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Poésie

Posts Tagged ‘trotter’

Au pas, à pas, petit âne (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2019



 

Anon

Au pas, à pas, petit âne,
rumine et mâche de l’âme,
seul à seul tu trottes seul,
le maitre attend sur le seuil.

(Georges Libbrecht)

Illustration

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« Les jardins de notre enfance. » (Vincent La Soudière)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2018



 

Illustration: Joan Justis    
    
« Les jardins de notre enfance. »
Voilà une phrase qui me trotte en tête depuis plusieurs jours.
On la dirait sortie d’un rêve, et peut-être en est-il ainsi.
J’ai beaucoup fréquenté les jardins au cours de mon enfance,
souvent en compagnie de ma cousine, dans un sentiment de joie indescriptible.
J’aimerais bien mourir dans un jardin entouré d’arbres et de fleurs, de parfums de fleurs.
Cette prédilection pour les jardins ne me quittera jamais.
Seul a disparu l’âge que j’avais à côté de ma cousine
et les cyclamens que nous cueillions à l’orée du bois.
C’est ce bonheur-là qui m’a permis de ne pas mourir prématurément
ni de désespérer tout à fait de cette vie.

(Vincent La Soudière)

 

Recueil: Brisants
Traduction:
Editions: Arfuyen

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Trottant à travers champs (Bashô)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2018



    

Trottant à travers champs
Le cheval s’en retourne
Pour guide le coucou

***

no o yoko ni
uma hikimuke yo
hototogisu

(Bashô)

 

Recueil: Haïkus еt Notes de voyage sur le chemin étroit du nord profond
Traduction: Manda
Editions: Synchronique

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LA JUMENT FAMILIÈRE (Maurice Fombeure)

Posted by arbrealettres sur 10 avril 2018



Illustration: Véronique Favereau
    
LA JUMENT FAMILIÈRE
A Maurice Genevoix.

Une grande jument morte
Qui galope dans mes nuits.
Ce n’est pas un cauchemar
Mais un soupir de l’enfance.

Une grande jument blanche,
Grave, douce et débonnaire,
Dans un silence de tonnerre
Passe entre les haies en fleurs.

Mon grand-père tient les rênes,
Chapeau melon sur les yeux.
La fumée des cigarettes
Monte droit dans le soir bleu.

Buissons fleuris d’amertume…
La rivière parle bas;
Le village dort au son des enclumes,
Puis s’allume, feu par feu.

Mais voici, mangée de pluie,
Mangée de neige et de vent
La grande nuit intérieure
Où je me penche souvent,

Où la jument trotte l’amble…
Grande et douce jument morte
Qui fut de notre famille
Et qui finit humblement.

(Maurice Fombeure)

 

Recueil: A dos d’oiseau
Traduction:
Editions: Gallimard

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Que n’ai-je été (Thomas Stearns Eliot)

Posted by arbrealettres sur 19 mars 2018




    
Que n’ai-je été deux pinces ruineuses
Trottant au fond des mers silencieuses

***

I should have been a pair of ragged claws
Scuttling across the floors of silent seas

(Thomas Stearns Eliot)

 

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LE CITADIN AUX CHAMPS (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2017




    
LE CITADIN AUX CHAMPS

Abuser du temps qui passe
soustraire l’air d’une souris
piocher dans le beurre en motte
atteindre l’eau d’un coup de scie
piétiner l’or de la crotte
étreindre le blé sans épis
insulter mouche qui trotte
sermonner les pous des brebis
abuser du temps qui passe
voilà tout ce qu’à la campagne
fait le monsieur de Paris

(Raymond Queneau)

 

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L’Oiseau jaune et bleu (Tristan Klingsor)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2017



 

oiseau jaune et bleu

L’Oiseau jaune et bleu

Rien jamais ne trouble cet étang :
Un jour chasse l’autre
Et dans ce sommeil la vie se prolonge
Sans même apporter le peu qu’on attend,
Mais ton esprit trotte

De songe en songe.
Petite boule de plumage éclatant,
Bel oiseau jaune et bleu qui te balances
Au-dessus de l’eau morte

En te grisant de tendres et joyeuses notes,
Je t’écoute depuis longtemps,
Mais ta chanson n’a pas de sens.

(Tristan Klingsor)

Illustration

 

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Décembre (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017



Illustration: Jeffrey T. Larson
    
décembre

la pluie qui tombe sur décembre
assombrit forêts et visages
Une rude terre s’éveille
les doigts noueux
Sous un tablier de brume
Les ménagères ont le coeur triste
seules, dans leurs grandes cuisines
Pourtant sous les nuages bas
qui transhument vers les hauteurs noires
scintillent éclats d’un feu obscur
dans la troublante robe des forêts
Si notre âme errante se laissait
séduire par ces joues pourpres
où nous conduirait-elle
dans la forêt silencieuse
j’ai perdu mon savoir et mon nom
Un oiseau plaintif se pose sur une branche
je n’ai plus de passé
Entre les grands arbres et les buissons
je sens monter en moi
une grande tendresse
Les ruisseaux que je rencontre
m’accompagnent, grands lévriers
au souffle clair qui trottent parmi les herbes
Là-bas, la nuit rapide arrive sur les montagnes

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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LA FORMULE PEND DU CIEL (Jules Romains)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017



 

LA FORMULE PEND DU CIEL

La formule pend du ciel.
Elle glisse entre les astres.
Tu la heurtes par hasard
D’un battement de tes cils.

Elle ignore tout de l’âge
Où notre malheur est pris ;
Libre comme une souris
Qui trotte dans les cordages.

Elle échappe à tous les pièges.
La substance lui fait peur.
Un sourire voyageur
Se dispense de visage.

Peux-tu la saisir au vol ?
Peux-tu partir avec elle ?
Hélas ! Tu pèses bien lourd.
Le temps colle à tes semelles.

(Jules Romains)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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Ne crains rien, mon enfant (David Vogel)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2017



 

    

Ne crains rien, mon enfant

Ne crains rien, mon enfant,
Ce ne sont que deux souris
Trottant de la table à la chaise.
Elles sont bien plus menues que toi
Et ne pourront te dévorer.

Ne crains rien, mon enfant,
Ce n’est que l’index mouillé de la pluie
tambourinant sur la vitre.
Nous ne lui ouvrirons pas.

Cache-toi au plus profond de moi
Moi qui suis ta mère.
Nous étendrons la sombre nuit sur nos têtes
Et nul ne saura nous trouver.

(David Vogel)

 

Recueil: Anthologie de la poésie en hébreu moderne
Traduction: L. Schechtman
Editions: Gallimard

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