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Poésie

Posts Tagged ‘treille’

LA VIGNE (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021




LA VIGNE

Je n’aurai point regret des roses
qu’avril léger vit se flétrir.
J’aime voir le raisin sur la treille
mûrissant à l’abri du vent,
parure du val verdoyant,
délice de l’automne d’or,
avec ses grains lumineux, effilés
comme des doigts de jeune fille.

(Alexandre Pouchkine)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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Je la désire dans cette ombreuse lumière (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2021




    
Je la désire dans cette ombreuse lumière
qui tombe avec midi sur la dormante treille,
quand la poule a pondu son oeuf dans la poussière
Par-dessus les liens où la lessive sèche,
je la verrai surgir, et sa figure claire.
Elle dira : je sens des pavots dans mes yeux.
Et sa chambre sera prête pour son sommeil,
et elle y entrera comme fait une abeille
dans la cellule nue que blanchit la chaleur.

(Francis Jammes)

 

Recueil: Clairières dans le Ciel
Traduction:
Editions: Gallimard

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Un étalage (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2020




Illustration: ArbreaPhotos
    
Un étalage
d’abord peu achalandé
la treille de vigne

(Anonyme)

 

Recueil: Friches
Traduction: René Sieffert
Editions: Verdier poche

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Aux bords du fleuve lydien (Bernard Manciet)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2020



mais aux bords du fleuve lydien
au dieu tu nais tout boucles et mûres
et crawlant aux voûtes de cristal
tu sors des dieux tel d’entre les ombres

par chaque veine gambade alerte
le dieu Bromios et pampres t’enflamme
toi tu t’épands treille de corymbes
que mainte grive d’absence crible

(Bernard Manciet)

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Toi qui as peur (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2018



Illustration: Annie Predal
    
Toi qui as peur

Ma faible ma si faible
toi qui as peur de ta faiblesse
ma vigne folle au vent tremblant
c’est moi la treille sous tes mains

mon lierre noir toi qui t’écroules
je suis le mur dessous ta peau
mon eau sans forme qui s’enfuit
c’est moi le verre et ton barrage

ne tremble plus je suis l’appui
nuit après jour de tes naufrages
la couverture où l’on t’enroule
ma frissonnante ton radeau

ma naufragée je suis la mer
je te conduis je t’engloutis
je suis la paix sous tes paupières
où tous nos pas ont abouti.

(Jean Pérol)

 

Recueil: Poésie I (1953-1978)
Traduction:
Editions: De la Différence

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Où vont les soleils (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2018



Illustration: Joseph Galante
    
Où vont les soleils
sous les cieux coupés
par les branches basses

l’enfant sous la treille
l’avenir loupé
l’amour qui tabasse

enfant qui s’efface
sous les couperoses
le pas chaloupé

où c’est les qui-sait
où c’est les jamais
où c’est les temps roses

où c’est ?

Où c’est

(Jean Pérol)

 

Recueil: À part et passager
Traduction:
Editions: De la Différence

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Souvenir (Jean Biès)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2018



 

Souvenir

Une treille, un banc, le cyprès,
le passé aux mains de poussière,
un sourire qui descend…

Mémoire traversière.

Par un chemin absent,
je suis cet enfant qui me court après.

(Jean Biès)

 

 

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Mon enfance (Paul Gilson)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2018



Eugène Carrière   f5a9a963

Mon enfance ô douceur de maman la merveille
alors que je n’avais pas d’ombre autour de moi
Chaque dimanche était Robinson sous la treille
et les oiseaux chantaient dans le gâteau des rois…

(Paul Gilson)

Illustration: Eugène Carrière

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CHRYSANTHEME (Charles Vildrac)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2018



chrysantheme

CHRYSANTHEME

Sous les amandiers, au pied noir des treilles,
Au coeur des corbeilles,
Au sein des massifs, au long des allées,
Sont tombées fanées,
De toutes senteurs, de toutes couleurs,
Des fleurs et des fleurs.

Elles ont péri, les fleurs lascives,
D’amours excessives

Avec le soleil en rut sur leur coeur
Lubrifié d’odeurs.

Il en est tombé, il en est tombé
Sur la terre dure,
Pendant tout l’été,
Séchées de baisers, mûres de luxure ;
Acres chairs d’oeillets, sexes noirs d’iris,
Et même des lys,
Et surtout des lys.

Et de ce charnier par l’eau fécondé,
Et de ce charnier,
A peine frôlé par des rayons blêmes,
Marqué d’anathème,
Voici naître le pathétique chrysanthème

(Charles Vildrac)

Illustration

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Les balcons sont déserts (Claude Michel Cluny)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2018



 

Ana Cruz _exile to a silent dance

Les balcons sont déserts. Il y a de grandes fenêtres
ouvertes sur la mer et l’on a pris soin de suspendre les
treilles de la nuit sur la ville sommeillante.
Est-ce un bruit de pas ? et qui, ici, respire ? Que
croyez-vous entendre ? Le vent se moque de l’éclat des
couteaux et se rit du baiser des filles… Personne ne se
promène qu’un beau manteau d’argent gris, un manteau
de feuilles d’olivier aux reflets d’épée nue, qui se rit des
couteaux et des filles…
Qui croyez-vous entendre ? si ce n’est la nuit qui
tourne au clocher. Les balcons sont déserts ; ils mordent
les murs de lune de leurs durs barreaux noirs. Partout la
clé du vent passe, qui rit aux éclats ; et le viol continue…

(Claude Michel Cluny)

Illustration: Ana Cruz

 

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