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C’EST POURTANT BIEN L’ÉTÉ (Vangelis Kassos)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2022



Illustration: Christian Lepère
    
C’EST POURTANT BIEN L’ÉTÉ

c’est pourtant bien l’été
rien ne manque la lumière
les arbres les sourires la musique
les jeunes filles en fleurs
le soleil qui surveille
et s’occupe des convives
tout est tendre éternel
ondoyant tel un regard langoureux

à peine le galet froid va-t-il tomber
de cette fissure infime
telle une larme tu vas couler
hors du tableau

(Vangelis Kassos)

 

Recueil: Cent poèmes
Traduction: Ioannis Dimitriadis
Editions: http://www.ainigma.net

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Le saint des chats (Berceuse anglaise)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2022




    
Le saint des chats

Saint Jérôme dans son bureau avait un grand gros chat
Toujours sur les tableaux, on le voit sur son matelas
Prenait-il son lait au lit?
Et du poisson le vendredi?
Si nous perdons un chaton,
Saint Jérôme nous prierons,
Il nous aidera,
Le saint au chat.

(Berceuse anglaise)

Recueil: le chat en cent poèmes
Traduction:
Editions: Omnibus

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V. HAMMERSHOI (Cécile Coulon)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2022



Illustrations: Vilhelm Hammershøi 

    
V. HAMMERSHOI

Ce sont de longues et larges
pièces vides bleues et grises que
partout ailleurs on nomme
avancées progressives du chagrin

mais

dans la ligne du dos de cette femme
penchée à la fenêtre qu’encadrent des
mousselines blanches

mais

sur la table en bois d’aulne ou de châtaignier le
silence emmaillote la tige d’une orchidée et
foudroie les paroles vaines

mais

ce que vous nommez aisément
— vide impossible à meubler de sa propre présence —
en lui réside le paradis véritable :

vivre dans un tableau de V. Hammershoi
m’apprend à disparaître
sans esclandre.

(Cécile Coulon)

Recueil: Noir Volcan
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Frisson (Katô Shûson)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2022



Tableau de guerre atomique –
comme moi les morts ouvrent la bouche
frisson

(Katô Shûson)

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Un tableau est une combinaison de forces (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 13 novembre 2021


Chris Chapman (3)

Un tableau est une combinaison de forces.
Les couleurs, comme les mots, existent moins par elles-mêmes
que par le caractère qu’on leur donne.

Les lignes et les couleurs leur prêtent une expression.
Le volume les fait vibrer.
La sensation dicte la forme.

(Franz Hellens)

Illustration: Chris Chapman

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CHANSON POUR ELLE (Léo Ferré)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2021


 


 

Carrie Vielle (12) [1280x768]

CHANSON POUR ELLE

Si ton corps était de fine dentelle
Je le broderais par les quatre bouts
Et puis m’en ferais des nappes si belles
Que nous mangerions l’amour à genoux

Si tes yeux étaient de vieilles étoiles
De celles qu’on voit mais qui ne sont plus
J’y regarderais derrière la toile
De ce grand tableau de bleu suspendu

Si tes cheveux fous étaient la misaine
Et que de ton coeur je fisse un bateau
Tout en remontant le cours de la Seine
Tu serais Paris et moi matelot

Si ton astre noir où je m’illumine
Était le calice et si j’étais Dieu
J’y boirais la Mort jusqu’à la racine
Et puis m’en irais refaire les cieux

Si les soleils morts des plaines célestes
Descendaient un jour dans ton corps éteint
Il luirait encore à tes seins modestes
Un peu de leur flamme un peu de ma faim

Un peu de leur flamme un peu de ma faim…

(Léo Ferré)

Illustration: Carrie Vielle

 

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LA LUMIÈRE ÉBLOUIT L’INVISIBLE (Jacques Lacarrière)

Posted by arbrealettres sur 19 mars 2021



Illustration: Giorgio de Chirico
    
LA LUMIÈRE ÉBLOUIT L’INVISIBLE
(Le Philosophe et le Poète)

Un des états extrêmes qu’atteint l’homme
dans les peintures métaphysiques :
un mannequin d’osier
traversé de songes et d’énigmes.

Le ciel est sans oiseaux et les façades ont des fenêtres aveugles.
Dans la pénombre de la pièce, au premier plan,
deux Figures méditantes, de plâtre et de treillis,
contemplent un tableau posé sur un chevalet

Dehors la lumière éblouit l’invisible.

Sur un fond outremer presque vide,
le tableau dessine le trajet d’astres capricieux
ou bien la chute des Esprits élémentaires de la matière.
On peut y voir, si l’on préfère,
les théorèmes de la Nuit.

Dehors la lumière éblouit l’invisible.

Que se disent les deux Figures ?
—jusqu’où s’étend le bleu du doute ?
demande le Philosophe.
—jusqu’au parloir de l’orage,
répond le Poète.

Dehors la lumière éblouit l’invisible.

(Jacques Lacarrière)

 

Recueil: A l’orée du pays fertile
Traduction:
Editions: Seghers

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Majesté du torii (Catherine Morvan)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2021




    

Majesté du torii
Passage dans un monde d’esprits Kamis
Apaisant
Hors du temps
Reflets impressionnistes
Souffle venteux, frêle risée
Grands arbres froissés
Vaguelette rosée, frisotante,
Mille fleurs envolées
Écrin de nature
Rives aux teintes contrastées
Feuillages tendres juste éclos
Nuages d’arbustes vert profond
Coulées d’azalées rouge nacré
Ilot de camélias allure fuchsia
Tableau éphémère
Ancré dans le temps.
Flamboyant,
Un pont japonais, campé,
Vermillon écarlate
Entre terre et terre
Entre rêve et onde
Pétale blanc au gré du courant…

(Catherine Morvan)

 

Recueil: Bruissement d’elles
Traduction:
Editions: L’Harmattan

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S’asseoir sous la cascade de branches bruissantes (Brigitte Garel)

Posted by arbrealettres sur 16 janvier 2021



    

S’asseoir sous la cascade de branches bruissantes
Contempler la tendre esquisse de feuilles transparentes et moussues
Savourer l’averse de couleur de ces pompons fragiles
Caresser les mamelons baignés de lumière rasante
Plonger dans l’eau azur de la rivière nuage

Renouer, relier, fusionner
S’apaiser
Saisir avec urgence
Cet éphémère tableau
D’un avril enchanté

Murmurer avec la fontaine feuille
L’intensité de la sève toujours renaissante
Clamer avec l’azalée de papier
Le puissant vertige des saisons
Je suis un maillon du grand monde
Ne suis que cela

(Brigitte Garel)

 

Recueil: Bruissement d’elles
Traduction:
Editions: L’Harmattan

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J’écris ces vers (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2021



    

J’écris ces vers, ainsi qu’on fait des cigarettes,
Pour moi, pour le plaisir ; et ce sont des fleurettes
Que peut-être il valait bien mieux ne pas cueillir ;
Car cette impression qui m’a fait tressaillir,
Ce tableau d’un instant rencontré sur ma route,
Ont-ils un charme enfin pour celui qui m’écoute ?
Je ne le connais pas. Pour se plaire à ceci,
Est-il comme moi-même un rêveur endurci ?
Ne peut-il se fâcher qu’on lui prête ce rôle ?
– Fi donc ! lecteur, tu lis par-dessus mon épaule.

(François Coppée)

 

Recueil: Promenades et interieurs
Traduction:
Editions:

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