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Posts Tagged ‘(Tahar Ben Jelloun)’

Une forêt un cerf-volant et une femme légère qui danse (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



Dans l’obscur
il y a une faille
dans la fumée
du bleu
dans l’éclair
le désir
une forêt
un cerf-volant
et une femme légère qui danse
dans une chambre d’amour suspendue
entre deux chênes.

(Tahar Ben Jelloun)


Illustration: Lore

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Quand le miroir, las de réfléchir (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017


 


Ronnie Biccard 33dc8b61

 

Quand le miroir, las de réfléchir,
ne nous enverra aucune image,
quand le temps, privé de nos impatiences,
cessera son cours,
quand la couleur, infidèle au sens,
se mêlera à la grisaille de nos matins
il ne restera plus que la mouette
pour aller se poser sur la cime d’écume.

(Tahar Ben Jelloun)

Illustration: Ronnie Biccard

 

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Pour laver la moisissure des promesses non tenues (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



 

Ernest Pignon-Ernest  chômage

Pour laver la moisissure des promesses non tenues
La main glisse sur le mur
Trace dans l’humidité verdâtre
Le chemin de l’oubli.

(Tahar Ben Jelloun)

Illustration: Ernest Pignon-Ernest

 

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Le chagrin m’a retiré la peau (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



La nuit dévisage l’ombre
le chagrin m’a retiré la peau;
elle est tiède sous mes pieds.

(Tahar Ben Jelloun)

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La maison d’enfance (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



Illustration
    
La maison d’enfance est une source ardente.
Elle grandit dans l’oeil
Cuisine des épices venues de pays imaginaires
C’est ce parfum du matin qui enchante le passant
Et donne à l’enfant esseulé la passion des racines.

(Tahar Ben Jelloun)

 

Recueil: Que la Blessure se ferme
Editions: Gallimard

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L’homme qui prie (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



Illustration: Annagol
    
L’homme qui prie n’attend rien de sa prière
Il lève les yeux au ciel
Des mots tombent comme neige
Jonchent le sol et mangent ses pieds
L’homme se consume
Jusqu’au dernier souffle de son illusion.

(Tahar Ben Jelloun)

 

Recueil: Que la Blessure se ferme
Editions: Gallimard

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La lenteur (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



Illustration
    
La lenteur prend le temps en traître
Le corps s’assoupit et la parole respire

C’est le chemin vers le silence souverain
Le château intérieur
Les espaces infinis où scintille
L’ultime clarté du jour éternel.

(Tahar Ben Jelloun)

 

Recueil: Que la Blessure se ferme
Editions: Gallimard

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Le coeur (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017




    
Le coeur devient la cave de la mémoire
Lit, apprend, relit
Retient versets et chapitres
La peur le soulève
Les flammes de l’enfer éternel
Le réduisent à un papillon qui s’envole.

(Tahar Ben Jelloun)

 

Recueil: Que la Blessure se ferme
Editions: Gallimard

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Une naissance pudique (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



    
Une naissance pudique entre dans une demeure
En quête de lueur de la saison ouverte
La parole est ailleurs
Inutile
Nu
Le corps secoué perd ses mots
Ni deuil ni chagrin
Juste une forme de lumière brève et incandescente.

(Tahar Ben Jelloun)

 

Recueil: Que la Blessure se ferme
Editions: Gallimard

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Les ruelles sont tissées d’inconnues (Tahar Ben Jelloun)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



    

Les ruelles sont tissées d’inconnues
Au fond de la niche, une bougie allumée
C’est l’âme de l’absent
Le souffle de sa dernière douleur
Derrière la flamme,
Une histoire, une énigme
Enfermée dans un cube
Le cube est dans une maison
La maison est sur le toit
Dans le nid de la cigogne qui n’annonce aucune saison.

(Tahar Ben Jelloun)

 

Recueil: Que la Blessure se ferme
Editions: Gallimard

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