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Posts Tagged ‘Ulysse’

Heureux qui comme Ulysse reviens en sa maison (Charles Morgan)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2018



Heureux qui comme Ulysse
Reviens en sa maison
Après un long exil
Et retrouve sa place
Retrouve la paix de ses rivières et collines
Entend de nouveau le langage des siens
Et les petits mots de tendresse qui n’ont de sens
Que pour lui

(Charles Morgan)

 

 

 

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Frasques (Daniel Deleuze)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2018




    
Frasques,
séductions,
Commedia dell’Arte,
virevoltes et voltiges,
pied-de-nez,
oui-da-moiseau,
aspersions
suintements,
rires,
craintes d’être
à son tour
atteint :
Si Eros bande l’arc d’Ulysse
nous serons tous d’Amour
transpercés.

(Daniel Deleuze)

Recueil: Courtoises frimousses avec fleurs précédé de Troubadour de service
Traduction:
Editions: Tarabuste

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Autres sillages (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2018



Illustration
    
Autres sillages

I
Entre îles
et presqu’îles

sans élire
notre rive

Ulysses égarés
(en quel rêve ?)

gauchement
nous aurons
dérivé.

II
D’une telle lumière
la plus simple grâce
si haut s’exaltait
qu’elle se faisait mirage

quand sur la mer
de blanches ailes
semblaient celles
du désir même

à l’éternité
enlacé.

III
Dans l’oeil violet
des calanques

comme un futur
sans abîmes

les fonds marins
se lisaient

où s’aimantaient
nos regards.

IV
Flâneurs d’un olympe
de nous-mêmes surgi
nous devenions fils des dieux

cependant qu’à ras de ciel
un éden ourlé d’écume
étendait sa promesse.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Contre-Chants
Traduction:
Editions: Gallimard

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L’île d’Ulysse (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2017



Illustration: Firmin Girard
    

L’île d’Ulysse

L’île d’Ulysse était-elle mon île ?
La retrouvant, je ne la reconnus,
terre étrangère où je n’étais moi-même
qu’en reniant le voyage et le Temps.

Ne vivait là qu’une troupe d’aveugles.
Je connaissais ma propre cécité,
je ne voyais que d’anciennes lumières.

Oh ! repartir, retrouver l’onde et l’âme,
le flot changeant, les dangers qui nous sauvent
et cette étrave où la mer se déchire.

C’était hier. J’oubliais les écueils,
celui de vivre et celui de mourir,
maître d’exil et roi de mon errance.

J’entends au loin le chant vert des sirènes.
J’ai tant rêvé d’être bu par ces bouches,
jamais le sort n’aura si beau visage.

Contre l’appel de l’énigme, des liens !
Ce corps tendu, ce cri dans mes cavernes,
l’étouffement de l’être dans mon être.

Tu le savais : jamais plus l’aventure.
Que devenir sur cette terre morne ?
Nul monument ne voit tourner son ombre.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Editions: Albin Michel

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Vers les Sirènes (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2017



 

Vers les Sirènes

Vous craignez le désir, ô compagnons d’Ulysse !
Aveugles et muets, l’âme close au péril
De la voix qui ruisselle et du rire subtil,
Vous rêvez des foyers qui recueillent l’exil
Aux pieds lassés. Moi seul, ô compagnons d’Ulysse,
Moi seul ai dédaigné la fraude et l’artifice,
Moi seul ose l’amour et le divin péril.

Dénouant leurs cheveux fluides, les Sirènes,
Ceintes de la langueur et du regret des morts,
S’approchent, un reflet de perles sur leurs corps.
Elles chantent… Leur voix se mêle aux clairs accords
Des vagues et du vent… J’entrevois les Sirènes…
Elles chantent l’amour qui corrode les veines
Comme un venin, et fait pleurer les yeux des morts…

Ô lâches compagnons d’Ulysse ! Pour une heure
Je donne l’existence humaine ! Pour un chant
Vaguement répété par la mer au couchant,
Pour un visage à peine entrevu, se penchant
Sur le miroir brisé des ondes, — pour une heure,
J’accepte le silence où le néant demeure,
Le silence où périt la mémoire du chant…

(Renée Vivien)

Illustration: Victor Mottez

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Si J’avais les jours à compter (Valérie Rouzeau)

Posted by arbrealettres sur 31 décembre 2016



Si J’avais les jours à compter je marquerais soir après
soir mes petites croix de récompense
Je tiendrais des mois des saisons mon calendrier de
forçat mon agenda de Pénélope
Ca me ferait ni chaud ni froid juillet janvier en
solitaire je traverserais les années
Si grand d’amour était en vue ou à revenir quel beau jour
je l’appellerais mon cher Ulysse et puis je choisirais
la danse plutôt que la tapisserie
Je bouserais les mauvais génies en faisant jazzer mon seul coeur
Je mettrais le chagrin en boîte avec un jeu de mots facile
Je trangerais l’éternité pour en découdre avec les nuits
tchatchatchatcherais jusqu’au matin dans une autre
histoire aussi vrai si j’avais de quoi de l’espoir

(Valérie Rouzeau)

Illustration: Gilbert Garcin

 

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Ulysse (Louis Guillaume)

Posted by arbrealettres sur 26 janvier 2016



Ulysse

– Ulysse, Ulysse, arrête-toi,
Écoute la voix des sirènes
Plonge, va trouver notre reine,
Dans son palais, deviens le roi
Mais Ulysse préfère au toit
Des vagues celui des nuages,
Dans la direction d’Ithaque
Son regard reste fixé droit

Et les filles aux longs cheveux
Ont beau nager dans son sillage,
Il demeure sourd, il ne veut

Que la chanson, que le visage
Conservé au fond de ses yeux,
De Pénélope toujours sage.

(Louis Guillaume)

Illustration: Herbert James Draper

 

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