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Pourtant l’amour (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2019




    
Pourtant l’amour
se conforme à l’amour.
Il n’est couple d’oiseaux qui ne ressemble au nôtre.
Et du haut de leur toit, ils nous regardent
avec un rayonnement,
ils évoquent le temps où les bêtes parlaient,
leur parlaient à eux, les oiseaux,
tandis que se taisaient les hommes,
maintenant si bavards.
Il nous faudrait connaître le monde par leurs pépiements
si confidentiels à présent
que nous ne les déchiffrons pas.
Nous resterions assis sous leurs arbres,
et les écouterions comme les enfants
écoutent le maître.
Notre silence,
et la sûreté de leur pépiement
nous aiderait à vivre.

(Marie-Claire Bancquart)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Toute minute est première
Traduction:
Editions: Castor Astral

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Credo (Lucien Jacques)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2018



Credo

Je crois en l’homme, cette ordure.
Je crois en l’homme, ce fumier,
Ce sable mouvant, cette eau morte.

Je crois en l’homme, ce tordu,
Cette vessie de vanité.
Je crois en l’homme, cette pommade,
Ce grelot, cette plume au vent,
Ce boute-feu, ce fouille-merde.
Je crois en l’homme, ce lèche-sang.

Malgré tout ce qu’il a pu faire
De mortel et d’irréparable.
Je crois en lui
Pour la sûreté de sa main,
Pour son goût de la liberté,
Pour le jeu de sa fantaisie.

Pour son vertige devant l’étoile.
Je crois en lui
Pour le sel de son amitié,
Pour l’eau de ses yeux, pour son rire,
Pour son élan et ses faiblesses.

Je crois à tout jamais en lui
Pour une main qui s’est tendue.
Pour un regard qui s’est offert.
Et puis surtout et avant tout
Pour le simple accueil d’un berger.

(Lucien Jacques)

Illustration: Castanheira Amilcar

 

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Laissez-moi… (Gerrit Achterberg)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2017



Laissez-moi…

Laissez-moi vous réduire à un chant,
qui sera dedans en sûreté,
votre jubilation sans nom,
afin qu’elle soit disponible
lorsque je ne saurai plus distinguer
qui je suis parmi les gens.

***

Laat mij…

Laat mij u tot een lied herleiden,
dat er in zal geborgen zijn,
uw nameloos verblijden,
opdat het zal voorhanden zijn
als ik niet meer kan onderscheiden
wie ik tussen de mensen ben.

(Gerrit Achterberg)

 

 

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