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Posts Tagged ‘tendre’

Douce brise (barcarolle) (Levon Chanth)

Posted by arbrealettres sur 21 septembre 2017



Douce brise (barcarolle)

Voici levée la lune d’argent
A travers l’ombre des nuages noirs
Et voici la barque parée
Glissant hors des rochers

Douce brise, souffle légèrement
Et apporte vers moi des myriades de fortes vagues

Dans la barque ma belle
Allongée sous la lune insouciante
Accompagne sa guitare
D’une voix claire et puissante

Douce brise, souffle légèrement
Et apporte vers moi sa tendre chanson

De sa voix, elle chante l’amour et la caresse
Toute émotion et frisson
Et maintenant jeune fille, chant et musique
Tourne vers moi tes yeux de braise

Douce brise, souffle légèrement
Et apporte vers moi le chant et la jeune fille.

(Levon Chanth)

Découvert ici Poèmes arméniens

Illustration: Pierre-Auguste Renoir

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Tendre l’oreille davantage (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 20 septembre 2017



Illustration: Edouard Boubat
    
Tendre l’oreille davantage

[…]

ne pas décevoir l’inconnu

(Pierre Dhainaut)

 

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A Mme du Châtelet (Voltaire)(François Marie Arouet)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2017




Emilie du Châtelet   
    
A Mme du Châtelet

« Si vous voulez que j’aime encore,
Rendez-moi l’âge des amours ;
Au crépuscule de mes jours
Rejoignez, s’il se peut, l’aurore.

Des beaux lieux où le dieu du vin
Avec l’Amour tient son empire,
Le Temps, qui me prend par la main,
M’avertit que je me retire.

De son inflexible rigueur
Tirons au moins quelque avantage.
Qui n’a pas l’esprit de son âge,
De son âge a tout le malheur.

Laissons à la belle jeunesse
Ses folâtres emportements.
Nous ne vivons que deux moments :
Qu’il en soit un pour la sagesse.

Quoi ! pour toujours vous me fuyez,
Tendresse, illusion, folie,
Dons du ciel, qui me consoliez
Des amertumes de la vie !

On meurt deux fois, je le vois bien :
Cesser d’aimer et d’être aimable,
C’est une mort insupportable ;
Cesser de vivre, ce n’est rien. »

Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes premiers ans ;
Et mon âme, aux désirs ouverte,
Regrettait ses égarements.

Du ciel alors daignant descendre,
L’Amitié vint à mon secours ;
Elle était peut-être aussi tendre,
Mais moins vive que les Amours.

Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumière éclairé,
Je la suivis; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre qu’elle.

(Voltaire)(François Marie Arouet)

 

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LES DEUX PIGEONS (Jean de La Fontaine)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2017



Illustration: Gustave Doré
    
LES DEUX PIGEONS

Deux Pigeons s’aimaient d’amour tendre.

[…]

Amants, heureux amants , voulez-vous voyager?
Que ce soit aux rives prochaines ;
Soyez-vous l’un à l’autre un monde toujours beau,
Toujours divers, toujours nouveau ;

Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste.
J’ai quelquefois aimé : je n’aurais pas alors
Contre le Louvre et ses trésors,
Contre le firmament et sa voûte céleste,

Changé les bois, changé les lieux
Honorés par les pas, éclairés par les yeux
De l’aimable et jeune bergère
Pour qui, sous le fils de Cythère,

Je servis, engagé par mes premiers serments.
Hélas! Quand reviendront de semblables moments?
Faut-il que tant d’objets si doux et si charmants
Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète?

Ah! si mon coeur osait encor se renflammer!
Ne sentirai-je plus de charme qui m’arrête?

Ai-je passé le temps d’aimer?

(Jean de La Fontaine)

 

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Elle était blanche comme un lys (Guillaume de Lorris)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2017



Illustration: Alphonse Mucha
    
Elle était blanche comme un lys,
Le teint, le front clairs et polis,
La chair tendre comme rosée
Et simple comme une épousée:
Taille grêle, ensemble charmant,
Sans fard et sans déguisement,
Car elle n’avait, je vous jure,
Besoin d’atours ni de parure.
Ses blonds cheveux étaient si longs
Qu’ils venaient battre ses talons,
Bien faits son nez, ses yeux, sa bouche.
Moult grande douceur au cœur me touche
(M’assiste Dieu!) quand je revois
Tous ses charmes comme autrefois!
N’était si belle femme au monde!
Bref, elle était jeunette et blonde,
Au regard doux, sade et plaisant,
Au corps rondelet, svelte et gent.

(Guillaume de Lorris)

 

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JE CHANTE (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2017



 

Charles Trenet

JE CHANTE

Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante sur mon chemin
Je chante, je vais de ferme en château
Je chante pour du pain je chante pour de l’eau
Je couche
Sur l’herbe tendre des bois
Les mouches
Ne me piquent pas
Je suis heureux, j’ai tout et j’ai rien
Je chante sur mon chemin
Je suis heureux et libre enfin.

Les elfes
Divinités de la nuit,
Les elfes
Couchent dans mon lit.
La lune se faufile à pas de loup
Dans le bois, pour danser, pour danser avec nous.
Je sonne
Chez la comtesse à midi :
Personne,
Elle est partie,
Elle n’a laissé qu’un peu d’riz pour moi
Me dit un laquais chinois

Je chante
Mais la faim qui m’affaiblit
Tourmente
Mon appétit.
Je tombe soudain au creux d’un sentier,
Je défaille en chantant et je meurs à moitié
« Gendarmes,
Qui passez sur le chemin
Gendarmes,
Je tends la main.
Pitié, j’ai faim, je voudrais manger,
Je suis léger… léger… »

Au poste,
D’autres moustaches m’ont dit,
Au poste,
« Ah ! mon ami,
C’est vous le chanteur vagabond ?
On va vous enfermer… oui, votre compte est bon. »
Ficelle,
Tu m’as sauvé de la vie,
Ficelle,
Sois donc bénie
Car, grâce à toi j’ai rendu l’esprit,
Je me suis pendu cette nuit… et depuis…

Je chante !
Je chante soir et matin,
Je chante
Sur les chemins,
Je hante les fermes et les châteaux,
Un fantôme qui chante, on trouve ça rigolo
Je couche,
Parmi les fleurs des talus,
Les mouches
Ne me piquent plus
Je suis heureux, ça va, j’ai plus faim,
Heureux, et libre enfin !

(Charles Trenet)

 

 

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JARDIN PERDU (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2017



JARDIN PERDU

Ce jardin donnait sur la mer
Gorge d’oeillet
Il imitait le bruit de l’eau
On sous-entendait la forêt

Son coeur débitait l’air du large
En massifs calmes
Ses fleurs montaient à pas de feuilles
Vers les racines du jour tendre

Ce jardin donnait sur la terre
Ses caresses pesaient si peu
Que des allées en jaillissaient
D’elles-mêmes à chaque instant

Une gamme de perspectives
S’offrait aux courants de la vue
Et le soleil couleur d’avril
Animait un ciel végétal.

(Paul Eluard)

Illustration: Angélique Poirier

 

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Ce n’est pas dieu qui nous aime, c’est nous qui l’aimons (Pär Lagerkvist)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2017



Ce n’est pas dieu qui nous aime, c’est nous qui l’aimons.
Qui nous tendons vers lui dans le désir d’autre chose,
de quelque chose au-delà de nous,
comme fait l’amour.
Et d’autant plus ardent notre désir qu’il est moins entendu,
plus profond notre désespoir de comprendre que nous
sommes abandonnés.
Que nous ne sommes aimés de personne.
Qu’y a-t-il de profond comme le manque,
comme l’amour sans réponse.

***

Det är inte gud som älskar oss, det är vi som älskar honom.
Som sträcker oss efter honom i längtan efter något annat,
något utöver oss själva,
så som kärleken gör.
Och vår längtan blir hetare ju mindre den besvaras,
vår förtvivlan djupare ju mer vi förstår att vi är övergivna.
Att vi är älskade av ingen.
Vad är djupt som saknad, som obesvarad kärlek.

(Pär Lagerkvist)

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Les roses (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2017



Illustration: Alexander Sigov
    

Les roses, impatientes d’aimer,
les roses déchirent leurs robes vertes,
ouvrent leurs jeunes seins
et les tendent vers les lèvres d’or du soleil.

Les roses, les lis pâles,
les violettes se meurent consumés d’amour.
O Dschelaleddin, l’amour tue :

tout ce qui veut aimer doit mourir.
L’amour brûle, l’amour flétrit:
le premier baiser de l’amour
est le premier aussi que te donne la Mort.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

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Les yeux de ma belle (Coplas Poèmes Andalous)

Posted by arbrealettres sur 24 août 2017



Illustration
    
Les yeux de ma belle
sont de pain tendre,
et les miens de faim
se meurent.

(Coplas Poèmes Andalous)

 

Recueil: Coplas Poèmes de l’amour andalou
Traduction: Guy Lévis Mano
Editions: Allia

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