Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘sycomore’

DES MOUCHES (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2018




DES MOUCHES-

Mais ce que je vois
En éclairs sous les feuilles
Alors que le soleil radieux du matin emplit le sycomore
Est un vol
De minuscules météores, rayons
En une transmutation vivante de lumière.

***

FLIES-

But what I see
Flashing under leaves
As morning sunbeams fill the sycamore tree
Is flight
Of minute meteors, rays
In living transmutation of light.

(Kathleen Raine)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

On me dit que les anges sont visibles des arbres (Charles le Quintrec)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2017



 

On me dit que les anges
Sont visibles des arbres
Qu’il suffit de monter
Au haut des sycomores
De mettre sur son front
La main grave de l’aube
Et de regarder droit
Le jour qui veut éclore
Pour les voir apparaître
Et bouger tous ensemble
Comme un vol de pigeons
Qui monte à l’horizon
Comme un vol de moutons
Sauvés des transhumances
Et qui bêlent d’audace
Au-devant du berger
Qui les mène brouter
Où le ciel les efface.

On me dit que les anges
Sont visibles des arbres
Qu’il suffit pour les voir
Dans leur terrible gloire
D’exercer sa mémoire
Et d’attendre qu’ils passent.

(Charles le Quintrec)

Illustration: Antonio Chacon

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Double absence (Edwin Muir)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2016



lune rouge nuage rose  [800x600]

Double absence

La lune rouge de rouille dessus le nuage rouge de rose,
Présents, dans l’éther, du soleil qui s’éclipse,
Qui brille pleinement sur d’autres terres à présent
Et bientôt tracera son chemin des centaines de miles
Par-delà le paisible Atlantique, ce sein tranquille.
La fumée s’élève, solide, arbre de cendres
Issu de la haute cheminée de l’abbaye. Un sycomore
Porte sur sa plus haute branche une grive qui chante,
La poitrine offerte à l’adieu du soleil enseveli.
Ces bonheurs si rares, le hasard ne les porte
Que là où l’esprit ingénieux ne se risque déjà plus,
Où l’étrange a dépassé le sens, et les laisse, seuls, à leur place.
A présent la lune s’échappe, claire, pâle, fiévreuse,
Hors de la nuée dispersée de cendres à la dérive,
Tandis qu’en mon esprit est suspendue, double absence,
La lune rouge de rouille dessus le nuage rouge de rose.

***

Double absence

The rust-red moon above the rose-red cloud,
Ethereal gifts of the absconding sun
That now is shining full on other lands
And soon will draw its track a hundred miles
Across the quiet breast of the hushed Atlantic.
The smoke grows up, solid, an ashen tree
From the high Abbey chimney. A sycamore
Holds on its topmost tip a singing thrush,
Its breast turned towards the sign of the buried sun.
Chance only brings such rare felicities
Beyond contrivance of the adventuring mind,
Strange past all meaning, set in their place alone.
Now the moon rises clear and fever pale
Out from the cloud’s dissolving drift of ashes,
While in my mind, in double absence, hangs
The rust-red moon above the rose-red cloud.

(Edwin Muir)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Cerisiers, taisez-vous! (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2016



Cerisiers, taisez-vous!

Ne criez pas si fort
On n’entend plus que vous,
Cerisiers qui partout
Faites fleurir l’aurore.

Laissez donc les coucous
Compter leurs pièces d’or.
Ne criez pas si fort,
On n’entend plus que vous.

Même le vieux hibou,
Qui d’ordinaire dort
En haut du sycomore,
Vous croit devenus fous.
Cerisiers, taisez-vous!

(Maurice Carême)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :