Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘tresses’

Chanson pour le visage de la petite fille heureuse (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2019



La petite fille a posé sa tête
contre la poitrine velue du printemps.
Ses cheveux en sont parfumés;
ses doigts tressent la tige frêle de nos rêves.
Qui fait encore défaut à l’appel?
Ce jour est interdit.
Pour elle,
le sucre est liquide le long des branches
et le soleil rond comme une bille.

(Edmond Jabès)

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L’Origine de la Harpe (Thomas Moore)

Posted by arbrealettres sur 26 août 2018



Cette Harpe chérie, à te chanter fidèle,
Etait une Sirène, à la voix douce et belle.
On l’entendait au fond des eaux;
Aux approches du soir, glissant sur le rivage,
Elle venait chercher, couverte d’une nuage,
Son amant parmi les roseaux.

Hélas! elle aimait seule, et ses larmes brillantes
Baignèrent bien des nuits ses tresses ondoyantes,
Doux trésors à l’amour si chers.
Mais une flamme pure au Ciel est précieuse.
Il transforma soudain en Harpe harmonieuse
La plaintive vierge des mers.

En contours gracieux tout son corps se balance;
Sur sa joue on croit voir un rayon d’espérance,
Et son sein palpiter encor.
Ses cheveux dégagés du flot qui les inonde,
Recouvrent ses bras blancs qui ne fendront plus l’onde
Et deviennent des cordes d’or.

***

The Origin of the Harp

Tis believed that this Harp, which I wake now for thee
Was a Siren of old, who sung under the sea;
And who often, at eve, through the bright waters roved,
To meet, on the green shore, a youth whom she loved.

But she loved him in vain, for he left her to weep,
And in tears, all the night, her gold tresses to steep,
Till heaven look’d with pity on true-love so warm,
And changed to this soft Harp the sea-maiden’s form.

Still her bosom rose fair — still her cheeks smiled the same —
While her sea-beauties gracefully form’d the light
And her hair, as, let loose, o’er her white arm it fell,
Was changed to bright chords uttering melody’s spell.

Hence it came, that this soft Harp so long hath been known
To mingle love’s language with sorrow’s sad tone;
Till thou didst divide them, and teach the fond lay
To speak love when I’m near thee, and grief when away.

(Thomas Moore)

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Merceries (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2016






Merceries, ô néant des percales à chimères
des bobines de fil
dont dénudées
l’enfant fera pour son chariot des roues
des tresses et des galons
qui sur la robe de la morte
serviront
de chemins tortueux aux fourmis
aveugles à la beauté charnelle
sous le soleil de midi.

(Jean Follain)

Illustration: John Everett Millais

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Si seules (Kai Michiko)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2015



Si seules
ces hautes herbes –
j’en ai fait des tresses

(Kai Michiko)

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