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Poésie

Posts Tagged ‘sur-le-champ’

Création d’un poème (Richard Brautignan)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2019




Illustration: Georges Braque
    
création d’un poème

Un oiseau gracieux
se cogne contre
la beauté cruelle de la nuit
et pond sur-le-champ
un oeuf enchanté.

***

creation of a poem

A delicate birdhit against
night’s cruel beauty
and promptly laid
an enchanted egg.

(Richard Brautignan)

 

Recueil: Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus
Traduction: Thierry Beauchamp / Romain Rabier
Editions: Points

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Cela me frappait – chaque Jour – (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2018


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Cela me frappait – chaque Jour –
Foudre aussi neuve
Que si la Nue se fendait sur-le-champ
Pour vomir le Feu –

Cela me brûlait – dans la Nuit –
Et Calcinait Mon Rêve –
Et se ravivait à mes yeux –
A chaque retour du Matin –

Je croyais l’Orage – chose brève –
La plus Folle – la plus vite –
Mais de Ceci la Nature a perdu la Date –
Elle l’a laissé dans le Ciel –

(Emily Dickinson)

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Ballade du pauvre (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2018



Ballade du pauvre

– Mon brave homme, dis-moi combien pour ce berceau?
– Il est petit, l’enfant, il lui faut ce berceau.
– Je suis roi et les rois ont l’or avec la force,
II me faut ce berceau ou de gré ou de force.

Si le pauvre, lon-la, n’obéit sur-le-champ,
Le roi fera venir ses soldats sur-le-champ.
Le pauvre homme a lancé le berceau dans le lac,
Et puis c’est son enfant qu’il jette dans le lac.

Il rit, il pleure, il rit, le pauvre homme en prison.
Et de rire et de rire il éclate en prison.
Le monde des méchants n’aura pas son enfant,
Dans le monde des lacs il est bien mieux, l’enfant.

(Attila Jozsef)

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Zèbre (Alain Serres)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



Zèbre
libère
sur-le-champ
ton beau
cheval blanc

(Alain Serres)

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Nulle femme n’est vertueuse (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2016



Nulle femme n’est vertueuse
qui ne se donne à son amant
sur-le-champ.

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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Pas de joie plus violente (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2015




Pas de joie plus violente que de trouver une âme pure:
on voudrait mourir sur-le-champ.

(Christian Bobin)

Illustration: Herbert Draper

 

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Un éclat de rire de jeune fille (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2015




Un éclat de rire de jeune fille retentit dans l’air du chemin.
Elle a ri des propos de quelqu’un que je ne vois pas.
Je me souviens sur-le-champ d’avoir entendu.
Mais si l’on me parle maintenant de l’éclat de rire d’une fille du chemin,
Je dirai : non, les montagnes, les terres sous le soleil, le soleil, ici la maison,
Et moi qui n’entends que le sourd bruissement du sang qui bat dans ma vie des deux côtés de ma tête.

(Fernando Pessoa)

Illustration: Cali Rezo

 

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D’un fruit qu’on laisse pourrir à terre, il peut encore sortir un nouvel arbre (René Daumal)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2015



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D’un fruit qu’on laisse pourrir à terre,
il peut encore sortir un nouvel arbre.
De cet arbre, des fruits nouveaux par centaines.

Mais si le poème est un fruit,
le poète n’est pas un arbre.

Il vous demande de prendre ses paroles
et de les manger sur-le-champ.
Car il ne peut, à lui tout seul, produire son fruit.

Il faut être deux pour faire un poème.
Celui qui parle est le père,
celui qui écoute est la mère,
le poème est leur enfant.

Le poème qui n’est pas écouté
est une semence perdue.
Ou encore : celui qui parle est la mère,
le poème est l’oeuf
et celui qui écoute est fécondateur de l’oeuf.

Le poème qui n’est pas écouté devient un oeuf pourri.

C’est à cela que songeait, dans sa prison,
un poète condamné à mort.
C’était dans un petit pays qui venait d’être envahi par les armées d’un conquérant.
On avait arrêté le poète
parce que, dans une chanson qu’il chantait sur les routes,
il avait comparé la tristesse qui rongeait jusqu’à l’os la chair de son corps
aux fumées meurtrières qui avaient brûlé jusqu’au roc la terre de son village.

(René Daumal)

texte ici: http://wikilivres.ca/wiki/Les_Derni%C3%A8res_Paroles_du_po%C3%A8te

 

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Beauté féroce (Alphonse Allais)

Posted by arbrealettres sur 3 septembre 2015


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Oui dès l’instant que je vous vis
Beauté féroce, vous me plûtes
De l’amour qu’en vos yeux je pris
Sur-le-champ vous vous aperçûtes
Ah ! Fallait-il que vous me plussiez
Qu’ingénument je vous le dise
Qu’avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu’enfin je m’opiniâtrasse
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m’assassinassiez

(Alphonse Allais)

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