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Posts Tagged ‘sursaut’

Pas d’espoir aujourd’hui (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



    

pas d’espoir aujourd’hui. quelques sursauts datant d’hier. grâce
détenue à l’unanimité

.

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Chaque matin (Roja Chamankar)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2017




    
Chaque matin

Chaque matin
Je me réveille en sursaut
Je me dépêche
J’accroche les dauphins bleus à ma chevelure
Je mets du rose sur mes lèvres
Suivant les traces de tes lèvres
Je mets la table
Et je t’appelle

Puis
Je me souviens
Depuis l’automne
Tu n’es plus là
Et moi, je me suis réveillée en sursaut
Je me suis dépêchée
J’ai accroché les dauphins bleus à ma chevelure
J’ai mis du rose sur mes lèvres
Suivant les traces de tes lèvres
J’ai mis la table et puis
Je t’ai appelé…

(Roja Chamankar)

Recueil: Quand on n’a que l’amour
Editions: Bruno Doucey

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NORTHAMPTON 1922 – SAN FRANCISCO 1939 (Kenneth Rexroth)

Posted by arbrealettres sur 10 octobre 2017




    
NORTHAMPTON 1922 – SAN FRANCISCO 1939

Toute la nuit la pluie transperce le brouillard.
Les yeux ouverts, je me retourne sur l’oreiller défait.
Des cornes de brume gémissent sur la mer déserte.
Combien de temps
Depuis cette nuit où les fleurs de poirier.

Tremblaient dans la lumière palpitante de la lune ?
Je suis réveillé en sursaut
Par cette odeur âcre et charnelle des fleurs de poirier.
Quelque part dans le monde, je suppose,
Tu es toujours en vie, la quarantaine, mère de famille,
Des enfants au seuil de la jeunesse.

(Kenneth Rexroth)

 

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LE FUSIL (Srecko Kosovel)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2017



 

William Burroughs ShotgunArt

LE FUSIL

Auprès de mon lit
J’ai un fusil.
Quand je suis malade
Et que je me réveille en sursaut,
La nuit,
J’ouvre la fenêtre et tire dans le ciel
(Houle dénouée, l’azur paisible porte
Les étoiles par-delà les monts)
En signe de désespoir.
Autour de moi scintillent
Tous mes frères, les morts,
Mes jeunes frères sans yeux.

Et je tire au secours,
Parce qu’il me semble que tout
Brûle autour de moi,
Autour d’eux.

Mon frère m’apporte
De l’eau claire — oh! comme je les vois
Mieux maintenant.
Puis de nouveau la nuit
Et la lourde sueur.

(Srecko Kosovel)

Illustration: William Burroughs

 

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C’est un peu comme ça (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2017



Illustration
    
C’est un peu comme ça que j’écris que je vis
un peu comme ça beaucoup comme ça
D’abord un long sommeil une grande absence
avec de loin en loin un éclair
le sursaut d’un éveil

La poésie Nella
ce n’est rien que la vie
et la vie n’est que du sommeil
tourmenté par l’éveil déchiré par l’éveil

(Christian Bobin)

 

Recueil: La Vie Passante
Editions: Fata Morgana

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La chair, pleine d’avancées maritimes (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2017



Illustration: Edward Hopper
    
La chair, pleine
D’avancées maritimes et de sursauts
elle regarde, la chair, dans la nuit aveugle
elle crie dans le silence des langues mortes
elle mangerait les pierres, étranglerait le baobab

mais ici
maintenant
chaude,
vent debout,
elle atteint, pénètre

de nouveau
elle s’accorde
avec tout.

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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Dans les odeurs descendues des lilas (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2017



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Dans les odeurs descendues des lilas
le soir s’imposait
encore chargé de couleurs

On décelait
une attente de pas familiers
sur des outils délaissés
les conquêtes de l’usure

Le murmure continu de bruits
venus d’ailleurs
sur un mur de clôture
les derniers sursauts du jour

(Georges Bonnet)

 Illustration: Claude Monet

 

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LA NUIT : EN SURSAUT (Aïgui)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2016



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LA NUIT : EN SURSAUT

La nuit, soudain
je vois, en sursaut, — entre mon visage et l’oreiller le visage d’un ami enterré :
Il est — comme du papier d’emballage / on a sorti le contenu / :
les traits — comme des plis … insupportables ces traces dénaturées!…
inerte le chagrin lui-même ! — tout — est comme fait d’une matière de plus en plus morte… —
et la douleur est révocable — sans trace — mais seulement par une douleur nouvelle : son tour sans vie ! …
l’existence — comme l’action? — d’un écourtement on dirait calculé ! … —
« tout » — comme notion ? est — comme un emballage ! … pour bruire et se dénaturer…

(Aïgui)

 

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EN BIEN OU PAS (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2016



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EN BIEN OU PAS

Les terres vides
Les mirages qui dispersent leurs trésors
Une danse sans danseurs
Un silence où monte une inquiétude
Juste un reste de fatigue
Et une ombre qui pleure

Quelque chose vacille dans mes os
C’est toujours le même appel
Le même sursaut
Qui porte ce que je suis à la limite extrême
Où moins je me ressemble
Où moins je me rassemble

Un soleil de fortune
M’a tiré par la main
On fredonne ce refrain
Sans illusion aucune
Qui voudrait d’un sursis
D’un an ou deux à la sauvette
Là-bas les équipages sentent le suint et le cuir
L’indécence gracieuse et le sang
Une sauvagerie en bien ou pas
Qui n’a jamais peur de sa perte

La course à l’arraché est ainsi
Où tombent les vieilles lunes une à une
Un tour de planète ébloui
Un soir de plus à Jaisalmer
Comme on reçoit tendrement la foudre
Au pied d’une icône incendiaire

(André Velter)

 

 

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L’OEIL NU (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2016



L’OEIL NU

Il n’y a rien à proscrire
Chaque caresse risque sa peau
Il y a tout à écrire
Merveille volupté maléfice
Fascination ou sursaut

Abandonnant l’amulette de chiffon
D’un amant sans remords
Qui ne s’était pas cherché d’abri
J’ai coupé au travers du bois mort

Le va-et-vient d’une lanterne
A réveillé le bel orage
Vers les cinq heures du matin
En laissant un lit défait
Comme les rives d’un mirage

Pour aller où je sais
Aucune panique à bord
Le poème prend tout de vitesse
Et le temps qui me reste
Peut se voir à l’oeil nu

(André Velter)

Illustration: Odilon Redon

 

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