Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘splendide’

je ne veux pas chanter… (Yves Martin)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2019




    
je ne veux pas chanter…

Je ne veux pas chanter le peuple
Car, je ne connais ni son étroite peine
Ni son lent amour, ni ses guerres
Légitimes, illégitimes.
Je ne veux pas chanter les femmes
Car je ne les connais pas
Hors des créatures splendides
Qui ne m’ont pas aimé
Que je n’aurais su aimer.
Je veux être un homme
Ni trop droit ni trop amer
Doucement, longuement mourir
Vivre parfois
Parce que rien d’autre n’est possible.

(Yves Martin)

 

Recueil: Bris de vers Les émeutiers du XXè siècle
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un vers héroïque (Pierre Oster)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2019



    

Un vers héroïque, vers victorieux
où se devine
une fusion splendide.

(Pierre Oster)

 

Recueil: Paysage du Tout
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Aujourd’hui (Charles Baudelaire)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2018


medium_envol_copie1.2

Aujourd’hui
l’espace est splendide

(Charles Baudelaire)

Posted in poésie | Tagué: , , , | 1 Comment »

Parmi de perfides poses (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 5 novembre 2018




    
Parmi de perfides poses

Visage de la vie essaie un peu tes poses
mets ton masque de Nô
dans le tunnel des paroles
dans l’imprécis dramatique des mains
file ma clarté j’ai déjà compris
le sang s’explique dit la santé
trois veines à gauche le coeur s’arrête
une bouche prouve dans l’air
l’indomptable étalon d’un splendide mystère
je n’ai qu’à tendre la main
je saisis aussitôt le mors et un baudet
ah j’ai honte on me lie de mes torts
je le sais je conviens de mon tort j’ai tort
d’attendre la musique d’attendre le miracle
la joie à sept étages qui m’enlèvera
un jour pour ne plus revenir.

(Jean Pérol)

 

Recueil: Poésie I (1953-1978)
Traduction:
Editions: De la Différence

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Coeur Pur (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2018



 

Attila Jozsef
    
Coeur Pur

Je n’ai ni père, ni mère,
Ni dieu, ni foyer,
Ni berceau, ni bière,
Ni amante, ni baiser.

Trois jours déjà sans manger,
Ni bombance, ni bouchée.
Mon empire, c’est mes vingt ans.
Mes vingt ans, je vous les vends.

Et si nul n’en veut, ma foi,
Le diable, lui, me les prendra.
Le cœur pur, j’irai voler,
S’il le faut, assassiner.

On m’arrêtera, me pendra,
En terre chrétienne m’enterrera,
Et une ivraie homicide
Croîtra sur mon cœur splendide.

(Attila Jozsef)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Ni père ni mère
Traduction: Guillaume Métayer
Editions: Sillage

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Chant du matin (Nakahara Chûya)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



Illustration: Herbert Bayer
    
Chant du matin

Au plafond surgit une couleur rouge
Par la fente de la porte filtre la lumière,
Souvenirs rustiques de fanfare militaire
De mes deux mains que faire ? Oh non rien à faire.

Des oiseaux on n’entend aucun chant
Le ciel aujourd’hui doit être d’un bleu pâle,
Contre un cœur humain qui s’écoeure
Que dire ? Oh non rien à dire.

Dans une odeur de résine le matin s’afflige
A jamais perdus tous ces rêves divers,
Les arbres serrés dans la forêt résonnent au vent !

Tandis que s’élargit sereinement l’azur,
Le long des berges s’en vont filant
Toujours si splendides tant de rêves divers !

(Nakahara Chûya)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Nakahara Chûya Poèmes
Traduction: Yves-Marie Allioux
Editions: Picquier poche

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Psyché (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2018



Illustration: Zinovy Shersher
    
Psyché dans ma chambre est entrée,
Et j’ai dit à ce papillon :
– « Nomme-moi la chose sacrée.
« Est-ce l’ombre ? est-ce le rayon ?

« Est-ce la musique des lyres ?
« Est-ce le parfum de la fleur ?
« Quel est entre tous les délires
« Celui qui fait l’homme meilleur ?

« Quel est l’encens ? quelle est la flamme ?
« Et l’organe de l’avatar,
« Et pour les souffrants le dictame,
« Et pour les heureux le nectar ?

« Enseigne-moi ce qui fait vivre,
« Ce qui fait que l’oeil brille et voit !
« Enseigne-moi l’endroit du livre
« Où Dieu pensif pose son doigt.

« Qu’est-ce qu’en sortant de l’Érèbe
« Dante a trouvé de plus complet ?
« Quel est le mot des sphinx de Thèbe
« Et des ramiers du Paraclet ?

« Quelle est la chose, humble et superbe,
« Faite de matière et d’éther,
« Où Dieu met le plus de son verbe
« Et l’homme le plus de sa chair ?

« Quel est le pont que l’esprit montre,
« La route de la fange au ciel,
« Où Vénus Astarté rencontre
« À mi-chemin Ithuriel ?

« Quelle est la clef splendide et sombre,
« Comme aux élus chère aux maudits,
« Avec laquelle on ferme l’ombre
« Et l’on ouvre le paradis ?

« Qu’est-ce qu’Orphée et Zoroastre,
« Et Christ que Jean vint suppléer,
« En mêlant la rose avec l’astre,
« Auraient voulu pouvoir créer ?

« Puisque tu viens d’en haut, déesse,
« Ange, peut-être le sais-tu ?
« Ô Psyché ! quelle est la sagesse ?
« Ô Psyché ! quelle est la vertu ?

« Qu’est-ce que, pour l’homme et la terre,
« L’infini sombre a fait de mieux ?
« Quel est le chef-d’oeuvre du père ?
« Quel est le grand éclair des cieux ? »

Posant sur mon front, sous la nue,
Ses ailes qu’on ne peut briser,
Entre lesquelles elle est nue,
Psyché m’a dit : C’est le baiser.

(Victor Hugo)

 

Recueil: La chanson des rues et des bois
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dans la beauté (Goethe)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2018


Connais-tu l’action splendide qu’a l’amour, une fois apaisé?
Il réunit les corps dans la beauté quand il libère les esprits.

***

Kennst du die herrliche Wirkung der endlich befriedigten Liebe?
Körper verbindet sie schön, wenn sie die Geister befreit.

(Goethe)

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’INFINITIF DU BLEU (Claudine Helft)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018



Illustration: Gao Xingjian
    
L’INFINITIF DU BLEU (extrait)

Cette longue errance n’aura donc été
qu’un rêve magnifique sous une étoile damnée,
et la cause perdue d’un exode sans fin,
une lune à cueillir sur un ciel trop distant
et pourtant,
l’âme naquit au soleil solitaire
de passagers sans lendemain qui vont, faits de mystère
et ne deviennent que par l’orage d’un secret ;
et pourtant la lumière éclaire un cheminement
incertain, mais il eût fallu monter plus haut
pour connaître enfin que la terre était loin,
et la route s’arrête là où le froid greffe
la plante fugace d’une erreur splendide
qui nous oblige à l’espoir d’encore espérer.

(Claudine Helft)

 

Recueil: Une indécente éternité
Traduction:
Editions: De la Différence

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

SOULEIKA (Johann Wolfgang Von Goethe)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018



Illustration: Irina Karkabi
    
SOULEIKA

Comblée de bonheur par ton amour,
Je ne reproche rien à l’occasion ;
Quand bien même elle fut pour toi un larron,
Combien je me réjouis de pareil larcin !

Et pourquoi parler de larcin ?
Donne-toi à moi par libre choix ;
I1 me serait très doux de croire —
Oui, c’est moi qui t’ai volé.

Ce que tu as donné si volontiers
Tе rapportera un gain splendide ;
Mon repos, ma vie en fleur,
Je te les donne volontiers, accepte-les !

Ne plaisante pas ! Ne parle pas de ruine !
L’amour ne nous fait-il pas riches ?
Quand je te tiens dans mes bras,
Mon bonheur ne le cède à aucun autre.

(Johann Wolfgang Von Goethe)

 

Recueil: Goethe Le Divan
Traduction: Henri Lichtenberger
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :