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Posts Tagged ‘(Sylvie Fagre G.)’

L’absence ne résout rien (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018



Illustration
    
L’absence ne résout rien

pourquoi, pourquoi ce désordre
de la mort
dans lequel bruit sans fin
l’indissoluble ?

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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Souffre que je te parle (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018



Illustration: Pablo Picasso
    
souffre que je te parle

dit la souffrance de la mère
à son enfant mort.

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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Ce qui s’inscrit sous les paupières de la passion (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018



    

Ce qui s’inscrit sous les paupières de la passion,
qui saura m’en révéler la source ?

Une forme légère, et pourtant très certaine, moule son chemin en moi.
Elle chatoie, est-ce mon âme, et me tend, avide soudain du dévoilement
et du centre, sa musique qui résonne jusqu’en la plus secrète de mes ramures.

À travers elle, c’est le coeur de mes demeures coutumières que je vois,
et ce qui me guide n’est plus seulement cette ardente nudité de la chair
mais une marque inscrite qui dit : aucune porte ne se ferme,

Ô donnez-moi la grâce d’être toujours dans cette touche de la félicité.
Et ainsi se cherche le nom au creux d’un visage qui serait la lumière.
Et l’on ne voit dans son absence que flamme accrue de l’ombre.
Et l’on pressent, éblouie, sa forme parfaite.

Savoir où fixer son regard.
Ordonner cette quête,
quitter le tourbillon
de lumière et de nuit
qui nous enferme.

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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Quand trouverai-je la réponse (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018




    
Quand trouverai-je la réponse,
l’intimité d’une réponse au vide torturant qui m’entoure ?
Et comment survivre aux défaillances et aux peurs,
replis et troubles, ciels et pentes où l’esprit s’égare ?

Sans suite et sans retour, pourtant j’avance,
je ne peux m’arrêter sur ce chemin
où le mal me ressemble aussi,
où la vie perd sa substance,
où je deviens cet effacement progressif d’un moi
qui est figure dérisoire de souffrance.

Et c’est à la lisière des nuits que m’arrive le brin de connaissance,
le plus fragile des biens que mon coeur ait conquis par tant de peine.
Fermée aux larmes, lèvres serrées, et soulevant la tête,
j’entends ce cri semé de météores,
ce cri fort d’espérance qui lapide l’obscur.

Je me penche et reçois le reflet de sa lumière.

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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Je sais les labyrinthes (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018



Illustration: Salvador Dali
    
Je sais les labyrinthes. Je sais.
On suit des routes à l’intérieur de soi pour retrouver le centre.
On pense qu’il ressemble au point ultime, sublime dit le poète,
où la vie rejoint la mort,
où se joue lumineux le fonctionnement de l’âme, au-delà.

Et l’on se retrouve à la croisée des chemins, une pierre, un instant,
le fil court de soi à soi.
Parfois l’Autre est là.
Puis il nous quitte.

Usés d’attente et de désert, nous renaissons en d’autres eaux,
nous nageons dans une autre écriture. Sans aucun oubli.
Nous traçons notre route au large
en sachant cette lumière qui fut, où nous baignâmes jadis.

Car l’amour est dans la perte et la ronce, dans l’obscur du torrent,
dans les fausses luisances et le vent des folies
mais l’on avance parés vers sa demeure
et les mots nous précèdent et l’éclairent.

L’impossible harmonie nous habite,
elle a le visage de l’innocence.

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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Parfois le jour se lève (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018



Illustration: Josephine Wall 
    
Parfois le jour se lève
et voilà qu’est atteinte l’existence.

Au-delà des prières, nous sont révélés, comme une grâce,
les signes du monde et de la vie.

Peut-être alors, en ces instants, savons-nous notre place,
et partant l’Autre, et partant l’illimité, le don,

l’appellerait-on l’amour,
ce feu de joie qui toujours nous fonde et nous dépasse.

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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Je me souviens de ce qu’il faut (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018



Illustration: Georges Jeanclos
    
Je me souviens de ce qu’il faut
d’amour, de brûlures et d’attentes
pour parler l’éternelle présence.

Cette demeure si nue
où la flamme habille, déshabille le corps,
et fait jaillir, gorgés d’étoiles,
un sein, un sexe où coulent
le plaisir et l’extase.

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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Est-il trop limpide et invisible (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018



Illustration: Gérald Lefèvre

    
Est-il trop limpide et invisible à d’autres yeux
le secret qui remplit le panier de mes jours ?

Qui mangera avec moi les fruits dont il regorge ?
Ne sont-ils pas trop acides ou trop mûrs pour d’autres bouches ?

Leur odeur berce mon âme, lui donne saveur d’éternel et couleur d’amour.
Elle peut alors rejoindre le pré nourrissant et sauvage de l’enfance première,
l’ordre pur qui attire et délivre, première porte du paradis.

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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Le monde est peuplé de tremblements (Sylvie Fagre G.)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    

Le monde est peuplé de tremblements secrets, de brûlures
qui lui viennent d’un chant au coeur de notre vie.

Son lent égrènement, sans justification,
nous ouvre à l’autre lumière.

(Sylvie Fagre G.)

 

Recueil: Frère humain
Traduction:
Editions: L’AMOURIER

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