Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘tomber’

Pourtant (Hugo Von Hoffmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2017




    
Pourtant, l’ombre de ces vies-là tombe sur les autres vies,
Et douces ou pesantes, toutes sont liées l’une à l’autre
Comme à la terre, et comme à l’air.

(Hugo Von Hoffmannsthal)

 

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Au croisement (Hannah Senesh)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



Illustration: Alexandre de Riquer
    
au croisement
une voix a appelé je suis venue
je suis venue car on m’appelait
je suis venue et j’ai eu peur de tomber

au croisement
j’ai bouché mes oreilles de gelée blanche
et j’ai crié
pour tout ce que j’avais perdu !

(Hannah Senesh)

 

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Le silence (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Le silence

Je n’écouterai plus la chanson des ramiers,
Le bleu roucoulement lentement qui palpite
De leurs couples errants parmi les alisiers;
Je n’écouterai plus la feuille qui crépite,

Eclate hors du bourgeon et s’ouvre en la clarté
D’une aurore d’Avril. Ce que je vois se fane
Et le silence étend sa morne aridité
Dans mon bois intérieur que la bise décharne.

Le paysage est dur, fait de bronze et d’acier
Où le soleil répand des lueurs funéraires
Près des étangs mangés de rougeâtres ulcères.

Le jour souillé vacille aux bords où je m’assieds,
Et tombe ivre d’erreur, de doute et de blasphème:
Tout meurt immensément au dedans de moi-même.

(Marie Dauguet)

 

 

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La neige tombe toujours (Chieko Watanabe)

Posted by arbrealettres sur 17 octobre 2017



La neige tombe toujours,
que je la regarde
ou que je ferme les yeux

(Chieko Watanabe)

Illustration

 

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Le ciel s’obscurcit (Yoshio Negishi)

Posted by arbrealettres sur 17 octobre 2017



feuille de magnolia1

Le ciel s’obscurcit.
À l’instant, une feuille de magnolia
tombe dans le vide

(Yoshio Negishi)

 

 

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Soleil couchant (Atsuko Ishida)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2017



Soleil couchant —
Tout à coup la neige
tombe d’une branche

(Atsuko Ishida)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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ÉLIS (Georg Trakl)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017



Illustration: Charles-Paul Chaigneau

    

ÉLIS
I
Le silence est parfait de ce jour d’or.
Sous les vieux chênes
Tu apparais, Élis, un enfant qui repose, yeux grands ouverts.

Le sommeil des amants se mire en leur azur.
A tes lèvres
Leurs roses soupirs se sont tus.

Vers le soir le pêcheur releva les lourds filets.
Un bon berger mène
Son troupeau paître au long de la forêt.
O que tout est juste, Élis, en chacun de tes jours !

Aux murailles nues
Choit doucement le bleu silence de l’olivier.
Le chant obscur d’un vieillard expire.

Une barque d’or
Berce ton coeur, Élis, au ciel solitaire.

2
Dans la poitrine d’Élis un tendre carillon tinte
Le soir venu,
Quand sa tête retombe au coussin noir.
Une bête bleue
Saigne doucement dans le fourré de ronces.
Là se dresse à l’écart un arbre brun;
Ses fruits bleus sont tombés des branches.

Des étoiles et des signes
S’abîment doucement dans l’étang du soir.

Derrière la colline il y a l’hiver.

Des ramiers bleus
Boivent la nuit la sueur glacée
Qui coule du front de cristal d’Élis.

Solitaire, sans trêve
Résonne au long des murs noirs le vent de Dieu.

(Georg Trakl)

 

Recueil: Ving-quatre poèmes
Traduction: Gustav Roud
Editions: La Délirante

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La mort d’Ophélie (Ernest Legouvé)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017



Illustration: Arthur Hughes
    
La mort d’Ophélie

Auprès d’un torrent Ophélie
cueillait, tout en suivant le bord,
dans sa douce et tendre folie,
des pervenches, des boutons d’or,
des iris aux couleurs d’opale,
et de ces fleurs d’un rose pâle
qu’on appelle des doigts de mort.

Puis, élevant sur ses mains blanches
les riants trésors du matin,
elle les suspendait aux branches,
aux branches d’un saule voisin.
Mais trop faible le rameau plie,
se brise, et la pauvre Ophélie
tombe, sa guirlande à la main.

Quelques instants sa robe enflée
la tint encor sur le courant
et, comme une voile gonflée,
elle flottait toujours chantant,
chantant quelque vieille ballade,
chantant ainsi qu’une naïade
née au milieu de ce torrent.

Mais cette étrange mélodie
passa, rapide comme un son.
Par les flots la robe alourdie
bientôt dans l’abîme profond
entraîna la pauvre insensée,
laissant à peine commencée
sa mélodieuse chanson.

(Ernest Legouvé)

 

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Automne (Jacqueline Astégiano)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017



Automne

La feuille
qui tombe
effleure
ma joue

La feuille
qui joue
effleure
ma tombe.

(Jacqueline Astégiano)


Illustration

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Dans la nuit du coeur (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017




Dans la nuit du coeur
la lente goutte de ton nom
glisse et tombe et brise et déploie
en silence son eau.

Légère sa blessure exige quelque chose
et sa déférence courte et infinie,
comme le pas d’un être qui s’égare
soudain entendu.

Soudain, soudain perçu
et dans le coeur répandu
avec l’insistance triste et le déploiement
d’un rêve froid d’automne.

La roue épaisse de la terre
fait rouler sa jante humide d’oubli
coupant le temps
en d’inaccessibles moitiés.

Ses dures voûtes couvrent ton âme
répandue dans la terre froide
avec ses pauvres étincelles bleues
volant dans la voix de la pluie.

(Pablo Neruda)

 

 

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