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Poésie

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Le poème ne comble pas (Gérard Bocholer)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2021



Illustration Arbreaphotos
    
Le poème ne comble pas.
Il crée un espace
où le mystère pourra trouver sa demeure,
se laisser voir et adorer

(Gérard Bocholer)

 

Recueil: Le poème Exercice spirituel
Traduction:
Editions: Ad Solem

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Comment donnerais-je un nom (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2021



Comment donnerais-je un nom à ce que je cherche?
On ne cherche que ce qui n’a pas de nom.
Et si je le trouve, je n’aurai plus qu’un nom.

(Roger Munier)


Illustration: Fanny Verne

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La Femme Peuplier (Jeanne Benameur)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2021



Illustration: Rémi Polack
    
La Femme Peuplier

Celle qui porte la joie
dans chaque frisson sur sa peau on l’appelle
La Femme Peuplier

Elle va
nue et souriante
les bras grands ouverts

Du Peuplier
elle a le frémissement à chaque souffle qui passe
Elle n’appelle rien mais tout va vers elle
Joyeuse elle s’offre à la caresse qui vient Sans retenue

Celui qui a la chance de la voir quand elle va ainsi nue et offerte
peut trouver la joie tout entière
dans chaque boucle de ses cheveux

Elle n’apparaît dans aucun rêve

Il faut
pour la voir
être celui qui chemine et que la chance aide

Certains passent à côté d’elle
et ne la voient pas

Son offrande est si vaste qu’elle est silencieuse

Ceux qui passent
la tête encombrée des bruits du monde
et du fracas des disputes vaines
n’ont aucune chance de poser la main sur son sein

Ils disent que la joie n’existe pas
que celui qui a été blessé un jour
garde sa blessure pour toujours.
Savent-ils que d’une caresse La
Femme Peuplier peut les rendre à
la joie du monde?

La Femme Peuplier s’est mise en route

Elle est cette femme qui marche dans les rues
et rien ne la distingue des autres femmes
Mais ceux qui l’approchent
sentent un souffle nouveau
les caresser
Ils repartent d’un pas plus léger
vers celles qui les attendent dans les maisons
celles qu’ils appellent leurs femmes
Ils sourient sans savoir pourquoi.

(Jeanne Benameur)

 

Recueil: De bronze et de souffle, nos coeurs
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Le coeur est une flamme (Omar Khayyam)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2021




    
Le coeur est une flamme dont l’éclat vient d’une belle !
Si on y trouve de quoi mourir, on y découvre aussi sa vie
Avec une lampe à huile ou un papillon de nuit
On devrait éclairer le coeur amoureux d’une belle !

(Omar Khayyam)

 

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TROIS CHOSES (William Butler Yeats)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2021




    
TROIS CHOSES

RENDS-MOI trois choses, cruelle mort,
Chantait l’os sur le rivage,
Un enfant eut ce qu’enfant cherche
De plaisir ou d’heureux sommeil
Sur l’abondance de ma poitrine
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent).

Trois choses pleines que femmes savent,
Chantait l’os sur le rivage,
Un homme, si je l’étreignais
Ainsi, quand mon corps était vie,
Y trouvait toute joie que donne la vie
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent).

Et la troisième de mes hantises,
Chantait l’os sur le rivage,
C’est ce matin où je vis
Face à face mon bien-aimé,
Et m’étirai ensuite, et bâillai, heureuse.
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent.

(William Butler Yeats)

 

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UNE POLLUTION DE MON AMOUR, – OUI. (Egon Schiele)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2021




    
UNE POLLUTION DE MON AMOUR, – OUI.

J’aimais tout.
La jeune fille vint, je trouvai son visage,
son inconscient, ses mains d’ouvrière ;
j’aimais tout en elle.
Je devais la représenter
parce qu’elle regarde ainsi et m’était si proche. —
……….
Maintenant, elle est partie. Maintenant, je rencontre son corps.

LE PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE A LA PÂLEUR MORTE

***

EINE POLLUTION MEINER LIEBE, -JA.

Alles liebte ich.
Das Mädchen kam, ich fand ihr Gesicht,
ihr Unbewußtes, ihre Arbeiterhände;
alles liebte ich an ihr.
Ich mußte sie darstellen,
weil sie so schaut und mir so nahe war. —
……….
Jetzt ist sie fort. Jetzt begegne ich ihrem Körper

DAS PORTRÄT DES STILLBLEICHEN MÄDCHENS

(Egon Schiele)

 

Recueil: Moi, éternel enfant
Traduction:Nathalie Miolon
Editions: Comp’act

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Mon coeur, oiseau du désert (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 1 juillet 2021



    

Mon coeur, oiseau du désert, a trouvé son ciel dans tes yeux.
Ils sont le berceau du matin, ils sont le royaume des étoiles.
Leur abîme engloutit mes chants.
Dans ce ciel immense et solitaire laisse-moi planer.
Laisse-moi fendre ses nuages et déployer mes ailes dans son soleil.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: Le jardinier d’amour La jeune Lune
Traduction: Mme Sturge Moore
Editions: Gallimard

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Le Soleil a rendez-vous avec la Lune (Charles Trenet)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2021



 

eclipse soleil

Le Soleil a rendez-vous avec la Lune

1. Sur le toit de l´hôtel où je vis avec toi
Quand j´attends ta venue mon amie
Que la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi
Tous les chats tous les chat tous les chats
Que dit-on sur les toits que répètent les voix
De ces chats de ces chats qui s´ennuient
Des chansons que je sais que je traduis pour toi
Les voici les voici les voilà…

{Refrain:}
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n´est pas là et le soleil l´attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n´est pas là et le soleil l´attend
Papa dit qu´il a vu ça lui…

2. Des savants avertis par la pluie et le vent
Annonçaient un jour la fin du monde
Les journaux commentaient en termes émouvants
Les avis les aveux des savants
Bien des gens affolés demandaient aux agents
Si le monde était pris dans la ronde
C´est alors que docteurs savants et professeurs
Entonnèrent subito tous en chœur

{Refrain}

3. Philosophes écoutez cette phrase est pour vous
Le bonheur est un astre volage
Qui s´enfuit à l´appel de bien des rendez-vous
Il s´efface il se meurt devant nous
Quand on croit qu´il est loin il est là tout près de vous
Il voyage il voyage il voyage
Puis il part il revient il s´en va n´importe où
Cherchez-le il est un peu partout…

(Charles Trenet)

 

 

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UNE COUPE À LA MAIN (Tao Yuanming)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2021



Illustration: Shi Yi 
    
UNE COUPE À LA MAIN

Ma maison est tout près de la route,
et pourtant le grincement des chars
et le piaffement des chevaux
n’y pénètrent guère.
Comment est-ce possible ?
Si le coeur est ailleurs,
tout lieu est une retraite.
Je cueille des chrysanthèmes
à la haie de l’est,
je me laisse captiver
par le jeu des ombres
et des lumières.
Au crépuscule
sur la montagne du Sud,
les oiseaux, deux par deux,
aile contre aile,
reviennent vers leur nid…
Je sais que dans toutes ces choses
est le vrai sens de la vie,
mais où trouver les mots
pour le dire ?

(Tao Yuanming)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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l’Hêtre (Ronald Knox)

Posted by arbrealettres sur 22 mai 2021




    
Il était un jeune homme qui dit
« Dieu doit trouver insolite
de penser qu’un hêtre
doit continuer d’être
quand la cour est déserte. »

Réponse:
« Monsieur, votre étonnement m’étonne,
je suis toujours dans la cour.
Et c’est pourquoi le hêtre
continuera d’être
puisqu’il est observé par Votre bien dévoué,
Dieu.

***

There was a young man who said
« God Must find it exceedingly odd
To think that the tree
Should continue to be
When there’s no one about in the quad. »

Reply:
« Dear Sir: Your astonishment’s odd;
I am always about in the quad.
And that’s why the tree
Will continue to be
Since observed by, Yours faithfully,
God.”

(Ronald Knox)

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