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Poésie

Posts Tagged ‘terminus’

Terminus ! (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2019



 

terminus

Terminus ! J’étais allé
bien au-delà.

(Tomas Tranströmer)

 

 

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Terminus! (Fatiha Berezak)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2018



Gratte la terre
Gratte papier
ou Gratte guitare…
Terminus!
Tout le monde descend!

(Fatiha Berezak)

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J’ai enlevé le masque (Fernando Pessoa)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2017




    
J’ai enlevé le masque et me suis vu dans le miroir…
J’étais l’enfant d’il y a tant d’années…
Je n’avais pas du tout changé…

Voila l’intérêt qu’il y a à savoir ôter le masque.
On est toujours l’enfant,
Le passé qui demeure,
L’enfant.

J’ai enlevé le masque, et puis je l’ai remis.
Comme ça c’est mieux.
Comme ça je suis le masque.

Et je retourne à la normale comme on arrive au terminus.

***

Depus a máscara e vi-me ao espelho…
Era a criança de há quantos anos…
Não tinha mudado nada…

É essa a vantagem de saber tirar a máscara.
É-se sempre a criança,
O passado que fica,
A criança.

Depus a máscara, e tornei a pô-la.
Assim é melhor.
Assim sou a máscara.

E volto à normalidade como a um términus de linha.

(Fernando Pessoa)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Recueil: Álvaro de Campos – Anthologie essentielle
Traduction: Patrick Quillier
Editions: Chandeigne

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Terminus (Bernard Lorraine)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2017



Terminus

Arrêt du train… Plus rien… Froid nuit brouillard.
Quelle heure est-il ? Exactement trop tard.
Masques figés des passagers blafards.
Où sommes-nous ? Et pourquoi ? Nulle part.
Mais la motrice a touché au butoir.
La faim la soif la peur le désespoir.
Qui a coupé le courant ? Sabotage ?
Où sont passés les tickets les bagages ?
Silence noir… Quelle est donc cette gare ?
Déserts les quais. On se tait. On s’effare,
Chacun n’entend que les coups de son coeur.
Puis cette voix à vous glacer les sangs
Pour cette annonce au micro hululée :
— « Nous informons messieurs les voyageurs :
Toute correspondance est annulée.
Néant, Néant. Tout le monde descend ».

(Bernard Lorraine)


Illustration: Gilbert Garcin

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Jetant mes notes et brouillons (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



    

Jetant mes notes et brouillons
je mets du temps à la poubelle.

Évocations en strates :
telle année fut écrit tel livre

je parlais
en telle ville
à des inconnus, d’un sujet oublié depuis.

Des heures, des jours de moi ont perdu tout à fait leur trace

je suis habitée
par une route à grande vitesse, à sens unique,
au terminus inconnu mais certain.

Me voici maintenant, vieil animal qui flaire l’horizon
s’interrogeant sur la nécessité de durer encore

mais toi présent, je n’ai plus débat avec la mémoire
ton corps a la même odeur qu’il y a cinquante ans
ce morceau-là du temps n’est pas jetable.

Ah, que la route aille
en avant encore,

encore un peu
en avant!

(Marie-Claire Bancquart)

 

Recueil: Terre Energumène
Editions: Le Castor Astral

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LE VOYAGE (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2016




LE VOYAGE

Dans la station de métro.
Le coude à coude entre les affiches
dans une lumière morte au regard égaré.

Le train arriva pour emmener
les visages et les porte-documents.

À la prochaine, l’obscurité. Nous étions assis
comme des statues dans ces voitures
qui dérapaient dans les cavernes.
Contraintes, rêveries, servitudes.

On vendait les nouvelles de la nuit
aux arrêts situés sous le niveau de la mer.
Les gens étaient en mouvement, chagrins et
taciturnes sous le cadran des horloges.

Le train transportait
les pardessus et les âmes.

Dans tous les sens, des regards
lors du voyage dans la montagne.
Et nul changement en vue.

Près de la surface pourtant, les bourdons
de la liberté s’étaient mis à vrombir.
Nous sortîmes de terre.

Une seule fois, le pays battit
des ailes avant de s’immobiliser
à nos pieds, vaste et verdoyant.

Les épis de blé arrivaient en vol
au-dessus des quais.
Terminus! J’étais allé
bien au-delà.

Combien étions-nous encore? Quatre,
cinq, à peine plus.

Et les maisons, les routes, les nuages,
les criques bleues et les montagnes
ouvrirent leurs fenêtres.

(Tomas Tranströmer)

Illustration

 

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