de plus en plus tourné sur ton absence.

J’attends en vain que vienne à ma rencontre
un arbre qui marcherait sur ses racines,
mais c’est à peine s’il me fait signe
en remuant un bras d’où quelques feuilles tombent.

Les fleurs sourient d’une façon si banale
qu’il me tarde quand je reviens à la nature
de la quitter pour la ville où je suis sûr
qu’un seul de tes baisers me bouleversera jusqu’à la moelle.

Il reste les couchants dont je ne puis me déprendre
parce qu’ils ont brillé au-dessus de mon enfance
comme mille mains levées sur un navire en partance
pour un pays que tu es seule à savoir me rendre.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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Derrière les larmes de l’enfant (Jean-Hugues Malineau)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2017



Derrière les larmes de l’enfant
même le cerisier en fleur
ne sourit plus.

(Jean-Hugues Malineau)


Illustration: Jill Greenberg

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