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Posts Tagged ‘stupidité’

Si nous avions une vision (George Eliot)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2019


 


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Si nous avions une vision et un sentiment aigus de toute la vie humaine ordinaire,
cela équivaudrait à entendre l’herbe pousser
et le coeur de l’écureuil battre,
et alors, nous mourrions de cette clameur
située de l’autre côté du silence.
Les choses étant ce qu’elle sont,
les plus rapides d’entre nous circulent bien emmitouflés
dans une épaisse couche de stupidité.

(George Eliot)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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L’unique joie au monde (Cesare Pavese)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2018



 

Tatiana Deriy -   (33) [1280x768]

L’unique joie au monde est de commencer.
Il est beau de vivre car vivre c’est commencer, toujours, à chaque instant.
Quand ce sentiment fait défaut – prison, maladie, habitude, stupidité –
on voudrait mourir.

(Cesare Pavese)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Tatiana Deriy

 

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Proverbes de l’Enfer (2) (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2017



Illustration 
    
Proverbes de l’Enfer (2)

L’Éternité est amoureuse des ouvrages du temps.

L’abeille affairée n’a pas de temps pour le chagrin.

Les heures de la stupidité sont mesurées par l’horloge;
mais celles de la sagesse ne sont à la mesure
d’aucune horloge.

Nulle nourriture saine n’est pour le filet ou dans la trappe.

Sors les nombres, les poids et les mesures
dans le temps de la disette.

Nul oiseau ne s’élève trop haut, s’il vole de ses propres ailes.

Un cadavre ne se venge pas des torts qui lui sont faits.

L’acte le plus sublime : placer un autre avant toi.

Si le sot persistait dans son absurdité, il deviendrait sage.

La sottise est le manteau de la canaillerie.

La Honte est le manteau de l’Orgueil.

***

Eternity is in love with the productions of time.
The busy bee has no time for sorrow.
The hours of folly are measur’d by the clock, but of wisdom: no clock can measure.
All wholsom food is caught without a net or a trap.
Bring out number weight & measure in a year of dearth.
No bird soars too high, if he soars with his own wings.
A dead body revenges not injuries.
The most sublime act is to set another before you.
If the fool would persist in his folly he would become wise.
Folly is the cloke of knavery.
Shame is Prides cloke.

(William Blake)

 

Recueil: William Blake
Traduction: Georges Bataille
Editions: Fata Morgana

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C’ETAIT UN DIMANCHE (Gaston Couté)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2017



C’ETAIT UN DIMANCHE

Qu’il est loin le jour de notre rencontre !
Pourtant, vois la croix que mon doigt te montre
En face d’un Saint du calendrier ;
Ou si, par hasard, ton cœur se rappelle,
Cherche dans ton cœur ; tu verras, ma belle,
Que c’était encore au printemps dernier…

Refrain

Ce jour-là c’était un jour de dimanche.
Nous étions au bois à courir tous deux ;
Les petits oiseaux chantaient dans les branches…
Nous, dans les sentiers, nous faisions comme eux.

On chantait l’amour, Dieu de la jeunesse,
Qui fleurit les cœurs où luit sa caresse,
Comme le printemps fleurit les buissons…
A leurs becs mignons, à nos lèvres folles
C’était le même air, les mêmes paroles,
Et c’était toujours la même chanson.

Refrain

Ce jour-là c’était un jour de dimanche.
Le soleil de Mai brillait dans les cieux ;
Les petits oiseaux s’aimaient dans les branches…
Nous, sur l’herbe en fleur, on a fait comme eux.

Mais après le temps des extases saintes,
Des baisers brûlants, des folles étreintes,
Nous vîmes venir le dégoût prochain,
L’insipidité des fausses caresses
La stupidité des vaines promesses
Et notre amour mort au bout du chemin.

Refrain

Ce jour-là c’était un jour de dimanche.
La neige tombait tristement des cieux ;
Les petits oiseaux mouraient dans les branches…
Notre pauvre amour avait fait comme eux.

Souvent, maintenant, alors que je songe
Même à nos douleurs, même à tes mensonges
Dans l’ennui profond où je suis tombé
Je rêve qu’un jour prochain nous rapproche
Et souventes fois je fais le reproche
A mon cœur naïf de s’être trompé.

Refrain

Mignonne, aujourd’hui c’est encor dimanche
Si nous allions au bois tous les deux ?
De nouveaux oiseaux chantent dans les branches…
Veux-tu que l’on fasse encore comme eux ?

(Gaston Couté)

Illustration: Fabienne Contat

 

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TENZONE (Ezra Pound)

Posted by arbrealettres sur 20 décembre 2015




TENZONE

Allez-vous les accepter?
(c’est-à-dire ces chansons).
Comme une fille craintive le centaure
(ou le centurion),
Déjà elles vous fuient, hurlant de peur.

Serez-vous touchés par les vraisemblances?
Nul ne peut tenter leur vierge stupidité.
Je vous en prie, critiques amicaux,
N’essayez pas de m’offrir un public.

Indompté, je vis avec mes semblables
sur les hauteurs escarpées;
leurs recoins secrets
Reconnaissent l’écho de mes talons,
dans la froide lumière,
dans l’obscurité.

(Ezra Pound)

Illustration: David Caspar Friedrich

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