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Poésie

Posts Tagged ‘tintinnabuler’

La reine (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2018




La reine

Je t’ai proclamée reine.
Il en est de plus grandes que toi, de plus grandes.
Il en est de plus pures que toi, de plus pures.
Il en est de plus belles que toi, de plus belles.

Mais toi tu es la reine.

Marches-tu dans la rue,
nul ne te reconnaît.
Nul ne voit ta couronne de cristal, nul ne regarde le
tapis d’or fauve
que foule ton pied où tu passes,
le tapis qui n’existe pas.

Mais quand tu apparais
tous les fleuves tintinnabulent
dans mon corps, les cloches ébranlent
le ciel entier,
en un hymne remplit le monde.
Seuls toi et moi,
seuls toi et moi, ô mon amour,
nous l’entendons.

(Pablo Neruda)

Illustration: Renata Brzozowska

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L’Art moderne (Jean L’Anselme)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2016


coup-de-coeur-champetre

Un matin, alors que dans l’aube sereine,
tintinnabulaient les clarines des troupeaux
et que, dans les brouillards naissants,
les feux des lucioles s’éteignaient
dans le parfum des asphodèles,
ma femme, en mettant le lit dehors,
me dit:
c’est fou comme tu transpires quand tu dors!

(Jean L’Anselme)

Illustration

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L’art moderne (Jean L’Anselme)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2016



L’art moderne

Un matin, alors que dans l’aube sereine,
tintinnabulaient les clarines des troupeaux
et que, dans les brouillards naissants,
les feux des lucioles s’éteignaient
dans le parfum des asphodèles,
ma femme, en mettant le lit dehors,
me dit:
c’est fou comme tu transpires quand tu dors

(Jean L’Anselme)


Illustration

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Irréalité du matin (José Ángel Valente)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2015



 

Irréalité du matin

Rien de plus inquiétant dans la fleur de la mort
que le soudain, tremblant,
tintinnabulant adieu.

***

Irrealidad de la mañana

Nada más inquietante en la flor de la muerte
que el repentino,
trémulo,
tintineante adiós.

(José Ángel Valente)

Illustration: George Pyatigorets

 

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La reine (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2015



La reine

Je t’ai proclamée reine.
Il en est de plus grandes que toi, de plus grandes.
Il en est de plus pures que toi, de plus pures.
Il en est de plus belles que toi, de plus belles.

Mais toi tu es la reine.

Marches-tu dans la rue,
nul ne te reconnaît.
Nul ne voit ta couronne de cristal, nul ne regarde le
tapis d’or fauve
que foule ton pied où tu passes,
le tapis qui n’existe pas.

Mais quand tu apparais
tous les fleuves tintinnabulent
dans mon corps, les cloches ébranlent
le ciel entier,
en un hymne remplit le monde.
Seuls toi et moi,
seuls toi et moi, ô mon amour,
nous l’entendons.

(Pablo Neruda)


Illustration: Anne-Marie Zilberman

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