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Poésie

Posts Tagged ‘trois’

Une coupe … (Santoka)

Posted by arbrealettres sur 24 août 2021



Illustration
    

une coupe, plus de différence entre l’est et l’ouest
deux coupes, plus de différence entre jadis et aujourd’hui
trois coupes, plus de différence entre moi et autrui

***

(Santoka)

 

Recueil: Santoka Zen Saké Haïku
Traduction: Cheng Wing fun & Hervé Collet
Editions: Moundarren

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LE JARDIN VERT (Nikiforos Vrettakos)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2021




    
LE JARDIN VERT

J’ai trois mondes. Une mer, un
ciel et un jardin vert : tes yeux.
Si je les traversais tous les trois, je vous dirais
jusqu’où s’étend chacun d’eux. La mer, je sais.
Le ciel, je devine. Pour mon jardin vert, ne me demandez pas.

(Nikiforos Vrettakos)

 

Recueil: Mon soleil
Traduction: Traduit du grec par Ioannis Dimitriadis
Editions: ainigma.net

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C’est auprès de la source (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2020



C’est auprès de la source
Que s’entendent le mieux
Les trois dimensions.

(Guillevic)

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Deux (Anna Kawala)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2018




    
Trois est plusieurs
Un est un
Deux est différent
D’un et de plusieurs

(Anna Kawala)

 

Recueil: De la rose et du renard, leurs couleurs et odeurs,
Traduction:
Editions: Centre international de poésie Marseille

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Trois miroirs pour ma mélancolie (Vera Feyder)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2018



Trois miroirs pour ma mélancolie
Le premier pour y perdre mes yeux
et ne plus les voir

Le second pour entendre
ce petit oiseau fou qui toujours
me fait signe

Et le troisième pour le briser
en autant de morceaux que ma vie
émiettée.

(Vera Feyder)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Francine Van Hove

 

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Brillent tes yeux (Cécile Guivarch)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018




    
brillent tes yeux tant que lumières
en sont tous fous de les voir
s’agrandir devant trois petits pois

(Cécile Guivarch)

 

Recueil: Te visite le monde
Traduction:
Editions: Les carnets du Dessert de Lune

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… Si je suis un (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2018


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… Si je suis un je ne suis pas
Quand je suis deux ma femme m’aime
Si je suis trois je connais tout
A partir de quatre le mur

(Jean Tortel)

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L’homme de trois ans (Carlos Larronde)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2018



L’homme de trois ans
M’a donné
Une leçon de poésie.
D’une clé de boîte à sardines,
Il a tiré:
Un violon,
Un marteau,
Le portrait de son grand-père,
L’hélice d’un aéroplane,
Des lunettes
Et une fleur.

(Carlos Larronde)

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La bougie (Katherine Mansfield)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2018



La bougie

Sur une petite table ronde, à côté de mon lit,
Ma Grand-mère posa une bougie.
Trois baisers elle me donna,
Les appelant trois rêves,
Et me borda comme j’aimais être bordée.
Puis elle quitta la chambre et referma la porte.
Je ne bougeai pas, attendant que mes trois rêves parlent,
Mais ils restèrent silencieux.
Soudain je me rappelai lui avoir rendu ses trois baisers.
Peut-être par mégarde lui avais-je donné mes rêves…
Je m’assis toute droite dans le lit.
La chambre s’agrandit, devint plus vaste qu’une église;
L’armoire à elle seule était plus haute qu’une maison
Et la cruche sur le lavabo m’adressa un sourire:
Un sourire peu amical.
Je regardai la chaise d’osier sur laquelle
Mes vêtements reposaient pliés.
Elle craqua comme si elle se tenait aux aguets.
Peut-être allait-elle s’animer, s’habiller de mes vêtements.
Mais le pire c’était la fenêtre:
Impossible d’imaginer ce qu’il y avait dehors.
Pas d’arbre en vue, de cela j’étais sûre,
Pas de plante familière ni d’allée de gravier rassurante.
Pourquoi baissait-on le store chaque nuit?
Il fallait que je sache.
Serrant les dents, je sortis du lit;
A travers une fente du store je jetai un coup d’oeil:
Il n’y avait rien à voir
Que des centaines de bougies clignotant dans le ciel
A la mémoire d’enfants apeurés.
Je me recouchai.
C’est alors que les trois rêves se mirent à chanter.

***

The candle

By my bed, on a little round table
The Grandmother placed a candle.
She gave me three kisses telling me they were three dreams
And tucked me in just where I loved being tucked.
Then she went out of the room and the door was shut.
I lay still, waiting for my three dreams to talk ;
But they were silent.
Suddenly I remembered giving her three kisses back.
Perhaps, by mistake, I had given my three little dreams.
I sat up in bed.
The room grew big, oh, bigger far than a church.
The wardrobe, quite by itself, as big as a house.
And the jug on the washstand smiled at me:
It was not a friendly smile.
I looked at the basket-chair where my clothes lay folded:
The chair gave a creak as though it were listening for something
Perhaps it was coming alive and going to dress in my clothes.
But the awful thing was the window :
I could not think what was outside.
No tree to be seen, I was sure,
No nice little plant or friendly pebbly path.
Why did she pull the blind down every night?
It was better to know.
I crunched my teeth and crept out of bed,
I peeped through a slit of the blind.
There was nothing at all to be seen.
But hundreds of friendly candles all over the sky
In remembrance of frightened children.
I went back to bed…
The three dreams started singing a little song.

(Katherine Mansfield)


Illustration: Christine Pultz

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Retouche à la trinité (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 29 novembre 2017



Illustration: Francine Van Hove
    
retouche à la trinité

solitaire aussi loin qu’il y songe et son roi
toujours deux couverts à sa table
celui de la mort et le sien
la rose auprès du chandelier
sagesse et sommelier
elle verse pour trois

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: De laine et soie
Editions: Gallimard

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