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Poésie

Posts Tagged ‘turc’

UN MARIAGE (Norge)

Posted by arbrealettres sur 8 juillet 2019



UN MARIAGE

Un garçon comme ça se rencontre rarement :
bon comme le pain, vif comme la poudre,
fort comme un turc, doux comme un mouton.
Et une fille comme ça :
belle comme le jour, fraîche comme la rose,
pure comme l’or se rencontre rarement.

Eh bien, ils se rencontrèrent.
Ils ont une fille laide comme un pou
et une vie bête comme chou.

(Norge)

 

 

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Religions (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2018



Le premier Adam n’a jamais su,
D’où était venue notre mère Ève…
Alors, il n’y avait ni Turc, ni Hindou,
Ni sang de la mère, ni semence du père.

Alors, il n’y avait ni vache, ni boucher,
Qui donc alors a ordonné d’abattre « Au nom de Dieu »
Alors il n’y avait ni dynastie, ni caste,
Ce paradis et cet enfer, d’où sont-ils donc venus?

Le mystère de l’esprit, nul ne le comprend,
Et dans leur égarement, ils parlent de deux religions!

(Kabîr)

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LETTRE A UN AMI TURC (Charles Aznavour)

Posted by arbrealettres sur 2 octobre 2018



LETTRE A UN AMI TURC

Tu as une épine dans le pied
Mon frère
J’en ai une dans le cœur,
Pour toi
Comme pour moi
Elle rend les choses difficiles
Inconfortable

La rose a des épines
Si l’on n’y prend garde
Une goutte de sang peut perler au bout des doigts
Mais si l’on fait attention
Elle fait don de sa beauté,
Embellit et parfume nos jours
Allant même
Jusqu’à flatter notre palais
Par ses douceurs.

J’aime les roses
Leurs épines existent
Nous n’y pouvons rien
Mon frère….
Si tu décidais d’extraire
L’épine que j’ai au cœur
Celle que tu as dans le pied
Disparaîtrait d’elle même
Et nous serions toi et moi
Libérés
et frères …

(Charles Aznavour)

Découvert ici Poèmes arméniens

 

 

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L’IMAGE DIVINE (William Blake)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2017




L’IMAGE DIVINE

Merci, Pitié, Paix et Amour,
Chacun les prie dans sa détresse,
Et c’est à ces vertus exquises
Qu’il retourne sa gratitude.

Car Merci, Pitié, Paix, Amour,
C’est Dieu, notre père chéri,
Et Merci, Pitié, Paix, Amour,
C’est l’homme, son fils et souci.

Car Merci a un coeur humain
Et Pitié un visage humain,
Amour, divine forme humaine,
Et Paix a vêtement humain.

Et donc, sous tous les cieux, chaque homme,
Lorsque dans sa détresse il prie,
Prie la divine forme humaine —
Amour, Pitié, Paix et Merci.

Aimons donc tous la forme humaine,
Chez le païen, le Turc, le Juif.
Où vit Amour, Pitié, Merci,
Habite Dieu aussi.

***
THE DIVINE IMAGE

To Mercy, Pity, Peace and Love
All pray in their distress;
And to these virtues of delight
Return their thankfulness.

For Mercy, Pity, Peace and Love
Is God our father dear;
And Mercy, Pity, Peace and Love
Is Man, his child and care.

For Mercy has a human heart;
Pity, a human face;
And Love, the human form divine;
And Peace, the human dress.

Then every man of every clime
That prays in his distress,
Prays to the human form divine—
Love, Mercy, Pity, Peace.

And all must love the human form
In heathen, Turk or Jew.
Where Mercy, Love and Pity dwell,
There God is dwelling too.

(William Blake)

 

 

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L’enfant (Victor Hugo)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2016



Henri Rousseau_la_Guerre

L’enfant

Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l’île des vins, n’est plus qu’un sombre écueil,
Chio, qu’ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un choeur dansant de jeunes filles.

Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.

Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l’onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tète blonde,

Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n’ont pas subi l’affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?

Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d’avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d’Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu’un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?

Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l’oiseau merveilleux ?
– Ami, dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.

(Victor Hugo)

Illustration: Henri Rousseau

 

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