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Posts Tagged ‘tempête’

TEMPÊTE D’ÉTÉ (Liu Ji)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2019



TEMPÊTE D’ÉTÉ

Poussé par le vent vigoureux l’orage s’abat
sur la haute citadelle
Sous le poids des nuages, des coups de tonnerre
tambourinent sur la terre
L’averse apaisée, on ne sait plus où est le dragon
Seules des milliers de grenouilles coassent
dans l’étang vert

(Liu Ji)

Illustration

 

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AUXILIAIRES (René Char)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2019



AUXILIAIRES

Ceux qu’il faut attacher sur terre
Pour satisfaire la beauté,
Familiers autant qu’inconnus,
A l’image de la tempête,
Qu’attendent-ils les uns des autres?
Un nuage soudain les chasse.
Il suffit qu’ils aient existé
Au même instant qu’une mouette.

(René Char)

Illustration

 

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Crâne crâne ville tortueuse (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2019



 

skull-city

Crâne crâne ville tortueuse
dans l’allée principale les becs de gaz crevèrent
La lucidité chante son chant de diamant sauvage
sur la mousse des tempêtes

(Guy Lévis Mano)

 

 

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L’oreiller d’un enfant (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2019



 

Aron Wiesenfeld   Immigrant

L’oreiller d’un enfant

Cher petit oreiller, doux et chaud sous ma tête,
Plein de plume choisie, et blanc, et fait pour moi !
Quand on a peur du vent, des loups, de la tempête,
Cher petit oreiller, que je dors bien sur toi !

Beaucoup, beaucoup d’enfants, pauvres et nus, sans mère,
Sans maison, n’ont jamais d’oreiller pour dormir ;
Ils ont toujours sommeil, ô destinée amère !
Maman ! douce maman ! cela me fait gémir …

(Marceline Desbordes-Valmore)

Illustration: Aron Wiesenfeld

 

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Chagrin de la nuit (Tahar Bekri)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2019



Chagrin de la nuit somnolente aux rides assoupies
Lentes sont les fissures de l’aube certaine

L’étoile m’a attelé à son aile ô sourde beauté
Fol oiseau je suis dans la demeure hantée

Eclair je te pardonne mon coeur est de foudre
Fendre la montagne hâlée le silence n’est que tempête

***

The sorrow of a languid night with drowsy wrinkles
Slow in coming are the cracks of the certain dawn

The star has harnessed me to its wing o deaf beauty
Mad bird I am in the haunted abode

Lightning I forgive you my heart is made of a thunderbolt
Splitting the sunburnt mountain the silence is only storm

(Tahar Bekri)

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La voix de l’éclair te parle (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019



 

Ettore Aldo Del Vigo -  (1)

La voix de l’éclair te parle,
Renoue avec le passé
sous l’averse et la tempête
dans la nuit des girouettes
en prose et cristal français
tu ne comprends pas sa flamme.
Invente pour chaque image
l’énigme au double visage :
du dehors ou du dedans
lequel est le plus prenant ?

(Georges Libbrecht)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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NUIT D’HIVER (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2019



NUIT D’HIVER

Quand je passe par les nuits silencieuses
Et que ma pensée t’évoque
En de muettes douleurs…
O rêve, âme idéale,
Amour
Qui voudrait renaître,
Pour te faire frissonner de volupté…
O rêve, âme idéale,
Pourvu que n’en aient vent
Les amantes d’antan…

*

Quelle ombre à ta fenêtre jaillit,
Ombre d’amours vaincues ?
Vieux poète, abîme de la nuit
Sur la neige des rues.
Des sanglots par cette nuit d’hiver
Où la tempête engloutit tout
Courent Dieu sait où,
En l’instant lourd, amer…

(George Bacovia)

Illustration

 

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Tempête (Célie Diaquoi-Deslandes)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2019



 

tempête

Tempête

L’orchestre infernal de la nature
S’est mis en branle ce soir
Sous un ciel capitonné de noir
Éclairs de cymbale, orage.
Les arbres se dévêtent en dansant
Les bananiers et les pins
Dansent la valse brillante de l’ouragan
La mer exécute sa partition macabre
Écarquille ses yeux bleus
Bruit de vagues se mariant
Aux fausses notes de la pluie
Le vent fredonne un glas
Interminable et grave
C’est fête en enfer.

(Célie Diaquoi-Deslandes)

Illustration

 

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Litanies de mon triste cœur (Jules Laforgue)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2019



Litanies de mon triste cœur

Mon coeur repu de tout est un vieux corbillard
Que traînent au néant des chevaux de brouillard.

Prométhée et vautour, châtiment et blasphème,
Mon coeur est un cancer qui se ronge lui-même.

Mon coeur est un bourdon qui tinte chaque jour
Le glas d’un dernier rêve en allé sans retour.

Mon coeur est un gourmet blasé par l’espérance
Qui trouve tout hélas! plus fade qu’un lait rance.

Mon coeur est un noyé vidé d’âme et d’espoirs
Qu’étreint la pieuvre Spleen en ses mille suçoirs.

Mon coeur est une horloge oubliée à demeure
Qui bien que je sois mort s’obstine à sonner l’heure.

Mon cœur est un ivrogne altéré bien que saoûl
De ce vin noir qu’on nomme universel dégoût.

Mon coeur est un terreau tiède, gras, et fétide
Où poussent des fleurs d’or malsaines et splendides!

Mon coeur est un cercueil où j’ai couché mes morts…
Taisez-vous, airs jadis chantés, lointains accords!

Mon cœur est un tyran morne et puissant d’Asie,
Qui de rêves sanglants en vain se rassasie.

Mon coeur est un infâme et louche lupanar
Que hantent nuit et jour d’obscènes cauchemars.

C’est un feu d’artifice enfin qu’avant la fête
Ont à jamais trempé l’averse et la tempête.

Mon coeur…. Ah! pourquoi donc ai-je un coeur? Ah!
Ma vie et l’Univers ? la Nature et la Loi ? pourquoi

(Jules Laforgue)


Illustration retirée sur demande de l’artiste

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Pas en notre temps, ô seigneur, le coutre pour l’épée (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2019



Henri Lindegaard  H JONAS 08 DANS LA TEMPETE

Hommage aux anges
[4]

Pas en notre temps, ô seigneur,
le coutre pour l’épée,

pas en notre temps, la lame,
repue de sang vital et de vie,

pour tailler la vigne stérile ;
pas de feuille de vigne pour l’épine,

pas de fleur de vigne pour la couronne ;
pas en notre temps, ô Roi,

la voix pour étouffer la tempête
qui tonne et rassemble ses forces.

***

Not in our time, O Lord,
the plowshare for the sword,

not in our time, the knife,
sated with life-blood and life,

to trim the barren vine;
no grape-leaf for the thorn,

no vine-flower for the crown;
not in our time, O King,

the voice to quell the re-gathering,
thundering storm.

(Hilda Doolittle)

 Illustration: Henri Lindegaard

 

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