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Ton âme était un chaton (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2018




    
Ton âme était un chaton qui poussait la pelote ensoleillée de la vie,
reculant parfois une seconde de stupeur,
reprenant son jeu à la seconde suivante.

(Christian Bobin)

 

Recueil: Carnet du soleil
Traduction:
Editions: Lettres Vives

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La pluie (Yi Pyông-Ki)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2018


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Je vois que tu es sur le point de partir
Tes bagages sont faits
L’innocente pluie a débuté, elle tombe depuis l’aube
Pluie, continue à tomber jusqu’à demain!
Et les jours suivants!

(Yi Pyông-Ki)

Illustration

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Les pas (Mohammed Dib)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2018



Illustration
    
Les pas

Dans la neige,
Des marques de pas.

Cela portait des griffes.
Et lui : mais de quoi ?

À qui demander :
Il n’y avait personne.

Dans une marque
Il mit un pied d’abord.

Et il s’en alla,
Un pied dans la suivante.

(Mohammed Dib)

 

Recueil: Poésies
Traduction:
Editions: De la Différence

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Et nous allons tous deux du même pas (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2018



Illustration: Paul Klee
    
Et nous allons tous deux du même pas
si maladroit, ô ma soeur siamoise.
Que je m’arrête et tu t’arrêteras,
toi ma suivante et toi ma soeur éteinte
dès que mon feu ne brûle plus dans l’âtre.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Albin Michel

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Emmêlements (Henri Michaux)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2017



Illustration: Marchal Mithouard
    
Emmêlements
attaques qui ressemblent à des plongeons
nages qui ressemblent à des fouilles
bras qui ressemblent à des trompes

Allégresse de la vie motrice
qui tue la méditation du mal
on ne sait à quel règne appartient
l’ensorcelante fournée qui sort en bondissant

animal ou homme
immédiat, sans pause
déjà reparti
déjà vient le suivant
instantané
comme en des milliers et des milliers de secondes
une lente journée s’accomplit

(Henri Michaux)

 

Recueil: Face aux verrous
Editions: Gallimard

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JE VEUX (Carlos Drummond de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2017



    

JE VEUX

Je veux que chaque jour de l’année
chaque jour de la vie
de demi-heure en demi-heure
de cinq en cinq minutes
tu me dises: Je t’aime.
En t’entendant dire : Je t’aime,

je crois, sur le moment, que je suis aimé.
Dans le moment précédent
et dans le suivant,
comment le savoir?

Je veux que tu me répètes jusqu’à exhaustion
que tu m’aimes que tu m’aimes que tu m’aimes.
Faute de quoi s’évapore l’aimance
car en disant: Je t’aime,
tu démens
tu effaces
ton amour pour moi.

J’exige de toi le perpétuel communiqué.
Je n’exige que cela,
cela toujours, cela toujours davantage.

Je veux être aimé par et dans ta parole
et ne connais, en dehors d’elle, d’autre manière
de reconnaître le don amoureux,
la parfaite manière de se savoir aimé :
amour à la racine de la parole
et dans son émission,
amour
bondissant de la langue nationale,
amour
changé en son
vibration spatiale.

Dans le moment où tu ne me dis pas :
Je t’aime,
inexorablement je sais
que tu as cessé de m’aimer
que jamais tu ne m’as aimé auparavant.

Si tu ne me dis pas urgent répété
je t’aimaimaimaimaime,
vérité fulminante que tu viens juste d’inventer,
je me précipite dans le chaos,
cette collection d’objets de non-amour.

(Carlos Drummond de Andrade)

 

Recueil: La machine du monde et autres poèmes
Traduction: Didier Lamaison et Claudia Poncioni
Editions: Gallimard

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Le mot dit ne s’efface pas (Yves Boisvert)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2017



Le mot dit ne s’efface pas
à moins de l’ôter de sa mémoire
et de le remplacer par son suivant
et puisqu’il faut des mots
ils sont ce qui nous reste
quand tout le monde s’en va

(Yves Boisvert)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration

 

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