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Poésie

Posts Tagged ‘Tao’

Ah, élan du souffle (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2020



Dans l’Ouvert, toutes choses se révèlent présences
Leur voie n’est point écoulement-épuisement
Présence à présence, elles se suscitent et s’élèvent
Transformant la marche droite et horizontale
En fumée bleue de l’accueil. Corps ailés tendus
Vers le clair et le haut, mouvement même du Tao

Ah, élan du souffle, pur jaillissement, chant!

(François Cheng)

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Poème de l’Immortelle (Lan Cai He)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2020


chemin-des-nuages

Poème de l’Immortelle

Certains rêvent du chemin des nuages. Il n’en existe nulle trace.
Il passe sur les hauts pics escarpés, sur les torrents aux dragons issants.
L’herbe verdoie ici et là.
Le soleil parcourt le ciel d’Est en Ouest et bien au-delà.

Vous vouliez connaître le chemin des nuages ?
C’est partout dans l’espace.

Les hommes naissent aujourd’hui pour, tôt ou tard, mourir.
Hier, moins de trente ans, souffle puissant, muscles vigoureux,
Les voilà, plus de soixante-dix ans, épuisés de douleurs et de chagrin.
Comme la fleur de printemps, épanouie à l’aurore,
Flétrie au crépuscule.

On voudrait suivre le Tao. Le Tao s’obtient par soi-même :
Clore la porte aux visites importunes, être prêt à accueillir les génies,
Approfondir les secrets subtils à la lueur de la lune,
Scruter les raisons profondes jusqu’à l’aube.
Dix mille fois on en perd la trace.
Ainsi on parvient au Tao.

Je ris de tout le passé. Je ris tout autant de l’avenir.
Rions ensemble, sans jamais nous arrêter,
Jusqu’aux confins de l’Est, jusqu’à l’extrémité de l’Ouest.

(Lan Cai He)

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Où se trouve ce que vous appelez le Tao ? (Chang-Tzu)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2019



    

Tung-Kwo-Tze demanda à Kwang-Tze :
— Où se trouve ce que vous appelez le Tao ?
Kwang-Tze répondit :
— Partout.
L’autre dit :
— Donnez-moi un exemple. Cela vaudra mieux.
— Cette fourmi.
— Donnez un exemple pris plus bas.
— Ce brin d’herbe.
— Et plus bas encore?
— Ce tesson d’argile.
— Sûrement, vous ne pouvez rien trouver de plus bas.
— Cette merde.
Sur quoi, Tung-Kwo-Tze se tut.

(Chang-Tzu)

 

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Le Tao n’agit pas par lui-même (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2016



Le Tao n’agit pas
par lui-même.
Et pourtant
il n’est rien qu’il n’accomplisse.

Si seulement les rois et les princes
pouvaient s’y tenir,
les dix mille êtres
les suivraient dans cette voie.
Dans la voie du bonheur,
dans la voie de la perfection.

Et si
malgré tout
ils voulaient encore agir,
la simplicité suprême du Sans-Nom
les assagirait.

Ils deviendraient
alors
sans désir,
en paix,
et,
partant,
l’univers
se transformerait.
de lui-même.

(Lao Tseu)

Illustration

 

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Le Tao se répand comme un flot (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2016



Le Tao se répand comme un flot.
Sa puissance est sans limite.

Les dix mille êtres
naissent et vivent de lui
sans qu’il en soit l’auteur.

Il poursuit son oeuvre éternelle
sans vouloir rien imposer.
Il commande aux hommes
sans s’en déclarer le maître.

Il est sans désir
et dénué d’ambition.
On peut le dire petit.
Quelle erreur :
il est immense,
incommensurable.

Les dix mille êtres
retournent à lui
sans qu’il ne demande rien.

On peut alors le dire immense,
et nul ne peut le cerner.

Le sage ignore sa grandeur,
ainsi
elle se réalise d’elle-même.

A l’infini.

(Lao Tseu)

 

 

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Autrefois le Tao régnait (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2016



Autrefois le Tao régnait.
L’homme suivait
l’ordre de la nature.

Puis il advint une époque
où le Tao fut oublié et ce fut alors
l’ère de la justice des hommes.

Puis ce fut l’époque
de l’intelligence et de l’habileté.
et les ambitions
ne connurent plus de bornes.

La paix quitta les familles.
Mais c’est dans l’adversité
que se révèlent
les fils respectueux.

L’Etat sombra dans le désordre.
Mais c’est pendant l’anarchie
que surgissent
les serviteurs loyaux.

Ainsi le Tao
est toujours près de l’homme
pour le secourir.

(Lao Tseu)

 

 

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La grande perfection est comme l’eau (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



La grande perfection
est comme l’eau.
Comme elle,
elle dispense ses bienfaits
aux dix mille êtres
et ignore les luttes.
Comme elle,
elle se détourne des obstacles
et les évite,
descend vers la vallée
et demeure là
où les hommes
ne peuvent pas habiter.
C’est pourquoi
elle est proche du Tao.
Dans tout et pour tout,
la perfection commande l’humilité.
Elle demande au coeur
d’être profond comme un puits.
Dans les rapports avec les autres
elle réclame des trésors de patience.
De la parole,
elle attend la vérité.
Quand il faut gouverner,
elle impose la loyauté et l’ordre.
Quand il faut agir
elle exige la compétence.
Elle s’exerce
au moment opportun
et ne lutte jamais.
Ainsi,
elle ne peut s’égarer.

(Lao Tseu)

 

 

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La voie que l’on peut définir n’est pas le Tao (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



La voie que l’on peut définir
n’est pas le Tao,
la Voie éternelle.
Le nom que l’on peut prononcer
n’est pas le Nom éternel.
Ce qui ne porte pas de nom,
le non-être,
est l’origine du ciel et de la terre.
Ce qui porte un nom
est la mère
de tout ce que nous percevons,
choses et êtres.
Ainsi à celui qui est sans passion
se révèle l’inconnaissable,
le mystère sans nom.
Celui qui est habité
par le feu de la passion
a une vision bornée.
Désir et non désir,
ces deux états
procèdent d’une même origine.
Seuls leurs noms diffèrent.
Ils sont l’Obscurité
et le Mystère.
Mais en vérité c’est
au plus profond de cette obscurité
que se trouve la porte.
La porte de l’absolu
du merveilleux.
Le Tao.

(Lao Tseu)

 

 

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L’immobilité (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2016



L’immobilité
est le mouvement du Tao.
Dans sa faiblesse
réside sa puissance.
Tous les êtres de ce monde
sont nés du visible.
Le visible procède de l’invisible.
Car
tout est
et
n’est rien.

(Lao Tseu)

 

 

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Le Tao est le vide (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2016



Le Tao est le vide,
mais le vide
est inépuisable.
C’est un abîme vertigineux.
Insondable.
De lui
sont sortis
tous ceux qui vivent.
Eternellement,
il émousse ce qui est aigu,
dénoue le fil des existences,
fait jaillir la lumière.
Du rien, crée toute chose.
Sa pureté est indicible.
Il n’a pas de commencement.
Il est.
Nul ne l’a engendré.
Il était déjà là
quand naquit le maître du ciel.

(Lao Tseu)

Illustration et Vide Quantique

 

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