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LES FILS D’OR DE L’ESPOIR (Patricia Ruiz-Gamboa)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2018




    
LES FILS D’OR DE L’ESPOIR

Au vent qui vient de l’horizon
J’ai confié un jour ma peine
Et ma vallée d’illusions
Pour qu’avec lui il m’emmène,

Mais il ne m’a pas écoutée.

Au ciel qui recouvre mon toit
J’ai confié un jour mes rêves
Et ma profession de foi
Pour qu’à travers lui, je voie,

Mais il ne m’a pas écoutée.

A l’orage qui m’a brisée
J’ai confié un jour mon sort
Et le sens de mes idées
Pour qu’il me ramène au port,

Mais il ne m’a pas écoutée.

Aux étoiles qui brillent au ciel
J’ai confié un jour ma vie
Et mes musiques en sommeil
Pour qu’elles m’offrent l’aube en sursis,

La Poésie s’est présentée…

(Patricia Ruiz-Gamboa)

 

Recueil: Concerto pour une plume
Traduction:
Editions: ARCAM

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Je bâtis mon silence (Emmanuelle Le Cam)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018




Illustration: Johann Heinrich Füssli
    
Je bâtis mon silence.
Vide guide mes pas.
Visite mes rêves.
En démolit
l’architecture
raffinée.

Dehors, au-dehors.
Suis à l’extérieur
de ma chair.
En sursis.

(Emmanuelle Le Cam)

 

Recueil: Unique demeure
Traduction:
Editions: Le dé bleu

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Nous sommes tenus au secret (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2017



 

Illustration

    

Nous sommes tenus au secret
par des assesseurs inconstants.
Nous n’exprimons que le silence
qui est l’envers de la parole,
ou le souffle en sursis.
De cet acte cruel en vérité
subsiste le goût de la cendre,
de l’amertume et de la douleur.
Nous taire est devenu ce langage
dont le vent a porté très haut
la connaissance et le respect.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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EN BIEN OU PAS (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2016



jaisalmer-25

EN BIEN OU PAS

Les terres vides
Les mirages qui dispersent leurs trésors
Une danse sans danseurs
Un silence où monte une inquiétude
Juste un reste de fatigue
Et une ombre qui pleure

Quelque chose vacille dans mes os
C’est toujours le même appel
Le même sursaut
Qui porte ce que je suis à la limite extrême
Où moins je me ressemble
Où moins je me rassemble

Un soleil de fortune
M’a tiré par la main
On fredonne ce refrain
Sans illusion aucune
Qui voudrait d’un sursis
D’un an ou deux à la sauvette
Là-bas les équipages sentent le suint et le cuir
L’indécence gracieuse et le sang
Une sauvagerie en bien ou pas
Qui n’a jamais peur de sa perte

La course à l’arraché est ainsi
Où tombent les vieilles lunes une à une
Un tour de planète ébloui
Un soir de plus à Jaisalmer
Comme on reçoit tendrement la foudre
Au pied d’une icône incendiaire

(André Velter)

 

 

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SURSIS (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2016



 

SURSIS

Aux heures lasses de ce jour,
sauvés du doute et du suicide,
rions un peu, et tous ensemble
efforçons-nous de prolonger
la douce erreur qu’est notre vie,
puisqu’on prétend qu’un jeune atome
(dans quelle fleur, quelle cascade
ou quel poème très secret ? )
consentirait, si on l’en prie
avec tendresse, à retarder
d’un jour ou deux la fin du monde.

(Alain Bosquet)

Illustration

 

 

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Lézarde entre deux nuits (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2015



Lézarde entre deux nuits

Les ajoncs, la pierraille au sursis de l’hiver,
Haute ruine aux lambeaux de songe,
Tous les siècles de l’obscur dans le vent,
La vallée, le grand pays familier et désert.
Le couple né de ces granits, de ces racines,
Et moi qui porte au fond des mots, au fond du sang
Je ne sais quel appel, je ne sais quel écho
De ce passage de serfs et de guerriers,
De vagabonds, de paysans et de rois,
D’enfances tenaces et terrifiées,
L’effrayante ou miraculeuse saveur
D’une lézarde entre deux nuits.

(Georges-Emmanuel Clancier)

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