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Poésie

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Celle qui le saisit et ne peut le nommer (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2018



Celle qui le saisit et ne peut le nommer,
celle qui se blottit sur son coeur qu’elle espère,
libérant les captifs quand elle est prisonnière,
et se confie avec tendresse au Suppliant,
celle qui tremble de confiance, abandonnée
par le pur amour, dans ce combat sans appui
pareil à un embrassement, oui, c’est bien elle
dont l’essence est lumière au sein noir de la nuit,
trépas qui est passage, et paix de la prière.

(Jean Mambrino)


Illustration: Caspar David Friedrich

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Je crois entendre (Mathieu Bénézet)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2017



Illustration: Filippo Vitale
    
Je crois entendre. Un bruit
d’écluse. Je me vide. Je débonde.
Courbée sous l’averse. Comme il fait
froid. Chaque nuit et chaque nuit
mon corps roule et roule sur des berges.
Dans un fleuve. Sous des camions. Dans
des bennes. Détruit. Immobile.
Je voudrais que tu saches. On me frappe
aux tempes. On me frappe aux
tempes. Dans mon sexe suppliant
si bas. Nudité brisée.

(Mathieu Bénézet)

 

Recueil: Pourquoi ce corps que je n’ai pas
Editions: Fissile

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Comme un trait brûlant (Martine Broda)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



 

ce recommencement

comme un trait brûlant
la peau et suppliant
l’énigme désirer

ce recommencement tant

quand lasse
incline

un regard un retrait une

(Martine Broda)

Illustration: Odile Wysocki-Grec

 

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