Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘terre’

Chaque jour était le premier jour (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 23 février 2017



Chaque jour était le premier jour
Le ciel avait la perfection de l’éternité
ils écoutaient les forêts profondes
bercées par la terre
Leurs chants de marée haute
Le battement des sèves
leur parlaient longuement
à la lumière des mots
sans lesquels ils n’étaient rien

(Georges Bonnet)

Illustration

 

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L’été dormait souvent (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



 

L’été dormait souvent
en herbes profondes
avec la terre et les petites bêtes
qui n’ont nul souci du bien ou du mal
Le jour y persistait à voix basse
loin des feuillages cultivés par le vent
des buissons fleuris dans leur âge
et des rocailles ensoleillées
où le seul fait d’être
donnait à chaque pierre sa nudité

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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Ce n’était pas une nuit pour dormir (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



 

Ce n’était pas une nuit pour dormir
mais une nuit Souple et légère
où la douceur de la main livre
sans compter son savoir
une nuit à aimer
comme les arbres aiment la terre

(Georges Bonnet)

Illustration: Marc Chagall

 

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L’hiver venait à peine de mourir (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



 

L’hiver venait à peine de mourir
et tout était offert
de ce qu’on appelle la terre et le ciel
la mer et ses cantiques
ce qui n’est à personne
un peuple de graminées
à l’ancre d’un rocher
l’air cru l’effervescence
la lune sur les prés
dans un autre silence

(Georges Bonnet)

 Illustration

 

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Mon amour en légers atours (James Joyce)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



Mon amour en légers atours
Va passant parmi les pommiers,
Là où les vents joyeux ne rêvent
Que de courir de compagnie.

Où s’attardent les vents joyeux
Pour courtiser les jeunes feuilles
Mon amour s’en va lentement
Penchée vers son ombre dans l’herbe.

Où le ciel tend sa coupe bleue
Par-dessus la terre qui rit,
Mon amour relève, légère,
Sa robe d’une exquise main.

***

My love is in a light attire
Among the apple-trees,
Where the gay winds do most desire
To run in companies.

There, where the gay winds stay to woo
The young leaves as they pass,
My love goes slowly, bending to
Her shadow on the grass;

And where the sky’s a pale blue cup
Over the laughing land,
My love goes lightly, holding up
Her dress with dainty hand.

(James Joyce)

Illustration

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L’automne encore (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 20 février 2017



 

L’automne encore
le drapé des champs
à l’infini la fuite des sillons
Les graines à leur métier
la friche
ses pierres saignées à blanc
dans la quiétude de la terre

(Georges Bonnet)

 Illustration: Claude David

 

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Ils sont assis dans l’herbe (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2017



 

Ils sont assis dans l’herbe
et parlent des saisons

la terre et les mots
liés par le vent

A peine nés les mots
hantés par la parole

(Georges Bonnet)

Illustration: Edouard Manet

 

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La pleine page de l’aube (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2017



La pleine page de l’aube
les platanes cédant à l’automne
la terre feuille de tant de feuilles

La jubilation du vent
Ses chants mêlés de terre

Les bruissements répétés
de ce qui n’entre pas dans la lumière

(Georges Bonnet)

Illustration

 

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Comme, en chantant, (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2017



 

peuplier

Comme, en chantant, l’oiseau
sur la cime de lumière du peuplier vert
au soleil joyeux du clair après-midi,
à loisir, me déchire, immensément, en deux
l’âme — et quel sang de musique jaillit ! —
du zénith sans retour
à la terre immuable !

***

¡Cómo, cantando el pájaro
en la cima de luz del chopo verde,
al sol alegre de la tarde clara,
me parte el alma, a gusto, inmensamente, en dos
— ¡y qué sangre de música chorrea!—,
desde el cenit sin vuelta
a la tierra sin cambio!

(Juan Ramón Jiménez)

 

 

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Les rivages jusqu’au soir (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2017



Les rivages jusqu’au soir
Leurs désirs de voyages

De blancs voiliers
sacrent le port

Les mouettes crient
la solitude de la terre

(Georges Bonnet)

 

 

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