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Poésie

Posts Tagged ‘souris’

Mon petit chat (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2018



Mon petit chat

J’ai un petit chat
Petit comme ça,
Je l’appelle Orange.
Je ne sais pourquoi
jamais il ne mange
Ni souris ni rat
C’est un chat étrange
Aimant le nougat
et le chocolat.
Mais c’est pour cela,
dit tante Solange
Qu’il ne grandit pas

(Maurice Carême)

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ZAZABOUM LA SOURIS (Hervé Le Tellier)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2018



ZAZABOUM LA SOURIS

 Illustration
    
Zazaboum en voyage
Zazaboum à la plage
Zazaboum en avion
Zazaboum sur la Lune
Et bien sûr Zazaboum et la pomme magique,
Et encore Zazaboum et Quouaque la grenouille,
Zazaboum et l’oiseau couleur de l’arc-en-ciel

Chaque soir une histoire, ou deux, jamais la même,
Mais cette souris grise à la moustache blanche
Que je n’ai jamais vue que je connais si bien
J’aimerais bien savoir à quoi elle ressemble
Les vêtements qu’elle porte, la couleur de ses yeux
J’aimerais bien connaître ce petit bout de moi
Qui s’endort avec toi.

(Hervé Le Tellier)

 

Recueil: Zindien
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Othis (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2018



Othis

C’était un peintre
qui cherchait des sujets
dans un village-souris
si-il-vi si-il-vi
s’il vit.

Le boucher souilla de sang
une robe bise
une robe grise
une robe de vent une robe de brise
dans le village-souris
si-il-vi si-il-vi
s’il va.

La laveuse portait des torchons
en tas sur sa fatigue
la digue
comme des pelures d’oignon
si-il-vi si-il-vi
s’il vit.

Ils les mirent un peu partout
la robe bise et les chiffons
le vent sécha le sang du mouton
puis se baisèrent la bouche à doux
dans leur village-souris
si-il-vi si-il-vi
s’il va.

Le boucher partit
la laveuse aussi
le peintre peignit
le village en gris souris
puis s’endormit.
Voilà tout ce que l’oiseau vit
si-il-vi si-il-vi
tireli la fontaine
barbela marjolaine
s’il vit
Sylvie.

(Armand Lanoux)


Illustration

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Un ange passe (Jean-Luc Moreau)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



– « oh! Une chauve-souris!… »

Les souris se taisent.
Un ange passe.

(Jean-Luc Moreau)


Illustration

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Chantent les grillons-carillon (Ossip Mandelstam)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2018



Chantent les grillons-carillon,
C’est la fièvre qui frémit,
Crisse le four desséché,
C’est une soie rouge qui brûle.

Les souris s’aiguisent les dents
Sur le fond ténu de la vie.
Une hirondelle ou bien l’enfant
Aura détaché mon esquif.

Que chuchote au toit la pluie —
C’est une soie noire qui brûle —
Mais le merisier entendra
Jusqu’au fond des mers — adieu.

Vu que la mort est innocente
Et qu’on ne peut rien y changer —
Dans la fièvre du rossignol
Le coeur est encore brûlant.

(Ossip Mandelstam)


Illustration

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LA SOURIS MÉTAMORPHOSÉE EN FILLE (Jean de la Fontaine)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2018



 

LA SOURIS MÉTAMORPHOSÉE EN FILLE

Une Souris tomba du bec d’un Chat-Huant :
Je ne l’eusse pas ramassée ;
Mais un Bramin le fit ; je le crois aisément :
Chaque pays a sa pensée.
La Souris était fort froissée :
De cette sorte de prochain
Nous nous soucions peu : mais le peuple bramin
Le traite en frère ; ils ont en tête
Que notre âme au sortir d’un Roi,
Entre dans un ciron, ou dans telle autre bête
Qu’il plaît au Sort. C’est là l’un des points de leur loi.
Pythagore chez eux a puisé ce mystère.
Sur un tel fondement le Bramin crut bien faire
De prier un Sorcier qu’il logeât la Souris
Dans un corps qu’elle eût eu pour hôte au temps jadis.
Le sorcier en fit une fille
De l’âge de quinze ans, et telle, et si gentille,
Que le fils de Priam pour elle aurait tenté
Plus encor qu’il ne fit pour la grecque beauté.
Le Bramin fut surpris de chose si nouvelle.
Il dit à cet objet si doux :
« Vous n’avez qu’à choisir ; car chacun est jaloux
De l’honneur d’être votre époux.
– En ce cas je donne, dit-elle,
Ma voix au plus puissant de tous.
– Soleil, s’écria lors le Bramin à genoux,
C’est toi qui seras notre gendre.
– Non, dit-il, ce nuage épais
Est plus puissant que moi, puisqu’il cache mes traits ;
Je vous conseille de le prendre.
– Et bien, dit le Bramin au nuage volant,
Es-tu né pour ma fille ? – Hélas non ; car le vent
Me chasse à son plaisir de contrée en contrée ;
Je n’entreprendrai point sur les droits de Borée. »
Le Bramin fâché s’écria :
« Ô vent donc, puisque vent y a,
Viens dans les bras de notre belle! »
Il accourait : un mont en chemin l’arrêta.
L’éteuf passant à celui-là,
Il le renvoie, et dit : « J’aurais une querelle
Avec le Rat ; et l’offenser
Ce serait être fou, lui qui peut me percer. »
Au mot de Rat, la Damoiselle
Ouvrit l’oreille ; il fut l’époux.
Un Rat ! un Rat ; c’est de ces coups
Qu’Amour fait, témoin telle et telle :
Mais ceci soit dit entre nous.

On tient toujours du lieu dont on vient. Cette Fable
Prouve assez bien ce point : mais à la voir de près,
Quelque peu de sophisme entre parmi ses traits :
Car quel époux n’est point au Soleil préférable
En s’y prenant ainsi ? Dirai-je qu’un géant
Est moins fort qu’une puce ? elle le mord pourtant.
Le Rat devait aussi renvoyer, pour bien faire,
La belle au chat, le chat au chien,
Le chien au loup. Par le moyen
De cet argument circulaire,
Pilpay jusqu’au Soleil eût enfin remonté ;
Le Soleil eût joui de la jeune beauté.
Revenons, s’il se peut, à la métempsycose :
Le sorcier du Bramin fit sans doute une chose
Qui, loin de la prouver, fait voir sa fausseté.
Je prends droit là-dessus contre le Bramin même :
Car il faut, selon son système,
Que l’homme, la souris, le ver, enfin chacun
Aille puiser son âme en un trésor commun :
Toutes sont donc de même trempe ;
Mais agissant diversement
Selon l’organe seulement
L’une s’élève, et l’autre rampe.
D’où vient donc que ce corps si bien organisé
Ne put obliger son hôtesse
De s’unir au Soleil, un Rat eut sa tendresse ?
Tout débattu, tout bien pesé,
Les âmes des souris et les âmes des belles
Sont très différentes entre elles.
Il en faut revenir toujours à son destin,
C’est-à-dire, à la loi par le Ciel établie.
Parlez au diable, employez la magie,
Vous ne détournerez nul être de sa fin.

(Jean de la Fontaine)

Illustration: Marc Chagall

 

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LE RAMONEUR (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2018




LE RAMONEUR

Une petite chose noire sur la neige
Crie d’une voix plaintive: « amoneur ! amoneur ! »
– Oû est ton père ? Oû est ta mère ? demandé-je.
– A l’église tous deux, pour prier le Seigneur.

Parce qu’ils me voyaient heureux sur cette lande,
Parce que dans la neige et l’hiver je souris,
Ils m’ont fait mettre en deuil, et puis ils m’ont appris
A chanter d’une voix geignarde et qui quémande.

Puisque joyeux je chante et danse dans le froid,
Ils pensent qu’ils n’ont fait nul tort à leur petit
Et s’en vont louer Dieu, et le prêtre et son roi
Qui ont construit, sur la misère, un paradis.

(William Blake)

 

 

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LE CHAT (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2018



LE CHAT

Il a bondi sur l’ombre d’une feuille
qu’il avait prise pour une souris.
A peine au sol, il se lèche une patte,
afin de tromper la feuille
qui sait peut-être discerner les erreurs

(La Flûte de Jade)

 

Illustration: ArbreaPhotos  

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SORTILÈGES VUS DE LOIN (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018




    
SORTILÈGES VUS DE LOIN

Choses pleines de douceur,
Choses pleines de tendresse,
— Les grenouilles, les souris —
Je songe à vous quand m’oppressent
Les caresses de Paris.

Aux poissons dans les clairières
Et dans l’aube des rivières,
Au bruit des écluses d’eau…
Les cloches au bord du soir
Et les forêts immobiles
Où chassent trop de regards.

Cette mer des sortilèges
A tant baigné mon enfance
Que je reste sans défense
Devant ses bateaux de liège,
Contre ses armées de roses,
Sur ses abîmes où rôde
Une salamandre d’or…

Une chanson d’étincelles
Naît du feu, monte et s’endort.
Les roses tremblent dans l’eau,
Sur ce jardin qu’elle émeut,
En riant de ses pieds nus
Et de barques sur les fleuves
Fraîches de chants reconnus.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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COMPLAINTE DU MARIN TROMPÉ (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration: Paul Perraudin
    
COMPLAINTE DU MARIN TROMPÉ

Quand j’ai quitté Nantes,
Sur mon bâtiment,
J’avais une amante
Pleine d’agrément,
Une souris blanche,
Un bijou charmant.

C’est Marie Jannick
De Landivisiau,
Qui tue les moustiques
Avec son sabot,
Fait danser les filles,
Chanter les oiseaux.

Qui m’a pris ma belle
Au dernier retour.
Moi qui n’aimais qu’elle,
Faut changer d’amour,
Pour moudre à ma vielle,
Pour cuire à mon four.

Sur « Le Roi-d’Espagne »
Ou sur « La Licorne »,
Je ferai campagne,
Va, jusqu’au cap Horn.
En manoeuvre au large,
Ça vaut davantage
Que d’être en Bretagne
Une bête á cornes.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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