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Poésie

Posts Tagged ‘submerger’

Un petit lambeau (Thomas Vinau)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2019




    
Un petit lambeau

Il arrive au fil du temps
et des événements
qui nous submergent
que certains de nos actes
fassent de nous un peu moins
que ce que nous étions
c’est comme arracher soi-même
un petit lambeau de son coeur
Il arrive au fil du temps
qu’on nous pardonne
qu’on se pardonne
qu’on vive avec
qu’on vive sans
mais jamais
que la chair
ne revienne

(Thomas Vinau)

 

Recueil: Juste après la pluie
Traduction:
Editions: Alma

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Comme une vibration (Stéphane Bataillon)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2019



    

Comme une vibration.

C’est ça.

Quelque chose
comme une vibration

Qui relierait les mondes

Dont nous serions la source

Mais submergés.

(Stéphane Bataillon)

 

Recueil: Où nos ombres s’épousent Vivre l’absence
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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LACUSTRE (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2019



LACUSTRE

J’entends pleuvoir depuis tant de nuits,
Oui, j’entends la matière qui pleure…
Je suis seul… Mon esprit me conduit
Au loin, vers les lacustres demeures.

Je crois dormir sur du bois mouillé,
Une vague énorme me submerge —
Je sursaute et je rêve, égaré,
Que le pont est resté sur la berge.

Un vide s’étend entre les âges,
Je me trouve porté en ces temps…
Et je sens sous cette pluie en rage
Les pilotis s’écrouler, lourdement.

J’entends pleuvoir depuis tant de nuits,
Et je sursaute et passent les heures…
Je suis seul… Mon esprit me conduit
Au loin vers les lacustres demeures.

(George Bacovia)

Illustration

 

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De ton coeur monte (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2018



Illustration: Freydoon Rassouli  
    
De ton coeur
monte
ton arôme
comme depuis la terre
la lumière jusqu’à la cime du cerisier :
sur ta peau j’arrête
ton battement
et je hume
la vague de lumière qui monte,
le fruit submergé
dans sa senteur,
la nuit que tu respires,
le sang qui parcourt
ta beauté
jusqu’au baiser
qui m’attend
sur ta bouche.

(Pablo Neruda)

 

Recueil: Nouvelles odes élémentaires
Traduction: Jean-Francis Reille
Editions: Gallimard

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Dans la maison du bord de mer (Yang Lian)

Posted by arbrealettres sur 7 mai 2018



 

dans la maison du bord de mer tu regardes les masques
quand les reflets de l’eau dansent
sous chaque visage à l’infini d’autres visages

parlent de concert avec clarté
les yeux leurs ondes te submergent
tu t’écoules alors tu comprends : tu es toutes choses

(Yang Lian)

Illustration: Elisabeth Baysset

 

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Plonge au fond du rêve (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 7 mai 2018



plonge au fond du rêve
qu’un slogan ne te submerge
(l’arbre est ses racines
et le vent du vent)

fie-toi à ton cœur
quand s’embrasent les mers
(et ne vis que d’amour
même si le ciel tourne à l’envers)

honore le passé
mais fête le futur
(et danse ta mort
absente à cette noce)

ne t’occupe d’un monde
où l’on est héros ou traître
(car dieu aime les filles
et demain et la terre)

***

dive for dreams
or a slogan may topple you
(trees are their roots
and wind is wind)
trust your heart
if the seas catch fire
(and live by love
though the stars walk backward)
honour the past
but welcome the future
(and dance your death
away at the wedding)
never mind a world
with its villains or heroes
(for good likes girls
and tomorrow and the earth)

(Edward Estlin Cummings)

Découvert chez Lara ici

Illustration

 

 

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FLEUR DÉFENDUE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2018



Illustration: Wang Shiyan

    

FLEUR DÉFENDUE
Li-Taï-Pé

Sous la claire lune d’automne, l’eau agitée secoue ma barque.
Solitaire, je vogue sur le lac du Sud, et je cueille des lotus blancs.

Oh ! qu’elle est belle, la blanche fleur du lotus !…
Qu’elle est délicate et délicieuse !

Un ardent désir me dévore de lui avouer la passion qu’elle m’inspire.

Hélas !… une tristesse mortelle submerge mon cœur…
l’embarcation s’en va à la dérive, sur les eaux narquoises,
qui s’en font un jouet.

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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Quand je te perdais de vue (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2018



quand je te perdais de vue
t’abandonnais à toi-même
c’est que la nuit
me submergeait

(Charles Juliet)

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Passent les heures (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2018



Passent les heures

dans l’âme vacante
ne subsiste plus
que le désir de la vie
la plus haute

la douce lumière
s’avive

submergé
par un amour
sans raison

(Charles Juliet)


Illustration: Fabienne Contat

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À pas très lents (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017




    

À pas très lents, la raison me quittait
Devant la porte de l’aimée.
La nuit chassait le printemps clair
Tandis que mon désir croissait.

Pleurant, de passion épuisé,
J’étouffais des sanglots amers.
Et remuait, se dédoublant,
La pensée insensée, dolente.

Elle a pénétré le silence
De mon âme qui délirait,
Elle a submergé mon printemps
De sa vague noire et muette.

La nuit chassait le printemps clair,
Mon coeur se glaçait sur la tombe.
À pas très lents, la raison me quittait,
Je pensais froidement à l’aimée.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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