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Poésie

Posts Tagged ‘tenailler’

L’OUVRAGE (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2018




    
L’OUVRAGE

L’heure tant attendue est venue : terminé, l’ouvrage de tant d’années.
D’où vient alors cette étrange tristesse qui me tenaille en secret ?
Ou, l’exploit réalisé, serais-je comme l’ouvrier inutile
étranger à toute entreprise une fois le salaire reçu ?
Vais-je regretter ce travail, compagnon silencieux des nuits,
ami de l’Aurore aux doigts d’or et de pénates sacrées ?

***

(Alexandre Pouchkine)

 

Recueil: L’heure de la nuit Poèmes
Traduction: Christiane Pighetti
Editions: De la Différence

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La faim qui me tenaille (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2018




    
la faim qui me tenaille
il est rare qu’elle me hisse
jusqu’à l’inoubliable festin

le plus souvent elle me voue
aux heures grises de l’attente
aux terres désolées de l’ennui

le plus souvent je l’invective
lui reproche de me harceler
la supplie de lâcher prise

aussitôt
elle m’impose
silence

me rappelle ces instants
où il m’advient
de jubiler

(Charles Juliet)

 

Recueil: L’Opulence de la nuit
Traduction:
Editions: P.O.L.

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Sur le pont du navire (Issa)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2018



sur le pont du navire
un vent rafraîchissant
la faim me tenaille

(Issa)

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Lorsqu’un désir (Luc Dietrich)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016




Lorsqu’un désir

Lorsqu’un désir de fraîcheur me tenaille et
qu’un éclat de ciel me coupe comme une vitre,
alors elle revient de ma nuit, et ses lèvres qui
sont mes lèvres viennent à la source de mes lèvres.

(Luc Dietrich)

Illustration

 

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La nuit c’est l’absence et la nuit c’est la ville (Gustave Kahn)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2015



La nuit c’est l’absence et la nuit c’est la ville
c’est les regards clairs et les blondes grèves à leur front
la nuit c’est le caprice épars de leurs sourires.

La nuit c’est la caresse lasse à l’amant las
la chanson désapprise et rapprise, et reprise
et des lèvres en valves qui miment et frémissent

Et le manteau qui sèche à l’âtre
et le silence aux plis d’ombre à la pénombre
et le nombre oublié qui rêvasse à la chambre

Et parfois une étoile palpite comme en tendresse;
l’ambre et l’ombre d’un corps revêtu pour toujours
qui tressaille aux plaies mortes et doucement tenaille.

(Gustave Kahn)

 

 

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