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Posts Tagged ‘s’ouvrir’

L’esprit n’a ni taille ni forme (Dalaï-Lama XIVème)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2021



 

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L’esprit n’a ni taille ni forme,
il est seulement conscience.

L’éveil se produit
lorsqu’il n’y a plus d’obstacle à notre conscience ou vision spirituelle.

[…]

La conscience ne pénètre pas et ne s’élargit pas,
elle s’ouvre simplement à ce qui a toujours été présent.

(Dalaï-Lama XIVème)

 

 

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PRIÈRE (Max Jacob)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2021




    
PRIÈRE

Obtenir la Pénétration!
Ouvrez-vous!

Quand, en forme de rivages et d’huîtres,
tout le ciel prendra-t-il l’intérieur de mes côtes ?

Si je Vous aimais,
Si je vous aimais,

je deviendrais un Prisme.

(Max Jacob)

 

Recueil: Actualités éternelles
Traduction:
Editions: De la Différence

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Veni, vidi, vixi (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2021



Illustration: Désiré François Laugée
    
Veni, vidi, vixi

J’ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs
Je marche, sans trouver de bras qui me secourent,
Puisque je ris à peine aux enfants qui m’entourent,
Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs ;

Puisqu’au printemps, quand Dieu met la nature en fête,
J’assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ;
Puisque je suis à l’heure où l’homme fuit le jour,
Hélas ! et sent de tout la tristesse secrète ;

Puisque l’espoir serein dans mon âme est vaincu ;
Puisqu’en cette saison des parfums et des roses,
Ô ma fille ! j’aspire à l’ombre où tu reposes,
Puisque mon coeur est mort, j’ai bien assez vécu.

Je n’ai pas refusé ma tâche sur la terre.
Mon sillon ? Le voilà. Ma gerbe ? La voici.
J’ai vécu souriant, toujours plus adouci,
Debout, mais incliné du côté du mystère.

J’ai fait ce que j’ai pu ; j’ai servi, j’ai veillé,
Et j’ai vu bien souvent qu’on riait de ma peine.
Je me suis étonné d’être un objet de haine,
Ayant beaucoup souffert et beaucoup travaillé.

Dans ce bagne terrestre où ne s’ouvre aucune aile,
Sans me plaindre, saignant, et tombant sur les mains,
Morne, épuisé, raillé par les forçats humains,
J’ai porté mon chaînon de la chaîne éternelle.

Maintenant, mon regard ne s’ouvre qu’à demi ;
Je ne me tourne plus même quand on me nomme ;
Je suis plein de stupeur et d’ennui, comme un homme
Qui se lève avant l’aube et qui n’a pas dormi.

Je ne daigne plus même, en ma sombre paresse,
Répondre à l’envieux dont la bouche me nuit.
Ô Seigneur, ! ouvrez-moi les portes de la nuit,
Afin que je m’en aille et que je disparaisse !

(Victor Hugo)

 

Recueil: Cent poèmes de Vivtor Hugo
Traduction:
Editions: Omnibus

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Il était à l’écoute (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2020



Illustration
    
il était à l’écoute du halètement des fleurs qui s’ouvraient

(Adonis)

 

Recueil: Commencement du corps fin de l’océan
Traduction: Vénus Khoury-Ghata
Editions: Mercure de France

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Dédales sourds (Mokhtar El Amraoui)

Posted by arbrealettres sur 13 novembre 2020



Illustration: Nupur Choudhary
    
Dédales sourds

Les fibres des heures tissent
Les livres des jours
S’envolent en étincelles
Les sillons rêveurs des labours
S’ouvrent aux cris les dédales sourds
Et de nouvelles portes invitent les bras lourds
De tant de désespoirs à s’envoler
Telles des ailes fleurissant d’amour

©Mokhtar El Amraoui in « Dans le tumulte du labyrinthe »

(Mokhtar El Amraoui)

son site https://mokhtarivesenpoemesetautresvoyages.blogspot.com/

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Les volubilis (Chiyo-ni)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2020



Illustration
    
Les volubilis
au moment même où la cloche sonne
s’ouvrent tous ensemble

***

朝顔や鐘っくうちに咲きそろひ
asagao ya / kane tsuku uchi ni / saki soroi

(Chiyo-ni)

 

Recueil: Chiyo-ni Une femme éprise de poésie
Traduction: Grace Keiko / Monique Leroux Serres
Editions: Pippa

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Les Déchues (Extrait) (Adelle Barry)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2020



    

Les Déchues (Extrait)

Que l’Imam prie
Que le prêtre jeûne
Et que l’athée dorme
Quelle importance
Chacun voit son Dieu dans le ciel
Il lui parle en silence
Il lui crie ses souffrances
Gardez vos croyances dans vos âmes
Et aimez-vous pardon
Dans les tombes, vous êtes tous poussière

Et puis quoi?
Kadjatou Xialong Yung
Je déjeune en mafé
Je dîne en sushi
Les yeux émincés
Le nez gros
Une pincée de sel dans mon identité
Quelle chance!

Il paraît que Paris c’est la crise
Et que la France est faillite
Haa, reprenons nos valises
Il paraît que là-bas c’est le paradis
L’hiver fait six mois, quelle importance
Ici les cinquante degrés durent une éternité
Il paraît qu’il y a assurance maladie là-bas
Haa Ébola et sida on s’en fout
Ici l’hôpital c’est la morgue
Et la morgue un reposoir

J’ai vu mon frère offrir sa femme
Pour payer la traversée
J’ai vu ma soeur s’ouvrir à l’inconnu
J’ai vu le viol consenti
Pour fuir le dénuement

La voix libératrice
S’est tue
Depuis, je maudis
Le langage du silence

(Adelle Barry)

 

Recueil: 120 nuances d’Afrique
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Un tendre abîme (Leonardo Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 23 octobre 2020



Un tendre abîme s’ouvrait à mes côtés.
Presque sous mes pieds, une étoile
Fondit en larmes et tomba.

(Leonardo Sinisgalli)

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JOURNAL PAGE 80 (Reiner Kunze)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2020


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Illustration: Tineke Storteboom
    
JOURNAL PAGE 80

Les rosiers grimpants fleurissent,
comme si le paysage se vidait de son sang
comme s’il s’était ouvert les veines
comme s’il savait ce qui vient
Ils prétendront que le paysage ne peut pas
rester ainsi plus longtemps, que lui aussi
doit être pour ou contre.

***

TAGEBUCHBLATT 80

Die kletterrosen blühn, als verblute die
landschaft
Als habe sie sich die adern geöffnet
Als wisse sie, was kommt
Auch die landschaft, werden sie behaupten,
dürfe
nicht mehr nur sein, auch sie
müsse dafür sein oder dagegen.

***

DIARY PAGE 80

The climbing roses bloom,
as if the landscape bleeding to death.
As if it has opened its veins.
As if it knows what is to come.
Also, the landscape, they will claim,
may not anymore just be—
it, too, must be for or against.

***

DAGBOEKBLAD 80

De klimrozen bloeien, als bloedt het landschap leeg
Alsof het zijn aders geopend heeft
Alsof het weet, wat komt
Ook het landschap, zullen ze beweren, mag
niet langer zomaar zijn, ook het landschap
moet vóór of tegen zijn.

***

DIARIO PÁGINA 80

Florecen las rosas trepadoras,
como si se desangrase el paisaje.
Como si se hubiera abierto sus
Como si supiese lo que ha de venir.
También al paisaje,
exigirán que se le permita
no únicamente llegar a ser
sino, además, también
tener que estar a favor o en contra.

***

DIÁRIO PÁGINA 80

Florescem as rosas trepadeiras
como se a paisagem se dessangrasse.
Como se tivesse aberto dela
como se soubesse o que iria acontecer.
Também à paisagem
exigirão que se permita
não unicamente chegar a ser
mas, além disso, também
ter que estar favorável ou do contra.

***

JURNAL, PAGINA 80

Năpraznic trandafirii înfloresc, însângerând tot
câmpul
de parcă-ntreaga fire venele și le-ar tăia
presimțind ce-o să vină.
Desigur, veți spune, e-ndreptățit peisajul
să-și spună cuvântul și el, și poate să fie
pentru sau împotrivă.

***

PAGINA 80 DEL DIARIO

Le rose rampicanti fioriscono,
come se il paesaggio sanguinasse a morte.
Come avesse le vene aperte.
Come sapesse cosa deve accadere.
Anche il paesaggio, affermano,
potrebbe non essere più
anch’esso dovrebbe essere a favore o contro.

***

ΣΕΛ. ΗΜΕΡΟΛΟΓΙΟΥ `80

Τ’ αναρριχώμενα ρόδα ανθίζουν
καθώς το τοπίο αιμορραγεί
σαν να `χουν κοπεί οι φλέβες του
σαν να γνωρίζει τί επέρχεται
θα ονομάσουν το τοπίο δικό τους
δεν μπορεί πια απλά να υπάρχει
πρέπει να πάρει το μέρος του ενός
ή του άλλου.

***

***

DZIENNIK, STRONA 80

Pnące róże kwitną,
jakby krajobraz wykrwawiał się na śmierć.
Jakby otworzył sobie żyły.
Jakby wiedział, co nadciąga.
Również krajobraz, jak będą twierdzili,
nie powinien już tylko być —
on też musi być za albo przeciw.

***

日记第 80 页
攀援的玫瑰盛开,
仿佛这风景流血至死。
好像它打开了自己的血管。
好像它知道要发生什么。
而且, 这风景,它们会说,
不可能再只是生存——
它, 还,必须为了或反对什么

(Reiner Kunze)

 

Recueil: ITHACA 605
Traduction: Français Germain Droogenbroodt Elisabeth Gerlache / Allemand / Anglais Stanley Barkan / Néerlandais Germain Droogenbroodt / Espagnol Rafael Carcelén / Portugais José Eduardo Degrazia / Roumain Gabriela Căluțiu Sonnenberg / Italien Luca Benassi / Grec Manolis Aligizakis / Indi Jyotirmaya Thakur / Polonais Mirosław Grudzień Małgorzata Żurecka / Chinois William Zhou /
Editions: POINT

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Première neige (Zékô)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2020



Illustration: Kawase Hasui
    
Première neige
la porte ne s’ouvre de la hutte
dont le maître est absent

(Zékô)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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