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Poésie

Posts Tagged ‘suivre’

Le vent rapide (Didier Carhen)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017




    
Le vent
Rapide

La nuit
Aventureuse

Suivre cela…

J’aiguise en moi
Le souffle

(Didier Carhen)

 

Recueil: Les septs livres
Traduction:
Editions: La lettre volée

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MARINE (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2017



MARINE

Je te regarde et le soleil grandit
Il va bientôt couvrir notre journée
Éveille-toi cœur et couleur en tête
Pour dissiper les malheurs de la nuit

Je te regarde tout est nu
Dehors les barques ont peu d’eau
Il faut tout dire en peu de mots
La mer est froide sans amour

C’est le commencement du monde
Les vagues vont bercer le ciel
Toi tu te berces dans tes draps
Tu tires le sommeil à toi

Éveille-toi que je suive tes traces
J’ai un corps pour t’attendre, pour te suivre
Des portes de l’aube aux portes de l’ombre
Un corps pour passer ma vie à t’aimer

Un cœur pour rêver hors de ton sommeil.

(Paul Eluard)

Illustration

 

 

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On s’amusait sous la lumière jaune (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



    
On s’amusait sous la lumière jaune,
Le cercle, près des murs, rétrécissait,
La masse des danseurs se dédoublait sans cesse,
Et j’avais l’illusion qu’un ami me suivait.

Le désir faisait se soulever les poitrines,
Sur les visages la chaleur se reflétait.
Je déambulais rêvant de miracle,
Et j’étais accablé par leurs désirs lascifs…

On eût dit que, derrière le voile de poussière,
Quelqu’un vivait, caché parmi la foule,
Et son étrange regard épiait sans cesse,
Et sa voix s’élevait, et chantait et parlait…

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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Je déplie une carte (Valérie Canat de Chizy)(Marie-Noëlle Agniau)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017




    
1

Je déplie une carte
pour savoir où tu es

quel chemin suivre
dans les méandres

si les animaux traversent
les champs déserts

si comme eux
un frisson court en moi.

2

J’attends la neige
qui ne vient pas

principe actif : me perdre

les yeux en l’air,
émerveillés.

(Valérie Canat de Chizy)(Marie-Noëlle Agniau)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Le poème correspondant
Traduction:
Editions: La Porte

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Et j’ai gravi tous les sommets (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



Illustration: Renaud Baltzinger
    
Et j’ai gravi tous les sommets,
J’ai contemplé les autres cieux,
Ma torche était l’oeil du hibou,
Et la rosée céleste du matin.

Suis-moi! Ton regard me supplie,
Tu crois aux paroles semées,
Comme si je devais deux fois
Boire la coupe empoisonnée !

Oh! non, j’ai détruit mes indices,
Et mes pas ne sont plus que cendre !
Tout demeurera inchanté,
Jusqu’au retour de cette Etoile —

L’Étoile, dont je saurai l’approche —
Il me faudra rendre au centuple
Et la grandeur et la bassesse
Que je traîne comme un fardeau!

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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La Chanson d’Ophélie (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



Illustration: Arthur Spear
    
La Chanson d’Ophélie

Hier, il m’a dit tant de mots,
Murmuré tant de mots terribles…
Il partit par la route chagrine
Et moi, ce que fut la veillée —
je l’ai oublié.

Était-ce hier — ou longtemps?
Pourquoi est-il silencieux?
Je n’ai pas retrouvé mes lys dans le champ,
Je n’ai pas cherché le saule —
Le saule pleureur.

Hier encore! C’est à moi, pourtant,
Que ces mots s’adressaient — ces baisers…
Je ne sais, j’oublierai — je tairai,
Ce que murmuraient les rives —

murmuraient les rives.
pans chaque brin d’herbe je voyais
Son visage chéri, et terrible…
ll suivit le même sentier
par où s’en alla le passé —

s’en alla le passé…
Dans les champs me suis réfugiée,
Et s’en est allé le chagrin.
Était-ce hier — ou longtemps?
C’est à moi que s’adressaient ces mots, ces baisers —
et tous ces baisers.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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PEINE DE MORT (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



PEINE DE MORT

Je suis prêt à vous suivre
C’est encore une chance de vivre
Un moyen comme il faut pour mourir
Et l’idée d’être un homme
Me donne envie de rire

Regarde-moi
Je ne veux que tes yeux pour me photographier
Tes cils sont plus secrets que les fils barbelés

Je pars sans haine et sans défense

Oh sont les clés de mon enfance
Le dernier carré de ciel bleu
Et ceux qui partageaient leur coeur
Pour me donner la préférence.

(René Guy Cadou)

Illustration: Benoit Colsenet

 

 

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Des œufs dans la haie (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2017




    
Des œufs dans la haie
Fleurissent l’aubépine
Voici le retour
Des marchands forains
Et qu’un gai soleil
Pailleté d’or fin
Éveille les bois
Du pays voisin
Est-ce le printemps
Qui cherche son nid
Sur la haute branche
Où niche la pie ?
C’est mon cœur marqué
Par d’anciennes pluies
Et ce lent cortège
D’aubes qui le suit

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

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Ma solitude (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2017



 

Eugeniusz Zak - Tutt'Art@ (61)

Ma solitude

Pour avoir si souvent dormi
Avec ma solitude
Je m´en suis fait presqu’une amie
Une douce habitude
Ell’ ne me quitte pas d´un pas
Fidèle comme une ombre
Elle m´a suivi ça et là
Aux quatre coins du monde

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Quand elle est au creux de mon lit
Elle prend toute la place
Et nous passons de longues nuits
Tous les deux face à face
Je ne sais vraiment pas jusqu’où
Ira cette complice
Faudra-t-il que j´y prenne goût
Ou que je réagisse?

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

Par elle, j´ai autant appris
Que j´ai versé de larmes
Si parfois je la répudie
Jamais elle ne désarme
Et si je préfère l´amour
D´une autre courtisane
Elle sera à mon dernier jour
Ma dernière compagne

Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude

(Georges Moustaki)

Illustration: Eugeniusz Zak

 

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L’imago gravit le tronc (Takao Fujiwara)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2017



cigale

L’imago gravit le tronc
suivi des yeux
par la dépouille de la cigale

(Takao Fujiwara)

Illustration

 

 

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