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Posts Tagged ‘train’

ENCORE UN ETE (Guy Béart)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



Edward Hopper 73.2

ENCORE UN ETE

Encore un été trop court
Et septembre s’achève
Le ciel au loin est plus lourd
Un nuage s’élève

Si le soleil brille encor
Le vent déjà est plus fort
Tous les voiliers sont au port
Le drapeau est au rouge

Encore un été trop court
Les étés sont de sable
De sable mouillé qui court
Sous la vague inlassable

Je marche dans le désert
De la plage noire hier
Où ne vient plus que la mer
Qui m’emporte et me roule

Encore un été trop court
Dans les gares petites
Les trains portent nos amours
Aux mouchoirs qui s’agitent

Tous les adieux je les crains
Je ne veux pas de chagrin
Tu as préféré le train
Et moi j’ai pris la route

Encore un été trop court

(Guy Béart)

Illustration: Edward Hopper

 

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Chaque nuit à la même heure (Azadée Nichapour)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



Chaque nuit à la même heure
un train traverse mon sommeil
Un jeune homme me tend une fleur
j’ai six ans au bras de ma mère
dans le train qui nous mène
à la mer Caspienne
Souvenir d’un instant
pour le voyage d’une vie

(Azadée Nichapour)

Découvert chez Lara ici

Illustration

 

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Si (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 19 avril 2018



Si je me jetais
sous les roues d’un train
j’aurais vraiment pitié de vous

(Abdellatif Laâbi)

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IMAGERIES (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration
    
IMAGERIES

La vie qui mêle sans art
Carrossiers et palmipèdes
Dans une grande chaleur
Où sous un froid éternel,

L’éléphant, la crapaudine,
Le bolet nécromancien,
Et ce phagocère olympien
Qu’on appelait Léopoldine,

Qui fait dérailler les trains
Puis le vol de la Grande Ourse,
Dans le ciel inaltérable
Écartelé de soleil,

La vie ne m’a rien donné
Qu’une tendresse insoluble,
Fêlée d’une cornemuse
Au bord peureux des forêts.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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VOYAGES (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration: Vassily Kandinsky
    
VOYAGES
A Charles Bory.

Locomotives coquecigrues,
Vois les trains tonnant d’allégresse
Où les marchands de boeufs, les grues,
Se carrent, larges, à deux fesses;

Nous retrouverons la campagne
Et ses tétines de pain bis
A l’heure aromatique et douce
Où l’on pêche les écrevisses,

Les chemins des vieilles années
Dans les vergers de Vaucouleurs
Titubant, ruisselant d’abeilles
Eclatés de pommiers en fleurs.

Demoiselles du temps passé
Au visage usé de tristesse,
Le soleil de la vie s’abaisse,
L’herbe pousse entre les pavés…

Un grand coq noir ouvre ses ailes,
L’église chante, pleure au loin
Dans l’aube laiteuse et fidèle,
Dans le grand soir immaculé.

Les dieux de bois sur les étés
Sonnants, ouvrent des ailes mortes;
Dans les greniers lourds d’arentelles,
Les astres se sont endormis.

C’est là que mon enfance songe.
A l’écart des peines, des gens,
Sage, accoudée sur les bois sombres,
Sur le vide immense des champs.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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Pourquoi suis-je moi et pas toi, Pourquoi Dieu, le diable et son train? (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2018



Pourquoi les rats, pourquoi les mouches,
Pourquoi le pain, pourquoi le sel,
Pourquoi ces orages farouches,
Pourquoi le pré, pourquoi le ciel?

Pourquoi la vie, pourquoi la mort,
Pourquoi le bien, pourquoi le mal,
Pourquoi cet enfant qui crie fort,
Ce vieux aux mains originales?

Pourquoi hier, pourquoi demain,
Pourquoi les gueux, pourquoi les rois,
Pourquoi suis-je moi et pas toi,
Pourquoi Dieu, le diable et son train?

Oh! je pourrais continuer…
On le fait depuis tant de siècles!
Cependant, il pousse, le blé;
Il s’acharne à parler, le bègue

(Maurice Carême)

Illustration: Erich Heckel

 

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A FORCE D’AIMER (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2018



 

A FORCE D’AIMER

A force d’aimer
Les fleurs, les arbres, les oiseaux,
A force d’aimer
Les sources, les vals, les coteaux,
A force d’aimer
Les trains, les avions, les bateaux,
A force d’aimer
Les enfants, leurs dés, leurs cerceaux,
A force d’aimer
Les filles penchées aux rideaux,
A force d’aimer
Les hommes, leur rage de ciel,
A force d’aimer
Il devint, un jour, éternel

(Maurice Carême)

Illustration: Ráed Al-Rawi

 

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C’est tout près des rails que j’habite (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2018



C’est tout près des rails que j’habite,
près du va-et-vient permanent
des vitres de ces trains en fuite
dans le vent nocturne ondoyant.
Dans la nuit éternellement,
Foncent les jours qui se font suite.
Dans chacun des compartiments
c’est moi qui m’accoude et médite.

(Attila Jozsef)

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Au point du jour (Hédi Kaddour)

Posted by arbrealettres sur 23 mars 2018



au point du jour

il y aurait eu
pour refaire le temps
à force de gestes et de voyelles
des sables violents
comme une catastrophe au point du jour
mais le monde est aussi
ce visage un peu fatigué
qui dodeline dans un train de banlieue
fixe un de ses regards
pour choisir à travers la vitre
une exacte fenêtre allumée

(Hédi Kaddour)

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Dis-moi, la rose est-elle nue (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 17 mars 2018



Dis-moi, la rose est-elle nue
ou n’a-t-elle que cette robe ?

Pourquoi les arbres cachent-ils
l’éclat somptueux de leurs racines ?

Qui tend une oreille aux remords
de l’automobile, cette criminelle ?

Est-il plus triste chose au monde
qu’un train arrêté sous la pluie ?

(Pablo Neruda)

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