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Notre seul point fixe (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2017



Notre seul point fixe
invariant dans l’univers :
Le Témoin en nous.

Anonyme. Autotranscendant.

A un autre niveau que celui de l’horizon
de nos sens.

Métaphoriquement cardiaque,
mais insituable et pourtant
silencieusement perceptible.

Le seul point d’appui de la conscience de soi
est au centre d’elle-même :
là où elle est infiniment soi.

*

Seule porte ouverte pour sortir de soi :
le silence.

Seule porte ouverte pour sortir de la littérature :
la transpoésie.

Sortir de la poésie, certes, mais sortir dedans.

De qui le silence est-il le maître à vivre
plutôt qu’à penser?

S’il est orienté vers le dieu caché
du silence,
le vol du phénix est toujours infaillible.

(Michel Camus)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

 

 

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Transpoésie (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 30 novembre 2016



S’ouvrir et attendre que s’écrive,
non pas un poème,
mais ce qui traverse et dépasse
l’homme troué
qui n’est pas quelqu’un,
mais une goutte de lumière,
un grain de silence,
un noyau fermé sur soi
de transpoésie inconnue:
quelque chose d’infiniment ouvert
seulement vers l’intérieur,
quelque chose d’abyssal à quoi
quelque chose à sa lumineuse ignorance
il se sent véritablement relié.

On ne naît pas troué
on le devient à l’instant même
où l’on meurt à soi-même

Fulgurance de l’Ouvert.
Joie de la fulgurance.
Jubilation des sangs.

Chemin sans chemin
où l’Eveil est sans fin…

Révélation de la Toute-Présence
de la transcendance immanente
à laquelle on est relativement
jamais absolument
présent.

(Michel Camus)

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