Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘tradition’

La poésie (Hugo Friedrich)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017



On en arriva à une rupture brutale avec la tradition ;
le poète refusa les normes et trouva dans ce refuge la justification de son originalité.
La poésie se voulut expression d’une souffrance enfermée dans ce cercle sans issue.
[…]
Elle s’affirma comme la manifestation la plus haute et la plus pure de la création littéraire ;
[…]
elle s’arrogea la liberté de dire tout ce que lui inspiraient une imagination impérieuse,
une intériorité élargie aux mesures de l’inconscient
et enfin un jeu avec une transcendance qui ne se réfère plus à rien.

(Hugo Friedrich)

Illustration: René Magritte

 

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Pareil à une source (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2017



Illustration: Luis Ricardo Falero
    
Pareil à une source son charme
Jaillit d’elle
Explose autour d’elle.
Pourquoi ne lisez-vous pas le tracé de ses horizons —
Ô prémices de mon amour?
Allez — donnez nos semailles
Labours et récoltes
Offrandes à ses traditions
À son trône, son oreiller, ses fenêtres
Et sa lampe
Plane, atterris et prends-moi
Là où tu désires sur cette terre — sur sa terre
Dans la ville, dans la lumière et l’obscurité

(Adonis)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Pas de partage (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2017



Illustration
    
Pas de partage entre toi et moi
Mais pas de séparation non plus — pareils
À éclair et nuage: pas d’union ni d’association
De quel sang nos corps
Témoignent
Quand le lieu devient temps
Dans la tradition de nos organes
Et que le temps devient lieu?

(Adonis)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le lieu (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2017



Illustration: Théodore Chassériau
    
Le lieu dont le visage est fait de vide
Et dont les mains sont de cendre
Le lieu qui n’est que ses propres fantômes
Le lieu où ses fantômes racontent
Ses traditions et ses passions
Le lieu qui n’est que poussière
Dans les vents du temps
Le lieu larme des chemins
Et pays ses tourments
Le lieu qui ne contient pas de lieu
Le lieu dont le soleil est né
Esclave

Quel lieu ont voulu nos corps?
Où? Et d’où? Comment y pénétrer?
Accueille notre serment
Parle-lui la nuit, étreins-le
Penche-toi sur lui et demande-lui
Quel est le nom du lieu voulu par nos corps?

(Adonis)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

En une seconde ou une seconde et une demi-seconde, il vit plus loin, plus profondément, comprit davantage (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2017



La floraison du bâton

[40]
Et personne ne saura jamais
si l’image qu’il vit distinctement

comme dans un miroir était prédéterminée
par sa discipline et son étude

des anciennes traditions et par sa capacité innée
à transcrire et à traduire

les difficiles symboles secrets,
personne ne saura jamais comment il se fit

qu’en une seconde ou une seconde et une demi-seconde,
il vit plus loin, plus profondément, comprit davantage

que quiconque avant ou après lui ;
personne ne saura jamais

si c’était une sorte d’illusion d’optique spirituelle,
ou s’il avait vu dans le puits profond, profond,

de la profondeur pré-historique
jusqu’ici inconnue ;

personne ne saurait jamais
si cela pouvait être prouvé mathématiquement

par des lignes démontrées,
comme un angle de lumière

reflété par une mèche de cheveux de femme,
reflété à nouveau ou réfracté

un certain autre angle —
ou peut-être était-il question de vibration

qui égalait ou surprenait une vibration
liée ou exactement contraire

et créait une sorte de vide,
ou plutôt un point dans le temps —

il l’appela tache ou défaut dans une gemme
sur la couronne qu’il avait vue

(ou avait cru voir) comme dans un miroir ;
personne ne saurait exactement

comment c’était arrivé,
certainement pas Kaspar.

***

And no one will ever know
whether the picture he saw clearly

as in a mirror was pre-determined
by his discipline and study

of old lore and by his innate capacity
for transcribing and translating

the difficult secret symbols,
no one will ever know how it happened

that in a second or a second and half a second,
he saw further, saw deeper, apprehended more

than anyone before or after him;
no one will ever know

whether it was a sort of spiritual optical-illusion,
or whether he looked down the deep deep-well

of the so-far unknown
depth of pre-history;

no one would ever know
if it oould be proved mathematically

by demonstrated lines,
as an angle of light

reflected from a strand of a woman’s hair,
reflected again or refracted

a certain other angle—
or perhaps it was a matter of vibration

that matched or caught an allied
or exactly opposite vibration

and created a sort of vacuum,
or rather a point in time—

he called it a fleck or flaw in a gem
of the crown that he saw

(or thought he saw) as in a mirror;
no one would know exactly

how it happened,
least of all Kaspar.

(Hilda Doolittle)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le « devoir » de chercher le Dieu (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2016



Le « devoir » de chercher le Dieu.
Pas dans les traditions verbales.
Pas dans les combinaisons et intuitions métaphysiques.
Mais sentir qu’une relation plus cachée que le moi-même
– qui coule comme l’eau entre les doigts fuit sans cesse et demeure
comme l’eau dans la main qui se ferme sous la mer.

(Paul Valéry)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les traditions (André Frédérique)

Posted by arbrealettres sur 18 janvier 2016


 

Las! comme elle était déverrouillée
La voici tantost verrouillée.
Une main va, c’est une clef
Un tour se fait, c’est un baiser.

Ainsi va t’il de nos amours
Tantost la nuict, tantost le jour.

(André Frédérique)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :