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Poésie

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Et surtout regarder avec innocence (Alejandra Pizarnik)

Posted by arbrealettres sur 12 novembre 2018




Et surtout regarder avec innocence.
Comme s’il ne se passait rien,
ce qui est sûr.

(Alejandra Pizarnik)

 

 

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ET SURTOUT QUE… (Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2017



ET SURTOUT QUE…

— Et surtout que Demain n’apprenne pas où je suis —
Les bois, les bois sont pleins de baies noires —
Ta voix est comme un son de lune dans le vieux puits
Où l’écho, l’écho de juin vient boire.

Et que nul ne prononce mon nom là-bas, en rêve,
Les temps, les temps sont bien accomplis —
Comme un tout petit arbre souffrant de prime sève
Est ta blancheur en robe sans pli.

Et que les ronces se referment derrière nous,
Car j’ai peur, car j’ai peur du retour.
Les grandes fleurs blanches caressent tes doux genoux
Et l’ombre, et l’ombre est pâle d’amour.

Et ne dis pas à l’eau de la forêt qui je suis ;
Mon nom, mon nom est tellement mort.
Tes yeux ont la couleur des jeunes pluies,
Des jeunes pluies sur l’étang qui dort.

Et ne raconte rien au vent du vieux cimetière.
I1 pourrait m’ordonner de le suivre.
Ta chevelure sent l’été, la lune et la terre.
I1 faut vivre, vivre, rien que vivre…

(Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz)


Illustration: John William Waterhouse

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Et surtout que… (Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2017



Et surtout que…

Et surtout que Demain n’apprenne pas où je suis
— Les bois, les bois sont pleins de baies noires —
Ta voix est comme un son de lune dans le vieux puits
Où l’écho, l’écho de juin vient boire.

Et que nul ne prononce mon nom là-bas, en rêve,
– Les temps, les temps sont bien accomplis —
Comme un tout petit arbre souffrant de prime sève
Est ta blancheur en robe sans pli.

Et les ronces se referment derrière nous,
Car j’ai peur, car j’ai peur du retour.
Les grandes fleurs blanches caressent tes doux genoux
Et l’ombre, et l’ombre est pâle d’amour.

Et ne dis pas à l’eau de la forêt qui je suis;
Mon nom, mon nom est tellement mort.
Tes yeux ont la couleur des jeunes pluies,
Des jeunes pluies sur l’étang qui dort.

Et ne raconte rien au vent du vieux cimetière.
Il pourrait m’ordonner de le suivre.
Ta chevelure sent l’été, la lune et la terre.
Il faut vivre, vivre, rien que vivre…

(Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz)


Illustration: Anne-François-Louis Janmot

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Passez nuages (Jean-Pierre Georges)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2016



Passez nuages
pauvres heures
grosses nuées porteuses
de crépitantes
gifles froides
défilez
indigentes journées
années lugubres
périclitez
projets infimes
sombrez
passions naines
étiolez-vous
désirs
et surtout ne revenez
jamais

(Jean-Pierre Georges)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration

 

 

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Etude de Pronoms (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2016



Alexey Steele  (24)
Etude de Pronoms

Ô toi ô toi ô toi ô toi
toi qui déjà toi qui pourtant
toi que surtout.
Toi qui pendant toi qui jadis toi que toujours
toi maintenant.
Moi toujours arbre et toi toujours prairie
moi souffle toi feuillage
moi parmi, toi selon !
Et nous qui sans personne
par la clarté par le silence
avec rien pour nous seuls
tout, parfaitement tout !

(Jean Tardieu)

Illustration: Alexey Steele

Découvert chez la boucheaoreilles ici

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L’Etoile de Vénus (III) (José-Maria de Heredia)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2016



Je ne saurais compter les beautés de ma Dame
Tout en elle est parfait, tout est harmonieux,
Mais l’on ne trouvera chez aucune autre femme
Ce que j’aime surtout, par-dessus tout ses yeux.

Ils sont noirs, veloutés, leur indicible flamme
Se voilant doucement sous de longs cils soyeux;
Je crois voir au travers étinceler son âme,
Je trouve en y plongeant la profondeur des cieux.

Sa céleste beauté s’éclaire à son sourire
D’une ardente lumière impossible à décrire,
Car ils ont de l’amour la noble expression.

Je veux lire son coeur dans ce sublime livre,
Sous ces feux adorés je veux aimer et vivre,
Et je voudrais mourir à leur divin rayon.

(José-Maria de Heredia)

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LE PLONGEON (Ezra Pound)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2015




LE PLONGEON

J’aimerais plonger dans l’Inconnu!
Tous ces conforts m’écrasent, m’étouffent!
Je brûle, je bous de trouver du Nouveau!
Nouveaux amis, visages nouveaux,
Lieux nouveaux!
Oh être loin
Ici j’ai tout ce que je veux
— sauf du Nouveau.
Et toi,
Mon amour, très désirée, toujours plus désirée!
Tous les murs, les rues, les pierres me dégoûtent,
La boue, la brume, le brouillard,
Toute cette circulation!
J’aurais voulu me baigner de ta présence
Mais loin d’ici!
Dans l’herbe et les champs et les collines,
Au soleil,
Oh, surtout au soleil,
Loin d’ici, parmi
des étrangers!

(Ezra Pound)

Illustration: Josephine Wall

 

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… Surtout (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 18 mai 2015




Toi qui vas revoir ma campagne
toi qui vas revoir ma maison
mon village et son horizon,
toutes mes pensées t’accompagnent…

c’est à toi que le paysage
sourira ce soir … Et demain,
tous les grands arbres du chemin
chuchoteront sur ton passage…

Mais si les gens, dans la grand’rue
semblent te toiser du regard,
dis-leur que tu viens de ma part…
et tu seras la bienvenue.

Salue pour moi monsieur le Maire
salue l’église… et le facteur,
et fais aussi, quand le jour meurt
une visite au cimetière…

Et puis quand – trop tôt à ta guise –
sonnera l’heure du retour
sur les côteaux va faire un tour,
et rapporte dans ta valise…

… la douce odeur des bois, l’odeur des foins humides,
ramène dans ton coeur la chanson des genêts,
ramène dans tes yeux le bleu ciel limpide…
… Mais ramène surtout du beurre… et des oeufs frais

(Francis Blanche)

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