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Posts Tagged ‘toison’

Filles d’ondes (Hubert Juin)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2021



 

Bryce Cameron Liston - (8)

Filles d’ondes habillées sous le miroir des eaux,
nymphe adverse des algues qui poussent à l’envers,
ce sont vers moi tes jambes qui se meuvent, hors
la corolle sinueuse de la toison ouverte et la
perle incertaine de ton souffle.

(Hubert Juin)

Illustration: Bryce Cameron Liston

 

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POEME DE COLLEGIEN (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2021



POEME DE COLLEGIEN

Amis, mon amie a su
Me télégraphier, me téléphoner.

Nous sourions à la campagne
Et la campagne nous sourit,
Minute rare, minute flamme
Où vient brûler toute la vie.

Oh! j’ai vu tes dents
Plus nouvelles et plus vives
Que les fleurs des champs,
Non, le jour n’est plus un mal effrayant.

Le retour fut une angoisse douce,
En te serrant, je t’ai juré.
L’amour est le sang d’un ours
Qui perd son sang dans sa toison.

Amis, mon amie a su
Me télégraphier, me téléphoner.

(Pierre Morhange)

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Chrysanthèmes (Maurice Maeterlinck)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2021



Claude Monet  chrysanthèmes

Chrysanthèmes:
Ces énormes amoncellements et ces toisons de neige,
ces disques et ces globes de cuivre rouge,
ces sphères de vieil argent,
ces trophées d’albâtre et d’améthyste…

(Maurice Maeterlinck)

Illustration: Claude Monet

 

 

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Bérénice (Bernard Manciet)

Posted by arbrealettres sur 5 juillet 2020



Recel nacré dans la toison sombre
de cette nuit en odeur froissée
échevelée en soi Bérénice
ce pleur de sel par fourrure épaisse
lumière noire en follets et flammes
dans tel cresson mes chevaux se battent
te délivrant écume en écume
rosée accrue ils la désétoilent

(Bernard Manciet)


Illustration: John William Godward

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Son corps est d’un blanc monotone (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020



 

Son corps est d’un blanc monotone
Comme la neige sur les champs ;
Mais sa toison semble un automne
Doré par les soleils couchants.

Ses seins droits ont la pointe aiguë
Ainsi que la ronce des murs
Et sont froids comme la ciguë
Pleine de poisons doux et sûrs.

Dire l’odeur de sa peau fraîche,
Aucun parfum ne le saurait,
Ni le foin séché dans la crèche,
Ni l’haleine d’une forêt,

Ni le thym, ni la marjolaine,
Ni le muguet, ni le cresson
Nourri des pleurs de la fontaine
Et tout baigné de sa chanson,

Ni le repli des coquillages
Qui garde un arôme énervant,
Souvenance d’anciens sillages,
D’algues, de marée et de vent.

(Jean Richepin)

 Illustration: Victor Karlovich Shtemberg

 

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RIEN QU’UN ENCLOS (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2020



RIEN QU’UN ENCLOS

Rien qu’un enclos et les bergers
descendus, un à un, des cimes,
dans l’odeur chaude des toisons,
et voici que le jeu commence.
Nous sommes là, ceux de la terre,
à souffler dans les coquilles
nos songes nés entre les seins,
bêtes et gens, dans nos haleines,
à guetter le sens de la chair.
Nous sommes là, ceux de l’absence,
l’appel des autres dans nos voix ;
rien qu’une palme sur le ciel
où Dieu caché ne répond pas.

(Géo Libbrecht)

Illustration: Ernest Biéler

 

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Tout le paysage matinal (Nicolas Dieterlé)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2019



 

feuilles

Tout le paysage matinal baigne dans un bleu très doux qui s’assombrit un peu à l’horizon,
là où les arbres dressent contre le ciel leurs ramures fines comme de la dentelle.
En face de moi, le soleil encore bas ressemble à un feu blanc.
Parmi les ramures lointaines une fumée se déploie lentement, sans fin, avec une sérénité bonhomme,
et le regard est attiré par elle à cause de sa constance et de son caractère flagrant de signe.
A gauche, les arbres les plus proches sont revêtus d’une fine toison rose, formée par les bourgeons en nombre croissant,
et le soleil fait briller les branches légères qui oscillent très doucement dans un vent discret

(Nicolas Dieterlé)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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Stipe (Frédéric Jacques Temple)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2019



 

 

Illustration
    
Stipe

À perte de vue
dans le vent
dansent les stipes
toison vaporeuse
des cheveux d’anges
sur les terres arides.

(Frédéric Jacques Temple)

 

Recueil: Dans l’erre des vents
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Tu vins vers moi par les vallées (Stuart Merrill)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2019



 

Yuri Dubinin - (3)

Tu vins vers moi par les vallées
Où s’effeuillaient les azalées,
O soeur des heures en allées !

Ta toison était de couleur
Rousse, et ta bouche de douleur
Pareille à la mort d’une fleur.

Tes yeux semblaient des cieux d’automme
Où le dernier orage tonne,
Mélancolique et monotone.

Ta voix chantant la mort d’un roi
Fut toute la femme pour moi,
Fol alors en quête de foi.

Et ces lèvres d’enfant mauvaise
Que seul le sang d’Amour apaise
Qu’ont-elles dit qu’il faut qu’on taise ?

Ah ! rien, sinon qu’Amour est mort
Sur notre seuil de mal abord
Où sourit le masque du Sort :

Je me souviens qu’en les vallées
Tombaient les fleurs des azalées,
Au cours des heures en allées.

(Stuart Merrill)

Illustration: Yuri Dubinin

 

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L’éternité des graminées (Sylvie Schenk)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2019



 

L’éternité des graminées

Avez-vous vu toutes ces graminées qui poussent
La toison mal peignée du monde
Toutes ces graminées baptisées
Qui ont planté leurs pieds d’araignées dans la terre meuble
Et qui catapultent leurs graines au-dessus des océans et des volcans
Voltigeuses incognito de l’instant et de l’éternité
Avez-vous vu les graminées monter et le vent les courber
Et vos pieds d’homme sans racines glisser sur les graminées
Et vos corps délétères enfoncés dans le noir de leurs germinations

(Sylvie Schenk)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration

 

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