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Poésie

Posts Tagged ‘tendue’

Sur la peau tendue du désamour (Alain Mabanckou)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2019



S’ouvre une plaie profonde
sur la peau tendue du désamour
nourri d’herbes d’errance

(Alain Mabanckou)


Illustration

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Tu captes les départs immobiles (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 18 août 2018



 

 Brendan Monroe Observer__before_sleep_

Tu captes les départs immobiles
au fond d’un rêve où tu laves tes sensations

Tu emplis la rue de ta solitude tendue
et les femmes qui auraient pu t’arrêter
ont déjà emprisonné leurs corps

Tu épuises dans des rencontres sans attente
les biceps que tu allonges dans les stades
et les murs tendres de ta prison
— tu tends des velours pour masquer les pièces —
ne cassent pas souvent ta tête
quand tu la jettes
dans des départs qui ne seront pas réalisés

C’est bien — on le sait que tu as des élans
mais tu retombes assis dans ton aventure assise
enfant
qui par sursaut t’aperçois
que les grains de ta vie tombent tombent
et que se vide ta puissance
et que s’alourdit la moitié basse de ton sablier

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Brendan Monroe

 

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Viendras-tu (Jack Keguenne)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2017



viendras-tu me redresser à l’échéance de mes désordres,
me supporter à l’estuaire de mon désarroi ?
hauteur et abîme,
mais la main tendue pourvoira.

(Jack Keguenne)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Hartig Kopp Delaney

 

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Tu dois t’évader (Jacques Dupin)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2016



 

Hans Thoma _Juni

Tu dois t’évader,
Mais dans le nombre et la ressemblance,
Blanche écriture tendue
Au-dessus d’un abîme approximatif.

(Jacques Dupin)

Illustration: Hans Thoma

 

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Dans la pluie et les lumières (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 9 juin 2016



Dans la pluie
et les lumières
j’ai vu le chiffre 5
en or
sur une voiture de pompier
rouge
avançant
tendue
inaperçue
dans les sonneries des cloches
les hurlements des sirènes
et le grondement des roues
dans la ville sombre.

(William Carlos Williams)

Illustration: Charles Demuth

 

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Elle passe des heures émues appuyée à sa fenêtre (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 20 mars 2016



Elle passe des heures émues
appuyée à sa fenêtre,
tout au bord de son être,
distraite et tendue.

Comme les lévriers en
se couchant leurs pattes disposent,
son instinct de rêve surprend
et règle ces belles choses

que sont ses mains bien placées.
C’est par là que le reste s’enrôle.
Ni les bras, ni les seins, ni l’épaule,
ni elle-même ne disent : assez!

*

Sanglot, sanglot, pur sanglot!
Fenêtre, où nul ne s’appuie!
Inconsolable enclos,
plein de ma pluie!

C’est le trop tard, le trop tôt
qui de tes formes décident :
tu les habilles, rideau,
robe du vide!

(Rainer Maria Rilke)

Illustration: Rinat Animaev

 

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L’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2015



 

L’homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain, — une corde sur l’abîme.

Il est dangereux de passer au-delà, dangereux de rester en route,
dangereux de regarder en arrière, frisson et arrêt dangereux.

Ce qu’il y a de grand dans l’homme, c’est qu’il est un pont et non un but :
ce que l’on peut aimer en l’homme, c’est qu’il est un passage et un déclin.

J’aime ceux qui ne savent vivre autrement que pour disparaître, car ils passent au-delà.

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Alain Chayer

 

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