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Posts Tagged ‘tournoyant’

Locutions des Pierrots (VII) (Jules Laforgue)

Posted by arbrealettres sur 24 août 2019



 

Giampaolo Ghisetti -  (5)

Locutions des Pierrots VII

Coeur de profil, petite âme douillette,
Tu veux te tremper un matin en moi,
Comme on trempe, en levant le petit doigt,
Dans son café au lait une mouillette !

Et mon amour, si blanc, si vert, si grand,
Si tournoyant ! ainsi ne te suggère
Que pas-de-deux, silhouettes légères
A enlever sur ce solide écran !

Adieu. – Qu’est-ce encor ? Allons bon, tu pleures !
Aussi pourquoi ces grands airs de vouloir,
Quand mon Étoile t’ouvre son peignoir,
D’Hélas, chercher midi flambant à d’autres heures !

(Jules Laforgue)

Illustration: Giampaolo Ghisetti

 

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J’entends des vagues (Alexandre Blok)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017




    
J’entends des vagues le mouvement tournoyant,
Et des grands navires l’approche,
Comme un message apporté d’une terre nouvelle.
C’est ainsi que file le fuseau sacré
Un songe vivant et fugitif,
Qui dit que la Joie viendra, inespérée,
Et que parfaite elle demeurera.

Et fleurit la Violette de Nuit.

(Alexandre Blok)

 

Recueil: Le Monde terrible
Traduction:Pierre Léon
Editions: Gallimard

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Les jardins ferment (Stefan George)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2017



Les jardins ferment

Déjà les droits sentiers s’effacent dans le soir •
La bruine fraîche ternit les étangs •
Et sur les Apollons et Dianes contents
Vont se poser des voiles de brouillard •

Feuilles grises qui vont tournoyant aux fossés.
Les dahlias • les giroflées • les roses
Embaumant les airs dans un orchestre forcé
Bientôt sur les mousses tendres reposent.

Et les chaudes lunes par le portail s’envolent.
De ton espoir as-tu reçu un don ?
Te confieras-tu toujours à ses paroles •
Pèlerin • la main non loin du bâton ?

***

Die gärten schliessen

Frühe nacht verwirrt die ebnen bahnen –
Kalte traufe trübt die weiher •
Glückliche Apolle und Dianen
Hellen sich in nebelschleier.

Graue blätter wirbeln nach den gruften.
Dahlien levkojen rosen
In erzwungenem orchester duften •
Wollen schlaf bei weichen moosen.

Heisse monde flohen aus der pforte.
Ward dein hoffen deine habe?
Baust du immer noch auf ihre worte
Pilger mit der hand am stabe?

(Stefan George)

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Vois-tu (Charles Nodier)

Posted by arbrealettres sur 12 août 2016



Vois-tu la bise emporter l’aile d’un papillon mort –
ou bien le duvet impalpable qu’elle a chassé d’un nid nouvellement abandonné –

ou bien la foliole tournoyante de la graine de tilleul –

ou bien l’aigrette argentée d’une flosculeuse qui monte en se balançant comme un aérostat,
et s’enfuit, pour aller jeter au revers de la montagne ses légères ancres de soie –

ou mieux encore, ces flocons d’un blanc neigeux qu’une vierge des planètes a laissé tomber de sa chevelure,
et que la plus légère émanation de ton souffle renvoie au ciel d’où ils sont descendus… ?

Voilà ma voiture aérienne, celle avec laquelle je visite les Soleils…

(Charles Nodier)

 

 

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Le fleuve (André Castagnou)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2016



Le fleuve

Avec midi,
Solitaire, tu resplendis ;
le silence à tes bords gagne jusqu’aux oiseaux.
J’ai surpris ton frémissement
quand la lune vient se baigner à tes roseaux.
Mais dans le matin tournoyant
peut-être encore es-tu plus beau !

Parmi les chênes,
les pins
Et les dunes mouvantes,
jamais il ne s’achève, ton destin :
la source chante
là-haut, dans la montagne,
sans fin.

(André Castagnou)

Illustration

 

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