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Poésie

Posts Tagged ‘transposer’

Un poète est un enfant qui ne meurt pas (François Mauriac)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2019



Au départ de tout destin poétique,
il y a le songe.
Je doute si aucun enfant a transposé la vie
plus que je ne l’ai fait.
C’est d’ailleurs commun à cet âge.

Mais ai-je jamais interrompu cette transposition?
Un poète est un enfant qui ne meurt pas,
un enfant qui survit,
privé des anges tutélaires de l’enfance,
un enfant sans garde-fou,
en proie à toutes les passions d’un coeur d’homme,
d’une chair d’homme,
à toute l’obscure frénésie du sang.

(François Mauriac)

Illustration: Mélusine Thiry

 

 

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FERMOIR (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019


 


 

Ettore Aldo Del Vigo 71

FERMOIR

Tableau transformable
au mobile écran
le prisme des fables
sert les quatre sens ;
l’espace qui bouge
en ta profondeur
filiforme touche
l’esprit créateur
violet et rouge
métamorphoseur,
tout se multiplie
silhouette, l’art,
son et poésie,
le ciel qu’on déplie,
retour et départ :
à chacun son rêve,
oeuvre, liberté
de tout transposer ;
la vie est trop brève,
il faut l’inventer.

(Georges Libbrecht)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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L’air la prend par la taille (Michel Deguy)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2018



Illustration: Pierre Corratgé
    
L’air la prend par la taille
Le reste amoureux lui souffle les joues
Un tourneur peu visible achève ses bras
L’entour règle sa ronde sur ses hanches

Elle transpose la douceur dont les murs sont capables
Les choses s’arrangent comme ses femmes de chambre
Elle resserre la douceur dont sont capables les couleurs

Sa taille est l’horizon ses jambes les chemins ses bras le ciel
Sa taille la lisière ses bras la perspective
Le vide lui fait des ailes
Les couleurs ses habits préparés sur les chaises son corset attentif

Le monde est son danseur

(Michel Deguy)

 

Recueil: Donnant Donnant
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’insoutenable légèreté de l’être (Milan Kundera)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2017



L’insoutenable légèreté de l’être

L’être humain, guidé par le sens de la beauté
transpose l’évènement fortuit
(une musique de Beethoven, une mort dans une gare)
pour en faire un motif
qui va ensuite s’inscrire
dans la partition de la vie.

(Milan Kundera)

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La lumière (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2017



– La lumière
Nous transpose

Le chant
Des étoiles filantes.

(Guillevic)


Illustration

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Par-dessus les murs (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 6 octobre 2016



mandala-800x600

Par-dessus les murs, le ciel
et le jardin tant de fois revu en rêve,
le poirier n’abrite plus personne
et l’échelle a été enlevée il y a longtemps.
Comme un mandala vide, la pelouse,
s’y tenir au centre c’est tomber dans un puits
qui traverse le temps.
Transposer cette chute en distance franchissable,
c’est restituer la présence absente,
renaître au sourire mortel de l’amour,
d’en bas je vois le cercle pâle du jour.

(Heather Dohollau)

 

 

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Restituer la présence absente (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2016


wheeloflife3

Par-dessus les murs, le ciel
et le jardin tant de fois revu en rêve
le poirier n’abrite plus personne
et l’échelle a été enlevée il y a longtemps
Comme un mandala vide, la pelouse
s’y tenir au centre c’est tomber dans un puits
qui traverse le temps
Transposer cette chute en distance infranchissable
c’est restituer la présence absente
renaître au sourire mortel de l’amour
d’en bas je vois le cercle pâle du jour

(Heather Dohollau)

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La flûte (Hermann Hesse)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2016



Maison, la nuit, dans les branchages;
Fenêtre où luit un doux reflet.
Invisible au fond des ombrages,
Là-bas un flûtiste jouait

Une très vieille mélodie
Dont l’air dans la nuit parvenu
À chacun disait sa patrie
Et tous les chemins parcourus.

C’était le sens secret du monde
Dans ce souffle se transposant;
Il fallait que le cœur se fonde;
Le temps entier était présent.

**************

Flötenspiel

Ein Haus bei Nacht durch Strauch und Baum
Ein Fenster leise schimmern ließ,
Und dort im unsichtbaren Raum
Ein Flötenspieler stand und blies.

Es war ein Lied so altbekannt
Es floß so gütig in die Nacht,
Als wäre Heimat jedes Land,
Als wäre jeder Weg vollbracht.

Es war der Welt geheimer Sinn
In seinem Atem offenbart
Und willig gab das Herz sich hin
Und alle Zeit ward Gegenwart.

(Hermann Hesse)


Illustration

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FERMOIR (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2015



FERMOIR

Tableau transformable
au mobile écran
le prisme des fables
sert les quatre sens ;
l’espace qui bouge
en ta profondeur
filiforme touche
l’esprit créateur
violet et rouge
métamorphoseur,
tout se multiplie
silhouette, l’art,
son et poésie,
le ciel qu’on déplie,
retour et départ :
à chacun son rêve,
oeuvre, liberté
de tout transposer ;
la vie est trop brève,
il faut l’inventer.

(Géo Libbrecht)

Illustration

 

 

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